Dans un département comme la Haute-Garonne qui recense une grande
agglomération et 588 communes, le Conseil Général a la volonté de mettre en
place une culture de proximité. Alors que les textes législatifs ne l’y
contraignaient pas, il a donc saisi l’opportunité de la décentralisation pour
s’engager dans une politique culturelle qui, au fil des ans, en a fait un des
acteurs et des partenaires prioritaires des communes comme du monde associatif
pour promouvoir des actions culturelles très diverses.
Mettre en place une culture de proximité, c’est à la fois œuvrer sur la
diversité des disciplines et des lieux. Mais pour le Conseil Général cela ne
suffit pas. La proximité doit être synonyme d’accessibilité. La culture ne
doit pas être le privilège de quelques-uns un. Les critères d’argent,
d’appartenance sociale, d’âge ont toujours été des freins à la promotion
culturelle. Le Conseil Général fait en sorte d’y remédier.
A titre d’exemple, les concerts programmés dans le cadre du cycle « 31
notes d’été » se sont produits gratuitement dans plusieurs villes de la
Haute-Garonne. Par ailleurs, le Conseil Général co-produit périodiquement des
spectacles de théâtre ou fait venir de grandes formations classiques à des
prix très raisonnables. Il facilite aussi la production des artistes plus
particulièrement liés aux arts de la rue.
Bien évidemment il y a aussi le festival « Jazz sur son 31 », qui est
une création entièrement Conseil Général relayée par
l’ADDA 31. Chaque deuxième quinzaine d’octobre ce festival rayonne
vraiment dans tout le département. Les « monstres sacrés du jazz » côtoient
des formations qui méritent, elles aussi d’être connues.
Loin d’être un simple mécénat l’action culturelle du Conseil Général
tend à s’apparenter à un véritable service public départemental puisqu’il
dispose de services propres qui sont à la disposition des communes, des
écoles, des associations et des particuliers.
La Médiathèque départementale met près de 300 000 ouvrages
et plus de 20 000 disques et cassettes à la disposition de toutes les
bibliothèques municipales, les foyers ruraux, les centres culturels, grâce en
particulier aux fameux bibliobus qui sillonnent toute la Haute-Garonne.
Les Archives départementales sont, elles aussi, à la disposition de
tous. Par ailleurs, grâce à l’ADDA, le Conseil Général effectue des efforts
importants pour créer ou développer l’enseignement musical en Haute-Garonne.
Pour réussir une culture de proximité, il faut certes à la fois une
implantation locale, une attention aux personnes et une mise à disposition de
services spécialisés. A ces trois éléments, il convient aussi d’ajouter une
politique d’investissement. Nombreuses sont les communes en Haute-Garonne qui
ont bénéficiées de l’aide du Conseil Général pour construire une bibliothèque,
une médiathèque, pour rénover une salle de spectacle ou de cinéma. A Toulouse
même, après avoir financé la construction du Zénith, du Théâtre de la Cité, la
Cinémathèque, le Conseil Général a mis en place une deuxième charte culturelle
qui lui a déjà permis de la Médiathèque José Cabanis et de financer
actuellement les lourdes opérations que représentent la rénovation du Muséum
d’histoire naturelle ou les travaux de réaménagement du Théâtre Garonne. Le
Conseil Général intervient également sur l’entretien et la mise en valeur de
sites spécifiques tels que le Musée archéologique départemental de
Saint-Bertrand de Comminges et la rénovation du Château de La Réole.