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Ernest Barbery : il recueille la parole des ados à l’Atelier de Pechbonnieu

Date de publication
Publié le 25 octobre 2022
Temps de lecture : 3 min
Miniature
Ernest Barbery, artiste soutenu via le dispositif d'aide à la création se produira à Pechbonnieu le 29 octobre
© Hélène Ressayres- CD31
Légende

Ernest Barbery, artiste soutenu via le dispositif d'aide à la création se produira à Pechbonnieu le 29 octobre

Chapeau

Natif de Toulouse, Ernest Barbery*, 41 ans, auteur, compositeur et interprète, s’est installé durant une semaine à l’Atelier de Pechbonnieu et proposera une restitution de son travail le samedi 29 octobre. Grâce au dispositif exceptionnel d’aide à la « résidence de création avec actions culturelles et diffusion sur un territoire » du Département, il est allé à la rencontre d’un public d’ados pour nourrir sa création WaZoWaZo**.

Corps v2

Ernest Barbery ne quitte plus son micro. Pas celui dans lequel il chante, non. Celui qu’il tend aux ados pour recueillir leur parole. Ici, à l’Atelier de Pechbonnieu, l’artiste alterne entre des phases de création, en solo, et des phases d’ « immersion » près du bar, bercé par les éclats de voix et le bruit du babyfoot. « Quand j’entends que ça commence à s’agiter, vers 16h, je sors du studio et je viens à leur rencontre », dit-il. Le chanteur, passé par le Conservatoire et l’école de jazz et musiques actuelles Music’Halle de Toulouse, et dont le premier concert « pro » remonte à 2001, au Bijou, affectionne ces temps de médiation. Pour nourrir son œuvre d’abord – « j’interroge les ados sur ce lieu, l’Atelier, pour savoir ce qu’il représente pour eux, puis je les fais parler sur leur vision de l’amour (la relation de couple, l’amour de la nature), thème très présent dans mes chansons », dit-il. Pour confronter son travail, aussi, à un regard avisé. « Je leur joue mes morceaux et je vois tout de suite si une chanson fonctionne ou non. C’est assez magique. Particulièrement avec eux, parce qu’ils sont cashs ! » 


Un spectacle (en cours de création, donc) que les paroles de collégiens viendront probablement influencer, à termes (« le temps de laisser décanter », dit-il). Même si certains échanges recueillis font déjà mouche. « Les ados parlent très vite et détournent beaucoup les mots, remarque Ernest Barbery. Je pense à ce jeune homme qui m’a dit qu’il avait un crush mais qu’il ne savait pas s’il était « approuvé » ! ». Parfois, aussi, c’est leur vision de l’amour et leur sagesse qui surprennent. À l’instar de cette jeune fille, une lycéenne cette fois, dont les propos ont interpellé l’artiste. « Elle m’a dit : J’ai bien compris que tant que je n’arriverai pas à m’aimer moi-même ; je ne pourrai pas être aimée. » 


Ce « rendez-vous » a pourtant bien failli ne jamais avoir lieu… Car Ernest Barbery revient de loin. Lui qui a très mal vécu la période Covid. « La reprise surtout », dit-il, avec cet enchaînement de dates annulées ou reportées. Et des doutes si forts qu’il a même pensé raccrocher. « J’ai essayé de m’échapper mais j’ai été rattrapé par la musique, le besoin de composer. » La crise aura d’ailleurs influencé certains de ses choix. Pour la première fois, il décide de « partir » en solo – « j’y ai trouvé un challenge, une liberté » – et revient à un travail plus intérieur, empreint de poésie. « Pendant le confinement, je me mettais dans mon jardin pour travailler et j’étais accompagné par le chant des oiseaux, raconte-t-il. C’est comme ça qu’est née l’idée du titre WaZoWaZo… » Quant à la suite, une première semaine de concert est déjà prévue au théâtre du Grand Rond de Toulouse fin février, en attendant une tournée qui débutera au printemps.


*www.ernestbarbery.com

**portée par la compagnie La Superbe