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Boris Cyrulnik en conférence au Conseil départemental

« Le déni de la Shoah est une attitude de protection »

L’écrivain Boris Cyrulnik est intervenu devant plus de 500 personnes dans le cadre de l’université d’été du Mémorial de la Shoah lundi 8 juillet. En marge de cette conférence, le président du Conseil départemental de la Haute-Garonne Georges Méric a signé avec Jacques Fredj, directeur du Mémorial de la Shoah, une convention de partenariat. L'objectif? Développer des actions pédagogiques communes autour de la Shoah, le nazisme et les génocides du XXème siècle.

Lundi 8 juillet, le Pavillon République affichait « complet » pour l’ouverture de la 4ème université d’été du Mémorial de la Shoah. Boris Cyrulnik, écrivain et neuropsychiatre spécialisé notamment dans le phénomène de la résilience, est intervenu devant plus de 500 personnes, dont de nombreux enseignants du 1er et 2nd degré des académies de Toulouse, Bordeaux et Montpellier, sur le thème « Enseigner l'histoire de la Shoah : enjeux et perspectives d'une transmission». « Face à la Shoah, de nombreux français sont dans le déni car c’est une attitude de protection. Ils agissent ainsi pour ne pas entendre parler de ce crime-là, car pour eux c’est insupportable », a expliqué Boris Cyrulnik. « C’est différent du négationnisme qui permet à des gens d’affirmer que la Shoah n’existe pas, en adoptant cette attitude ils se rendent complice des criminels ».  Face à la montée de l’antisémitisme en France, un phénomène en recrudescence depuis de nombreux mois, l’écrivain et neuropsychiatre l’explique par « la peur de la nouveauté. Les gens ont envie de se regrouper par communauté, elles sont protectrices mais dangereuses car cela fait des clans ».

Un partenariat engagé entre le Département et le Mémorial de la Shoah

En marge de cette conférence, le président du Conseil départemental de la Haute-Garonne Georges Méric a signé avec Jacques Fredj, directeur du Mémorial de la Shoah, une convention de partenariat. Cette dernière a pour objectif de développer des actions pédagogiques communes autour de la Shoah, le nazisme et les génocides du XXème siècle. Ce partenariat s’inscrit dans la continuité des actions menées par le Département en direction des jeunes, notamment par le Musée de la Résistance et de la Déportation de la Haute-Garonne, avec le Parcours laïque et citoyen auquel ont participé 145 000 jeunes depuis 2016 ou le circuit de mémoire « Haute-Garonne Résistante ! ».

Page publiée le 12 juillet 2019 - vérifiée le 12 juillet 2019