Anem Òc ! Per la lenga occitana !

À l’occasion de la manifestation du 24 octobre à Montpellier et de cette journée nationale pour les langues régionales, le Conseil départemental de la Haute-Garonne tient à réaffirmer tout son engagement en faveur de la défense et de la promotion de la langue et de la culture occitanes.

La langue d’oc a été reconnue "sérieusement en danger" par l’UNESCO en février 2009.
Le Conseil départemental de la Haute-Garonne œuvre pour la défense de notre patrimoine linguistique, notamment au travers de subventions accordées aux associations agissant dans le domaine de la sauvegarde et du développement de l’usage de l’occitan. Ainsi, l’association « Convergence Occitane », la Fédération départementale des Calandretas, l'Institut d'Études Occitanes..., sont soutenus dans la mise en œuvre de leurs actions par le Conseil départemental.

Aujourd’hui, le Département exprime à nouveau son attachement profond à la défense de la culture occitane et rappelle que la loi NOTRE du 7 août 2015  lui confère explicitement cette mission de défense et de promotion des langues régionales.
Fort de cette nouvelle habilitation, le président du Conseil départemental, Georges Méric, entend donner une impulsion nouvelle à cette politique.

"De nombreux Haut-Garonnais, qu'ils soient nouveaux arrivants ou attachés à leurs racines, expriment le désir de découvrir et mieux connaître la modernité de la pensée et du vivre occitans. C'est pourquoi, le Conseil départemental s’engage à accompagner la Fédération des Calandretas dans la création d’un collège occitan en Haute-Garonne et à mettre en place un programme de soutien à la langue, à la culture et aux arts vivants occitans" a précisé Georges Méric.
"Aux côtés de Jean-Luc Raysseguier, conseiller départemental, élu référent pour l'occitan, un chargé de mission va être recruté par le Département à compter de février 2016. Je rappelle enfin que le Gouvernement va déposer un projet de loi constitutionnelle permettant à la France de ratifier la charte européenne des langues régionales. Cette ratification permettra de reconnaître officiellement les langues régionales et de leur octroyer ainsi un statut protecteur" a conclu Georges Méric.