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Old’up-Oc veut faire entendre la voix des séniors Publié le
Date de publication
9 mars 2021

Old Up
L’association Old’up travaille sur la place des aînés dans la société. (Crédits : Alexandre Ollier)
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Créée en mai 2019, l’association Old’up en Occitanie est un réseau d’échanges et d’actions dédié aux seniors dont l’objectif est de faire changer le regard sur le grand âge. Une cinquantaine de bénévoles ont déjà adhéré à la structure, malgré les difficultés liées à la Covid-19.

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« Notre association est née d’un constat : d’ici 2040, 60% de la population haut-garonnaise aura plus de 75 ans. Or quand on arrive à la retraite, on devient invisible au regard de la société. Il est nécessaire de changer ce regard afin de redonner une place aux vieux », explique Denis René Valverde, président fondateur d’Old’up-Oc. S’il ne mâche pas ses mots, c’est que cet ancien enseignant se sent particulièrement concerné. « J’ai toujours été un militant associatif, et je pense avoir encore des choses à transmettre ». Même son de cloche pour la vice-présidente de l’association, Isabelle Eches. « J’ai toujours milité dans le champ de la lutte contre les discriminations, notamment le droit des femmes, et j’estime que nous, les vieux, parce que je déteste le mot « senior », sommes discriminés en raison de notre âge. » 

S’impliquer dans la société

Créée il y a une dizaine d’années à Paris, l’association Old’up travaille justement sur la place des aînés dans la société. Denis René et Isabelle ont donc eu l’idée de créer, en mai 2019, une entité régionale indépendante depuis la Haute-Garonne : Old’up-Oc. Une cinquantaine d’adhérents, tous bénévoles, sont déjà partis prenantes, et ce, malgré les difficultés de mise en réseau liées à la Covid-19. « Nos actions sont multiples : proposer des activités thématiques autour du slam, du théâtre ou du cinéma, organiser des conférences sur des sujets tels que la solitude passive ou active, organiser des groupes de travail sur l’habitat intergénérationnel », détaille le président de l’association pour qui le plus important est de maintenir des liens sociaux et conviviaux, et surtout participer à la réflexion collective autour du bien vieillir. « Notre volonté est de nous impliquer dans la vie de la cité, en portant la voix des vieux, sans les infantiliser, dans des instances de décision, que ce soit sur des projets d’urbanisme ou de santé par exemples », ajoute Isabelle Eches. C’est aussi un moyen de rompre l’isolement des aînés. Depuis le 2è confinement, deux psychologues de l’association ont mis en place une ligne téléphonique où les « vieux » peuvent appeler pour bénéficier d’une écoute, gratuite, deux après-midis par semaine.