PORTRAIT

Thibault Colard : l'aviron avant tout Publié le
Date de publication
16 octobre 2020

Thibault Colard
Thibault Colard (Crédits : Aurélien Ferreira)
Chapeau

Ils sont champions d’athlétisme, de handibasket, d’aviron, de natation et sont ambassadeurs sportifs de Haute-Garonne. Deux fois par mois retrouvez ces sportives et sportifs qui portent également les couleurs de la Haute-Garonne. Cette semaine, Thibault Colard, un rameur chevronné qui n'est pas près d'arrêter de faire parler de lui.  

Corps

Pour Thibault l’aviron a toujours été une évidence : « il a même fallu le freiner pendant longtemps, explique son père, qui est également son entraîneur par intermittence, l’aviron est un sport à maturité tardive, car très sollicitant psychologiquement et physiquement, mais Thibault a été demandeur très tôt ! » Il faut dire que l’aviron est une vraie affaire de famille qui se transmet de père en fils…Avec un papa entraîneur de haut niveau et une maman rameuse, les trois enfants Colard ont attrapé le virus au berceau. « Nous avons tous pratiqué des sports différents avant d’en venir à l’aviron, moi j’ai fait beaucoup de tennis et de judo et j’ai commencé l’aviron à 13 ans, j’attendais depuis longtemps je voulais y aller à fond ! » A 17 ans il intègre le pôle espoir de Toulouse et se intègre une section sport-études pendant deux ans. « Une gestion du temps très compliquée », rapporte le sportif qui cumule plusieurs entraînements par jour en plus des cours. Mais les résultats sont là, il est sélectionné en équipe de France et devient médaillé olympique à Rio en 2016, avec la médaille de bronze dans sa catégorie poids léger.

Objectif Tokyo 2021

En parallèle l’athlète poursuit son cursus à l’INSA, à Lyon, en informatique fondamentale. Il jongle entre études et sports « Un équilibre précaire, dans lequel il faut parfois accepter de lâcher prise sur certains aspects pour être à 100% sur d’autres ». L’aviron est pour lui un véritable sacerdoce : « c’est exigent, c'est un sport qui demande un gros volume d’entrainement mais aussi énormément de concentration et de rigueur ». Pourtant il ne tarit pas d’éloge sur « les sensations de glisse incroyable, le bonheur de l’effort collectif. » Il ajoute par ailleurs : « un bon rameur est surtout un bon flemmard : il faut vouloir rentabiliser au maximum son effort ! » Quant au fait d’évoluer au sein d’une famille de rameurs : « ça n’a jamais été un poids, je ne ressens pas la concurrence, ça m’a toujours rendu fier ! C’est même un sacré avantage, pendant le confinement il y en avait toujours un(e) pour motiver les autres, ça nous a tous portés ! » Aujourd’hui Thibault a le regard posé sur l’horizon de l’entrainement du jour, mais aussi sur les échéances plus lointaines, avec Tokyo 2021 droit devant, bien entendu.