Mourad Benghoune, l'ambassadeur haut-garonnais du "grappling"

Date de publication
Publié le 15 septembre 2022
Temps de lecture : 2 min
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Mourad Benghoune, champion de France de grappling.
© Aurélien Ferreira
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Mourad Benghoune, champion de France de grappling.

Chapeau

Mourad Benghoune pratique le grappling, discipline cousine de la lutte libre. Il a été champion du France en 2019 et médaillé de bronze et d'argent aux championnats d'Europe de 2020. Il est aujourd'hui coach et ambassadeur sportif de Haute-Garonne. Rencontre. 

 

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La voix est douce, le ton est posé. Quand on croise Mourad Benghoune, on est loin de s’imaginer que l’athlète de 38 ans spécialiste du grappling (lutte en anglais), une fois vêtu de son kimono, a pour objectif de maîtriser son adversaire par (presque) tous les moyens sur le tatami : clé au sol, étranglement ou soumission. “Cette dernière phase est le graal dans notre sport, cela signifie que l’adversaire abandonne“, sourit celui qui est agent de médiation au Conseil départemental de la Haute-Garonne. Il a découvert le “grappling“ par hasard en 2013 : alors qu’il était plutôt habitué des parquets de basket, Mourad Benghoune suit un ami qui s’adonne à ce sport. Et c’est le coup de foudre. “J’ai adhéré de suite, il y a à la fois une dimension physique et individuelle, on ne dépend pas des autres on ne compte que sur soi-même“. La première année, Mourad Benghoune s’entraîne deux fois par jour et fait sa 1ère compétition au bout de 3 mois de pratique. “Il y a l’adrénaline quand on monte sur le tatamis, de la fierté quand le combat est terminé et l’envie d’y regoûter à nouveau“, explique-t-il. 

Confiance en soi et claustrophobie

Avec un tel investissement, celui qui est aussi ambassadeur sportif du Département, récolte les fruits de son travail : à partir de 2017 il gagne ses premiers titres nationaux puis s’invite régulièrement sur les podiums européens. En 2019 et 2020, il décroche le titre de champion de France et est médaillé de bronze et d’argent aux championnats d’Europe.

Aujourd’hui, Mourad Benghoune a pris ses distances avec la compétition, mais continue à enseigner et coacher les jeunes et les femmes au sein du Toulouse Fight Club. “Car le grappling a beaucoup de vertus. Personnellement, cela m’a permis d’emmagasiner de la confiance en moi et de faire disparaître … ma claustrophobie“, dit-il en souriant.

Pour lui, être ambassadeur sportif de Haute-Garonne est une "reconnaissance", et il ne perd pas une occasion de revêtir sa tenue pour faire connaître les atouts de sa discipline : activité physique, vivre ensemble et bienveillance.