La ville haute, de Convenae à Saint-Bertrand L'enceinte de la ville haute Cette enceinte, bien préservée, a été entretenue et remaniée au cours des âges pour des raisons défensives d’abord, structurelles ensuite. Si, sur les côtés nord-est et sud-est, le parement romain a disparu sous des réfections plus récentes, on peut en voir l’état primitif sur le parc de stationnement. La cathédrale Sainte-Marie et le cloître L’édification de la cathédrale romane date de l’épiscopat de Bertrand de l’Isle (1083-1123). Le bâtiment se caractérisait par l’importance des remplois romains et par son plan, un vaisseau de 35 m sur 15,5 m. À partir d’environ 1150, la cathédrale romane subit quelques transformations. L’adjonction d’un clocher-donjon puissant et l’agrandissement du cloître en sont les plus remarquables. Au XIIIème siècle fut construit un cloître gothique et c’est entre 1307 et 1352, sous l’influence du pape Clément V, que le monument prit sa forme actuelle, avec sa nef rehaussée et ses chapelles rayonnantes.
Les stalles et l'orgue de la cathédrale Sainte-Marie Réalisées entre 1525 et 1535 à la demande de l’évêque Jean de Mauléon, les stalles de la cathédrale étaient destinées à isoler les chanoines du flux des pèlerins. Bien plus qu’à Auch, le choeur oscille entre l’humanisme de la Renaissance et l’esprit classique organisateur : ici l’art toulousain et le grand souffle italien se conjuguent. Le jubé, par où entraient toutes les processions, a été conçu comme un arc de triomphe introduisant le croyant au ciel. Sa porte franchie, on trouve à droite l’arbre de Jessé, véritable dentelle sculptée retraçant la généalogie du Christ ; lui faisant face, l’histoire de la Vierge nous est contée de l’Annonciation à son couronnement.
L’orgue d’angle, considéré comme la troisième merveille de Gascogne, compléta quelques années plus tard cet ensemble. Les panneaux de la montre évoquent les travaux d’Hercule. Dépouillées de ses tuyaux à la Révolution Française, remises partiellement en état au XIXème siècle, ces orgues ont fait l’objet d’importantes restaurations depuis 1970. La cité médiévale, ville haute Au Moyen Âge, la cité comportait trois espaces : l’enclos cathédral, la ville haute et le faubourg. Elle était protégée par un rempart percé de trois portes : Majou, entrée principale, où se trouvait notamment l’hôpital Saint-Jacques, Cabirole et l’Hyrisson. De ces portes partaient plusieurs autres rues : Bruenqua près de Majou ou Sabanos près de l’Hyrisson. La maison Bridault (le bureau de poste actuel), parmi d’autres maisons dignes d’intérêt, témoigne d’une reconstruction au XVème-XVIème après une crise. Enfin, le faubourg avait son enceinte, sa chapelle consacrée à Saint-Julien et son foirail.
Les terrasses nord de la cathédrale
Aujourd’hui jardin, ces terrasses laissent voir quelques vestiges de murs arasés, maigres restes de la résidence des évêques de Comminges, qui du XIème à la fin du XVIème siècle se maintint contre le flanc nord de la cathédrale.
Implantée sur un vaste terreplein d’époque romaine, la maison épiscopale de Bertrand de l’Isle ne laisse rien paraître de ses installations. Le mur de façade nord qui ferme l’ensemble canonial, assis sur une puissante maçonnerie romaine et deux étroites fenêtres romanes (conservées dans la salle d’art contemporain des Olivétains) en sont les seules traces apparentes. Ce palais dont on ne connaît ni le plan, ni l’élévation, a subi d’importantes transformations au cours des XIVème et XVème siècles mais s’est maintenu sur le côté nord de l’église jusqu’à la fin du XVIème siècle. C’est en 1594 que les ravages successifs des guerres de Religion eurent raison de la demeure des évêques. Le transfert en 1619 du palais épiscopal dans deux maisons situées de part et d’autre de la porte Cabirole scelle l’histoire de ces terrasses.
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