Peintures et dessins de Michel Goedgebuer aux Olivétains La couleur, la seule couleur !
Les toiles de Michel Goedgebuer, exposées aux Olivétains à Saint-Bertrand-de-Comminges, ajoutent de la lumière au printemps…
Né en Hollande en 1925, Michel Goedgebuer s’est formé à La Grande Chaumière à Paris, puis à l’école des Beaux-Arts de Toulouse où il enseigna ensuite lui-même le dessin pendant 35 ans. Le soleil et la lumière du Midi n’ont cessé, depuis, d’inspirer et de nourrir son œuvre. Ainsi que l’a écrit Marie Hennequin, « sa peinture éclate en couleurs, en appétit de vivre. Ses toiles sont si gaies, si foisonnantes, les touches qui les composent sont associées avec tant de goût, que les contempler allume des lueurs de plaisir dans les prunelles les plus sombres ». L’artiste lui-même explique ainsi ce que ressent toute personne en arrêt devant ses tableaux : « je construis ma peinture par la couleur, la seule couleur ; c’est le rythme, la danse, le mouvement que j’insuffle aux tons et aux tâches de cette couleur qui animent mes toiles ».
Le plaisir charnel de créer
Voici donc pour la première impression. Mais il y a, derrière celle-ci, un voyage autrement plus lointain, ainsi dépeint par Jean-Philippe D’Ambra : « lorsque l’on découvre ou que l’on redécouvre sa peinture, on ne perçoit pas une œuvre mais un homme. Goedgebuer s’inscrit, s’incruste, s’enfonce dans ses toiles avec une force, voire une violence, qui dépasse toute notion d’académisme ou de convention. Attention ! Restons vigilants ! Goedgebuer intrinsèquement (et il le prouve) maîtrise magnifiquement toutes les techniques graphiques : lithographie, gravure, dessin, eaux-fortes, lavis, aquarelle, huiles, gouache, pastel, rien ne lui échappe. Mais il est avant tout peintre. Et ses dessins, ses gravures, ses esquisses restent des créations de peintre, au sein desquelles n’existe aucune fioriture ou effet d’ombre et de lumière, mais le seul plaisir charnel, sensuel, voluptueux de créer ».
C’est, avec ses mots à lui, ce qu’exprime Michel Goedgebuer : « Ma peinture ne se fabrique pas, elle s'exprime à travers moi, par devers moi, malgré moi ; c'est une intention, un désir, une sollicitation, mais c'est aussi une ouverture, un prétexte, une conquête. J'ai besoin, et c'est tout naturel, du regard des autres, de ma famille, de mes amis, de ceux qui me connaissent et de ceux qui vont me découvrir ». Comment résister à une pareille invitation ?... Les Olivétains Parvis de la Cathédrale 31510 Saint-Bertrand-de-Comminges Tél. 05 61 95 44 44olivetains@wanadoo.fr Du 16 avril au 25 juin
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