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Merci, Président !

Date de publication
Publié le 1 décembre 2022
Temps de lecture : 4 min
Miniature
© Aurélien Ferreira
Légende

Démission de Georges Méric

Chapeau

Mardi 29 novembre, Georges Méric a annoncé à l’Assemblée départementale, réunie en session, qu’il mettait fin à son mandat de président du Conseil départemental de la Haute-Garonne et à son mandat de conseiller départemental du canton d’Escalquens, pour raisons personnelles et de santé. 

Corps v2

Georges Méric a confié au premier vice-président, Sébastien Vincini, la fonction de président du Conseil départemental par interim, jusqu’à l’élection d’un nouveau président par les 54 conseillers départementaux. Patrice Arseguel, son suppléant et maire d’Odars, remplacera Georges Méric comme conseiller départemental du canton d’Escalquens.

Discours du 29 novembre de Georges Méric

Depuis 2015, je me suis consacré exclusivement à la responsabilité qui m’a été confiée : la Présidence du Conseil départemental de la Haute-Garonne.

Le temps fait son œuvre. J’aurai 75 ans en décembre prochain. Le médecin que je reste sait écouter son corps. Il sait aussi entendre les conseils de sa famille et de ses proches après 55 ans d’une vie professionnelle intense de médecin de campagne et d’un engagement politique sans faille depuis 1967 au Parti socialiste, en tant qu’élu local depuis 1977, maire de Nailloux de 1983 à 2008, Conseiller départemental depuis 1988.

Je me suis attaché à apporter un fond conceptuel à mon action départementale face aux évolutions sociétales souvent superficielles et accablantes.

Je me retire alors que je n’ai aucune obligation de le faire. Aujourd’hui, j’aspire au repos, pour les miens, mais aussi pour poursuivre ma quête philosophique et mes lectures.

C’est avec la satisfaction intérieure d’avoir rempli ma tâche que je cesse ce jour mon engagement en tant qu’élu de mon canton d’Escalquens et Président du Conseil départemental.

Je demande à notre 1er Vice-président Sébastien Vincini d’assurer dès demain les affaires courantes et d’assumer la tâche de Président.

Le Conseil départemental est une belle institution, une machine puissante par ses équipes, sa proximité, ses partenariats, ses coopérations, puissante par sa capacité d’investissement et sa dynamique d’innovation.

Pendant plus de 7 années, la majorité départementale de la gauche unie que j’ai présidée a su innover et gagner de nombreux défis dans un climat de concorde, de solidarité et d’amitié. Nos belles victoires de 2015 et 2021 illustrent le contrat de confiance que nous avons su nouer et renouveler avec les Haut-Garonnais.e.s.

La sauvegarde du Département face au projet néolibéral de métropolisation a été une rude bataille. Avec détermination, nous l’avons gagnée.

À l’heure de ce bilan, nombreuses sont les réussites : mixité sociale dans les collèges, action sociale renforcée sur tous nos territoires, affirmation des valeurs de la République et défense de la laïcité, investissements aux communes et intercommunalités à travers les Contrats de territoire, engagements forts pour la transition écologique et la gestion de la ressource en eau, soutien aux associations, engagements pour les jeunesses, l’emploi local, l’égalité femmes-hommes, le travail de mémoire, la démocratie participative…

Depuis 2015, nous n’avons cessé d’unir nos forces pour réduire les fractures territoriales et répondre aux urgences sociales que les multiples crises d’hier et d’aujourd’hui ont aggravé. Au Département nous avons toujours mené une politique de gauche, progressiste, solidaire, émancipatrice, écologique et républicaine.

En quittant ce mandat départemental pour lequel j’ai beaucoup donné, je redeviens le militant que je n’ai jamais cessé d’être et je suis convaincu que le combat idéologique est devenu indispensable face à la pensée unique du « tout marché néolibéral ». Une rupture est nécessaire pour édifier ce que j’appelle une « société du lien » avec soi-même, avec autrui, avec la nature. Une société qui mette enfin l’homme au centre du projet pour faire société ensemble et non les uns contre les autres.

Construisons l’avenir des générations futures en portant en nous ces vers de Paul Eluard : « Les hommes sont faits pour s’entendre, pour se comprendre, pour s’aimer ».

Un médecin militant

Georges Méric a été le président (PS) du Conseil départemental de la Haute-Garonne d'avril 2015 à novembre 2022 (élu le 2 avril 2015 et le 1er juillet 2021). Pendant 25 ans, de 1983 à 2008, il a été maire PS de Nailloux, une petite commune de 3 500 habitants dans le Lauragais dont il est originaire. Puis de 1988 à 2022, il a été également conseiller général PS du canton de Nailloux.   

Fils d’André Méric, ancien résistant devenu secrétaire d'État aux Anciens combattants de François Mitterrand et petit-fils d’un militant socialiste sous Jean-Jaurès, Georges Méric, «élevé dans les valeurs de la Résistance et de la République», a adhéré dès l’âge de 20 ans à la SFIO.

Médecin de profession, il s'est consacré pendant 20 ans à ses concitoyens en tant que médecin de campagne à Nailloux. Parce que le vieillissement de la personne et la perte d’autonomie le touchaient, il s'est spécialisé en gériatrie et est devenu gestionnaire de maisons de retraite en Haute-Garonne. Il a également fondé la clinique de rééducation de Saint-Orens.

Cet homme de gauche, humaniste et grand défenseur de la libre pensée, a su trouver dans les pensées des grands philosophes les fondements des valeurs d’humanisme, d’universalisme et d’émancipation qui ont irrigué son action.