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Le Département mobilisé pour la protection de l’enfance

Date de publication
Publié le 27 novembre 2019
Temps de lecture : 2 min
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Journée internationale des droits de l'enfant À l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant, le colloque annuel de l'Observatoire départemental de la protection de l'enfance(ODPE) a abordé les besoins fondamentaux de l’enfant. Une journée d’échanges qui a réuni plus d’une centaine de professionnels à l’Hôtel du département. Reportage.
© DR
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À l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant, le colloque annuel de l'Observatoire départemental de la protection de l'enfance(ODPE) a abordé les besoins fondamentaux de l’enfant. Une journée d’échanges qui a réuni plus d’une centaine de professionnels à l’Hôtel du département. Reportage.

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« J’ai le droit d’être protégé », « ma voix compte autant que la tienne », « tous les enfants devraient avoir les mêmes chances »

dans l’entrée du pavillon République, des mots et des dessins d’enfants accueillent les participants. Ils sont nombreux à s’être déplacés, comme autant de maillons d’une politique départementale dédiée à la solidarité. « Chacun, à sa place, travaille au quotidien pour soutenir, accompagner, protéger là où une société exclut, abîme, parfois violente voire déshumanise », appuie Arnaud Simion, vice-président en charge de l’enfance et de la jeunesse, dans sa déclaration liminaire. Évoquant, par ailleurs, « le partage de vision et la co-construction » essentiels pour « travailler au meilleur soutien des enfants et des familles. » Vont alors se succéder sur scène différents professionnels (médecin de PMI, sage-femme, puéricultrice, etc.), nourrissant chacun de son expertise cette approche collective.

Parmi les contributeurs, Laurence Carpentier, pédopsychiatre, intervient sur le concept des 1000 premiers jours (de la conception aux 2 ans de l’enfant). Évoquant la théorie de l’attachement (à savoir le lien entre la qualité des interactions parents/enfants et le développement psychique), la spécialiste rappelle qu’il existe « une réversibilité potentielle d’un mauvais départ dans la vie – des soins très ajustés pouvant permettre à un bébé vulnérable de reprendre un développement normal – à condition de savoir repérer les signes de souffrance. » Un savoir-faire qui suppose, selon elle, « une formation de chacun » et « l’utilisation d’échelles objectives ». Le colloque se poursuit avec deux « vignettes cliniques » pour deux histoires singulières : celle d’un nouveau-né et d’une fillette de 6 ans. Des récits douloureux, mais qui donnent justement à comprendre l’importance du travail pluridisciplinaire, impulsé par le Département, autour d’une famille défaillante et d’un enfant en danger.

Durant l’après-midi, de nouveaux thèmes sont abordés : « les alliances à construire avec les familles pour satisfaire les besoins fondamentaux » et « la prise en compte de la parole de l’enfant ». Avocate, juge des enfants, capitaine de police, psychologue apportent, à leur tour, leur expérience. Côté participants, ce colloque est un temps de réflexion bénéfique, comme le confie Valérie, adjointe dans une Maison des solidarités (MDS) : « Je travaille au quotidien sur la notion de protection de l’enfance et j’avais envie de prendre un peu de recul sur ma pratique et d’échanger avec des collègues d’autres institutions, dit-elle. Se requestionner ensemble sur les besoins fondamentaux de l’enfant est forcément intéressant. » Le moyen, à coup sûr, d’ajuster et de renforcer le travail de terrain…