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“Partageons les jardins" cultive les liens sociaux et humains Publié le
Date de publication
19 mars 2021

Partageons les jardins
L'association propose des ateliers pour enfants et adultes, mais aussi un accompagnement dans la création de jardins collectifs. (Crédits : Alexandre Ollier)
Chapeau

Créée en 2012, l’association “Partageons les jardins” recense les initiatives et les projets des jardins partagés et des jardins familiaux à Toulouse. Son objectif : privilégier les relations humaines et favoriser les liens sociaux. 

Corps

“Nous sommes des semeurs de graines, nous souhaitons avant tout créer du lien entre les gens“. Chargée d’administration et d’animation de l’association “Partageons les jardins“ depuis 2015, Anaïs Marquet dessine les contours de la structure qui, depuis 2012, se pose comme une animatrice “informelle“ et une promoteuse de réseaux de jardins partagés et de jardins familiaux sur Toulouse et son agglomération. Comptant trois salariés, bientôt cinq, l’association “Partageons les jardins” organise également des ateliers et des formations pour enfants et adultes, ainsi qu’un accompagnement dans la création de jardins collectifs en coopération notamment avec les bailleurs sociaux, des collectivités ou des entreprises. “Le développement des jardins partagés et familiaux répond à un besoin social et environnemental, c’est une façon de revenir à la nature et de cultiver le vivre ensemble“, ajoute Anaïs Marquet qui note que le phénomène s’est amplifié avec la crise sanitaire liée à la Covid-19.

“Gratter la terre”

Un retour à la nature que Mohamed Mekari, 72 ans, et bénévole au sein des Jardins familiaux de Ginestous pratique au quotidien. “C’est important que les gens cultivent et touchent la terre, on se rend compte de toute la richesse qu’on peut en tirer“, confie le jardinier qui fait pousser sur sa petite parcelle au nord de Toulouse, tomates, salades ou pommes de terre. “J’ai commencé à jardiner avec mon père quand j’avais 6 ans, depuis je n’ai jamais arrêté“, glisse encore Mohamed. Ce besoin de “gratter la terre“ comme il le décrit, Mohamed l’a toujours chevillé au corps et n’hésite pas à partager avec ses voisins de parcelles ou les visiteurs du jour. “Les jardins partagés créent du lien social et favorisent les relations entre les individus. Je me rends à mon jardin tous les jours, même si je n’y jardine pas, cela me permet de croiser d’autres personnes et de discuter 5 minutes“. Des valeurs humaines qui sont cultivées quotidiennement par l'association “Partageons les jardins“ qui parmi ses nombreuses missions recensera les jardins collectifs de Haute-Garonne tout au long de l’année 2021. Les résultats seront publiés sur la carte interactive du site internet de l’association ainsi que dans un livre. Cet ouvrage sera présenté en octobre 2021 en avant-première lors d’un colloque organisé au Conseil départemental avant d’être publié en 2022.