PORTRAIT

Lucien Vieillard fait son entrée au château de Laréole Publié le
Date de publication
15 juillet 2019

Lucien Vieillard
Lucien Veillard est un peintre toulousain qui expose ses oeuvres dans une salle qui lui est dédiée au château de Laréole. (Crédits : Aurélien Ferreira)
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Le célèbre peintre naïf toulousain a fait un don exceptionnel d’une quarantaine de ses œuvres au Conseil départemental. Une salle d’exposition du château de Laréole lui est désormais dédiée.

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À 96 ans, Lucien Vieillard peut se réjouir d’avoir eu deux vies complètement différentes, certains diront même antinomiques… La première l’a conduit à mener une sérieuse carrière administrative, entre le sud-ouest de la France et la Bretagne, où il a d’abord été huissier de justice, avant de devenir chef du contentieux puis directeur d’une caisse de retraite. La seconde lui a permis d’embrasser une carrière d’artiste accompli dont le talent est aujourd’hui reconnu dans le monde entier. « Petit, j’aimais bien peindre, mais je n’ai jamais eu l’idée de faire les Beaux-Arts », se souvient ce peintre natif de Toulouse, dont les seuls enseignements viennent de ses cours de dessin au lycée Fermat.

Inspiré par les impressionnistes

Autodidacte, Lucien Vieillard a tout appris dans les livres d’art ou les musées. Il s’inspire notamment du courant impressionniste, Maurice Utrillo et Vincent van Gogh en tête, avant de trouver, à son tour, son propre style. « J’ai commencé la peinture à l’huile à la fin des années 60, alors que j’étais en week-end chez mes beaux-parents dans l’Aude. D’abord pour passer le temps, à partir de vieilles cartes postales, c’est finalement devenu mon activité principale à la retraite. » Sa rencontre avec le critique d’art Anatole Jakovsky donne un tournant à sa carrière, ce dernier le considérant comme l’un des deux ou trois meilleurs peintres « naïfs » actuels. Il expose notamment à la galerie Antoinette, à Paris, dès le début des années 70, avant de s’exporter principalement en Europe, mais aussi aux États-Unis, au Venezuela ou encore au Japon. Depuis son atelier situé à Larra, au nord-ouest de Toulouse, il peint comme il respire, instinctivement. Méticuleux, il ne perd aucun détail donnant à ses paysages comme ses tours Eiffel, par exemple, un incroyable réalisme, et « une patte » reconnaissable entre mille. « Au début, je ne peignais jamais de personnages : je les rayais inconsciemment de mes tableaux, car je rencontrais trop de gens plus ou moins agréables toute la semaine dans mon métier », s’amuse-t-il. Petit à petit, on voit des individus apparaître, notamment pour conduire les locomotives qu’il affectionne particulièrement, donnant encore plus de vie à ses œuvres. 46 d’entre elles sont désormais exposées dans une salle d’exposition du château de Laréole. Pour découvrir la diversité de son talent.

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