Lecture publique : les grandes tendances de la consultation Dialogue citoyen

Plus d’un millier de personnes a répondu à l’enquête lancée par la Médiathèque départementale sur la lecture publique, entre le 1er mai et le 30 août 2016. Pour préfigurer le futur schéma départemental 2017-2020, voici quelques grandes tendances de la première consultation citoyenne autour de cette thématique.

Signe de l’intérêt que portent les Haut-Garonnais à la lecture publique et aux bibliothèques-médiathèques de proximité, plus d’un millier de personnes a répondu au questionnaire disponible entre le premier mai et le 30 août 2016. 75 % de ces participants sont sensibilisés à cette question, puisqu'ils fréquentent déjà les bibliothèques-médiathèques.  

La Haute-Garonne bénéficie d’un bon taux d’équipement : 85 % des Haut-Garonnais disposent d’une telle structure dans leur commune. Quelques « zones blanches » subsistent néanmoins à Castanet, Castelginest, Castelnau-d’Estretefonds, Montréjeau, Luchon...

La bibliothèque-médiathèque, un lieu privilégié 

A la question « Pourquoi lisez-vous ? », deux réponses dominent : 58 % pour réfléchir sur le monde, 65 % pour s’informer. Dans une moindre mesure, ouvrir un livre est une activité destinée à « prendre du temps pour soi, se reposer, s’évader, rêver ou se divertir »…  Autant de preuves que la lecture est un acte de liberté par excellence !

Avec 55 % des suffrages, la bibliothèque-médiathèque de sa commune est le lieu privilégié pour s'adonner à la lecture. Suivent la librairie (38 %) et, dans une bien moindre mesure, Internet (22 %) et les bibliothèques hors-commune (20 %), ce qui constitue un enseignement important de cette consultation.

Deux raisons sont invoquées comme les principaux freins à la fréquentation : le manque de temps et l’amplitude insuffisante des horaires d’ouverture (le soir, le samedi notamment). On citera également le manque relatif de nouveautés ou encore le fait que certaines personnes préfèrent posséder leurs propres livres.

Le livre mais pas seulement...

En dehors  des livres, l'accès à des CD et des DVD est capital pour 62 % des personnes, ainsi que l’animation culturelle (56 %) sous forme de petits spectacles, de résidences d’auteurs ou d’ateliers de langues... A ces services déjà solidement ancrés dans la vie des bibliothèques du département, suivent une préférence pour une culture numérique (accès Wi-Fi, livres numériques, liseuses)… tout en renforçant la vocation de « café citoyen » de ces lieux de vie, via des débats ou des projections (respectivement 52 et 51 % des réponses).

Le jeu n’intéresse en revanche que 31 % des personnes, la crainte du bruit généré pouvant constituer une limite à cette activité. De même, des services moins culturels, comme la création d'espaces de co-working ou de « grainothèque » séduisent moins (29 %), alors que ces activités sont aujourd’hui bien développées dans les pays scandinaves ou en Amérique du Nord.

Les bibliothécaires plébiscités

L’attractivité d’une bibliothèque passe d’abord, par son amplitude horaire d’ouverture (38 %) ainsi que par la gratuité de son offre (34 %). L’opportunité d’augmenter les surfaces existantes (31 %), de diversifier les services (prêt d’instruments, conférences...) ou de renforcer les animations (29 et 28 %) dessine autant de pistes à exploiter… Loin derrière, et c'est un enseignement de cette enquête, le prêt de liseuses et de tablettes, ferme la marche (11 %).

Enfin, après la facilité du prêt (68 %) et la richesse des collections (66 %), c’est la qualité d’un accueil humain et personnalisé qui donne le plus envie d’entrer dans une bibliothèque (66 %). Certains ont même tenu à citer nommément « leurs » bibliothécaires (à Pompertuzat, à Lagardelle, à Villeneuve !). Le confort, la luminosité naturelle (57 %) et la facilité d’accès (64 %) apparaissent également comme des facteurs presque aussi importants.

La qualité de l’accueil et la richesse du fonds ne font pas tout : les participants sont trois fois plus nombreux à préférer un lieu calme, un « havre de paix » à un espace vivant « où l’on parle à haute voix » : 58 % contre 19 %.

Médiathèque départementale