PORTRAIT

Carla Neisen: la médaille d'argent fait le bonheur ! Publié le
Date de publication
3 août 2021

Carla Neisen
Carla Neisen aborde les Jeux avec détermination et sérénité. (Crédits : INIGO BROTHERS/France rugby)
Chapeau

Ils sont champions d’athlétisme, de handirugby, de BMX, de natation ou de rugby et sont ambassadeurs sportifs de Haute-Garonne. Retrouvez ces sportives et sportifs qui vont défendre également les couleurs de la Haute-Garonne aux Jeux olympiques de Tokyo du 23 juillet au 8 août. Cette semaine, rencontre avec Carla Neisen, licenciée au Blagnac Rugby et internationale à 7.   

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Il y a quelques jours, Carla Neisen et ses coéquipières de l’équipe de France de rugby à 7 s’envolaient pour Tokyo, ambitieuses et déterminées. Elles en sont revenues avec… l’argent olympique autour du cou ! Preuve qu’elles ont su se donner les moyens de leurs ambitions. Et même si la défaite en finale face aux irréductibles Néo-zélandaises (26-12), doubles championnes du monde en titre et vice-championnes olympiques à Rio en 2016, peut laisser un léger goût amer, elles n’ont pas à rougir de leur beau parcours durant ces Jeux. 

L’aventure avait démarré le 20 juin dernier, alors que le 7 féminin décrochait haut la main son billet pour les Jeux olympiques. « Une délivrance », confiait alors Carla Neisen, joueuse du Blagnac rugby féminin et des Bleues. « Nous avons travaillé dur pour ça et nous y sommes arrivées, malgré tout, malgré le Covid ! » Le travail paye, Carla en sait quelque chose. Elle qui foule les terrains de rugby depuis sa plus tendre enfance, pour encourager son père et son frère, a fini elle aussi par attraper le virus. « J’ai démarré un mercredi après-midi, à l’âge de 8 ans à l’école de rugby de Bugue (Dordogne), et n’ai jamais arrêté ! Je me souviens, ce jour-là, avoir pris beaucoup de plaisir à jouer, à être là sur le terrain avec les autres. »

« Travailler, encore et encore »

A l’époque, elle n’a d’autre choix que de jouer avec les garçons. C’est au collège, à l’UNSS, puis plus tard en club, avec la création d’une section cadette, qu’elle découvrira la pratique purement féminine. « Lorsque j’ai commencé les compétitions à échelon départemental et régionai, j’ai commencé à croiser des sélectionneurs qui m’ont fait font prendre conscience de mon potentiel. Mais il a fallu continuer à travailler, encore et encore. » Passée par le Pôle France, elle finit par décrocher une première sélection dans le XV de France à l’âge de 18 ans. « Cela a été un moment clé dans ma carrière, j’en garde un énorme souvenir ! », dit-elle. Petit à petit, la joueuse de Blagnac, s’est imposée sur les terrains internationaux, jusqu’à passer sous contrat fédéral avec les Bleues du 7 en 2016. 

Pas question pour autant de délaisser le XV. « Ce sont deux pratiques très distinctes, impossible de choisir », affirme celle qui est désormais rompue à l’aller-retour entre les deux disciplines. Titulaire d’un bachelor commerce marketing, la jeune femme a d’ailleurs choisi de mettre cette autre vie sur pause pour se consacrer entièrement au ballon ovale. C’est cette implication totale qui lui a permis d’aborder les Jeux avec autant de sérénité. « On est un groupe soudé, on est tout le temps ensemble donc on se connaît bien, expliquait-elle quelques jours avant la cérémonie d’ouverture. On a beaucoup progressé et on a les moyens aujourd’hui d’aller loin. L’essentiel sera de ne pas avoir de regrets ! » Mission accomplie.