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Fusion Métropole/Département : le dialogue se poursuit

Les Présidents des Départements reçus par le gouvernement

Les présidents des Départements de la Haute-Garonne, des Alpes-Maritimes et de la Gironde ont réaffirmé leur refus d’une fusion Départements-Métropoles, lors d’une rencontre avec Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales et Sébastien Lecornu, ministre chargé des Collectivités territoriales.

Alors qu’ils avaient sollicité un rendez-vous auprès du Président de la République le 10 septembre dernier, les Présidents des Départements potentiellement concernés par une fusion avec les Métropoles ont été invités par le gouvernement à échanger sur ce dossier. 

Un rendez-vous très tardif alors que les présidents des Métropoles concernées ont déjà été reçus à trois reprises par le Président de la République et encore mardi 27 novembre par les ministres. Alors qu' Emmanuel Macron, Président de la République confirmait la semaine passée devant l'association des maires de France que la fusion entre les départements et les métropoles était en bonne voie, Georges Méric, président du Conseil départemental a appelé à la mobilisation des élus du territoire et des acteurs associatifs pour la sauvegarde du Département.

"Un passage en force serait particulièrement destructeur pour les équilibres territoriaux"

Lors de ce rendez-vous, les trois présidents de Département ont réaffirmé leur opposition totale à une métropolisation imposée sur leurs territoires. Ils ont demandé au gouvernement de clarifier au plus vite sa position à ce sujet, en rappelant la nécessité de respecter la double volonté locale des Métropoles et des Conseils départementaux. Ils ont également réaffirmé leur volonté de poursuivre et de conforter les accords de coopération et de partenariat locaux déjà engagés, dans le respect et la complémentarité des collectivités métropolitaines et départementales. Ils ont en outre souligné qu’un passage en force serait particulièrement destructeur pour les équilibres territoriaux des départements concernés.
Cela serait également le signe d’une méconnaissance totale de la situation et des besoins des habitants des territoires périurbains et ruraux, confrontés à d’importantes fractures sociales et territoriales. La fonction essentielle que jouent les Départements pour la cohésion sociale et l’équilibre des territoires, a fortiori dans les territoires disposant d’une Métropole attractive, serait irrémédiablement remise en cause.

"Le gouvernement doit entendre la voix des habitants de nos territoires"

"Après de longs mois, nous avons enfin été reçus par le gouvernement sur un sujet essentiel pour le quotidien des 4 millions d’habitants de nos départements. Nous avons réaffirmé notre refus d’une fusion Départements-Métropoles.
Ce rendez-vous nous laisse une sensation d’inachevé car nous avons été confrontés à un discours sur les vertus d’une ultra-concentration sur les Métropoles, déconnecté de la réalité des territoires et qui renforce le sentiment d’abandon et d’exclusion d’une grande partie de nos concitoyens. Nous demandons au Président de la République et au gouvernement de renoncer clairement à passer en force sur le projet de fusion entre les Métropoles et les Départements. Le gouvernement doit entendre la voix des habitants de nos territoires et des élus départementaux, mobilisés au quotidien pour faire vivre la solidarité sociale et territoriale"
, ont déclaré le président du Conseil départemental de la Haute-Garonne, Georges Méric, le Président du Conseil départemental de la Gironde, Jean-Luc Gleyze, et le président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, Charles-Ange Ginesy.

1600 élus et acteurs associatifs pour lutter contre la fusion

Alors qu' Emmanuel Macron, président de la République confirmait la semaine passée devant l'association des maires de France que la fusion entre les départements et les métropoles était en bonne voie, Georges Méric, président du Conseil départemental a appelé à la mobilisation des élus du territoire et des acteurs associatifs pour la sauvegarde du Département. 1600 personnes se sont rendues au Conseil départemental pour affirmer leur soutien au Département et leur opposition à la réforme.

En attendant l'entrevue avec la ministre de la Chésion des territoire, le président du Conseil départemental de la Haute-Garonne lui avait fait part d'un courrier exprimant le refus par une très grande majorité d’élus en Haute-Garonne du projet de métropolisation. "Cette absence de volontés locales, érigées en préalable à toute mise en œuvre du projet, devrait conduire à écarter la réforme sur le territoire haut-garonnais. Nous demandons l'application de l'accord partenarial signé le 29 juin dernier entre le Département de la Haute-Garonne et Toulouse Métropole, et l'abandon de la perspective d'une fusion imposée", a précisé Georges Méric

Page publiée le 29 novembre 2018 - vérifiée le 29 novembre 2018