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Le Département s’engage pour un pacte climat-biodiversité solidaire

Transition écologique

Face à l’urgence climatique et environnementale, le Conseil départemental renforce son action en faveur de la transition écologique. Cet engagement s’est traduit, dès 2017, par le lancement d’un plan climat sur trois ans dans les domaines de la gestion de l’eau, des économies d’énergie, la préservation de la biodiversité ou encore le développement de l’agro-écologie et des mobilités douces. 35 mesures concrètes ont d’ores et déjà été mises en place sur les 41 qui sont prévues dans ce programme.

Deux ans après son lancement par le Conseil départemental, le plan environnement 2017-2020 a d’ores et déjà permis la mise en place de plus de 35 actions phares pour lutter, à l’échelle haut-garonnaise, contre le changement climatique et pour une écologie solidaire.

Des actions concrètes pour l’environnement

Face à l’urgence climatique et souhaitant améliorer les conditions de vie de tous les Haut-Garonnais, le Conseil départemental s’est engagé dans une politique volontariste, dès 2017, pour une transition écologique qui allie solidarité et efficacité. Le plan environnement 2017-2020 prévoit ainsi la mise en place de 41 actions phares dans le domaine de la gestion de l’eau, les économies d’énergie, la préservation de la biodiversité ou encore le développement de l’agro-écologie et l’accès pour tous à une alimentation plus saine. Deux ans plus tard, 35 mesures ont d’ores et déjà été lancées et quatre sont actuellement en cours. « Nous sommes même allés au-delà de nos engagements, en mettant en place des actions qui n’étaient pas prévues, comme l’appui à la création de réseaux Express Vélo ou en proposant le télétravail aux agents du Conseil départemental. Avec cette mesure, le Département souhaite expérimenter et montrer l’exemple sur une des manières de réduire les déplacements sur le territoire », explique Jean-Michel Fabre, vice-président en charge du logement, du développement durable et du plan climat.

Le Département récompensé

Les initiatives éco-citoyennes du Conseil départemental ont d’ailleurs été récompensées à plusieurs reprises en 2018, pour la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre lors d’un trophée remis par le Ministère de l’Écologie, pour le livret de recettes « zéro gaspi » réalisé par le Conseil départemental des collégiens lors des trophées Éco Actions à l’Assemblée nationale, et pour le Plan de déplacements d’administration lors du trophée Écomobilité remis par Tisséo collectivité. Pas question, pour autant, de s’endormir sur ses lauriers. Le Département poursuit ses actions cette année, avec notamment le lancement d’une concertation innovante sur l’eau avec le projet Garonne Amont, la protection de 200 hectares supplémentaires d’Espaces naturels sensibles ou encore la création de 17 aires de covoiturages sur le territoire. Le Conseil départemental va également accueillir un colloque sur la biodiversité le 29 novembre prochain en présence du climatologue Jean Jouzel, et une Maison de la biodiversité va ouvrir à la forêt de Buzet. « Notre approche est globale, précise Jean-Michel Fabre, vice président en charge du logement, du développement durable et du plan climat. Lorsque nous menons une politique en faveur de l’environnement, nous travaillons systématiquement aussi sur des logiques économiques et sociales. Dans le domaine du logement, par exemple, nous finançons chaque année la rénovation énergétique de plus de 1 000 maisons privés ou logements sociaux pour des personnes aux revenus modestes : nous agissons ainsi directement à la fois sur le pouvoir d’achat et le confort de vie des familles, mais aussi pour la planète. Pour nous, la solidarité est indissociable de l’approche environnementale. La mobilisation liée à l’urgence climatique doit nous permettre de toujours mieux prendre en compte l’urgence sociale. »

 

Haute-Garonne environnement : une boîte à outils pour une planète durable

 

Comprendre le changement climatique, adopter des comportements éco-responsables, appréhender les dangers du bruit, découvrir la biodiversité, etc. Le syndicat mixte Haute-Garonne Environnement a développé au fil des années une dizaine d’outils pédagogiques, mis à disposition gratuitement, pour sensibiliser les jeunes autour des questions de développement durable. « L’objectif est de faire connaître un ensemble de bonnes pratiques par le biais d’animations ludiques qui touchent en premier lieu les collégiens, mais aussi les élèves de primaire, afin d’éduquer les éco-citoyens de demain », explique Pascal Boureau, président de Haute-Garonne Environnement, qui regroupe 276 communes et 80 associations et organismes publics du département.

De plus en plus de demandes

Plus de quarante ateliers, dont plus de la moitié dans les collèges, ont ainsi été proposés en 2018. « Les demandes ont doublé ces dernières années », se réjouit l’élu départemental qui note une véritable prise de conscience de la nécessité de sensibiliser le public, notamment les jeunes. Particulièrement ludique, le module « Exposi’son », qui permet d’appréhender les dangers du bruit, fait partie des animations les plus prisées. Deux nouveaux outils viennent par ailleurs d’être créés sur des thèmes d’actualité : le climat et la biodiversité.

Une fois par mois, le syndicat organise également des journées thématiques destinées aux élus et techniciens des communes. Ces réunions permettent un partage des connaissances entre associations environnementales et structures publiques, afin que ces dernières puissent mettre en place des actions dans le but d’améliorer le cadre de vie des habitants.

 

 

Focus sur trois actions

 

>Protéger durablement la ressource en eau

 

Entraînant des sécheresses plus précoces, plus intenses et plus longues, le réchauffement climatique a déjà un impact sur la situation de nos ressources en eau. Si nos modes de gestion et de consommation restent inchangés, la qualité et la quantité d’eau qui coulent de nos robinets seront affectées dans les années à venir. Face à ce constat, Le Conseil départemental s’est fixé comme objectif de protéger durablement la ressource en eau. Comment ? En optimisant la gestion du patrimoine, en améliorant la qualité des eaux distribuées et en sécurisant la distribution de l’eau potable. Des actions d’ampleur ont d’ores et déjà été menées. Exemple avec le Schéma départemental d’alimentation en eau potable, finalisé cette année, qui renseigne tous les acteurs locaux sur les besoins en eau dans le département d’ici 2030. Autre exemple avec le projet de territoire Garonne Amont qui a permis la mise en œuvre, entre mars et juin derniers, d’un vaste dialogue citoyen avec la population, les élus et les acteurs locaux concernés, afin d’étudier tous les leviers d’actions possibles (amélioration de la disponibilité de la ressource, diminution de sa consommation, etc.). Une restitution de cette concertation est prévue à l’automne. L’objectif : co-construire un plan d’actions opérationnel qui bénéficie à la fois d’un avis citoyen et de l’appui d’une expertise technique.

 

 

>Favoriser l’essor des mobilités douces

 

Les déplacements du quotidien en voiture représentent l’un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre. Conscient de cette réalité, le Département s’est engagé, en 2018, aux côtés des partenaires institutionnels (État, Région Occitanie, Toulouse-Métropole, Tisséo) à trouver des solutions pour encourager les déplacements alternatifs à la voiture individuelle. L’aménagement de pistes cyclables (Parcours Garonne, véloroute du Piémont pyrénéen) et pédestres (Via Garona), ainsi que la valorisation des voies navigables (Canal des deux-Mers) contribuent par exemples à faire de la Haute-Garonne un territoire pionnier en matière de mobilités douces. Mais le Département mise aussi sur une autre une pratique éco-citoyenne : le covoiturage. Avec le lancement en 2018 d’un programme d’aménagement des aides de covoiturage – représentant 712 places pour un budget de 1,7 millions d’euros – le Conseil départemental agit ainsi concrètement pour encourager les « autosolistes » à se tourner vers des solutions de covoiturage. La première aire a été inaugurée en septembre 2018 à Seilhan. Au total, dix-sept aires de covoiturage seront livrées d’ici fin 2019.

 

 

>Préserver les écosystèmes des zones sensibles

 

La Haute-Garonne est dotée d'un patrimoine naturel riche qui nécessite d'être protégé et valorisé. En développant les Espaces naturels sensibles (ENS), le Département œuvre à la préservation de la biodiversité des zones fragiles ou menacées. Ainsi, après le classement en 2016 de la forêt de Buzet-sur-Tarn (propriété de la collectivité), le Conseil départemental a réalisé en 2018 le classement de cinq nouveaux ENS. Le premier concerne la zone naturelle du château de Laréole, également propriété départementale. Les autres sont des ENS « d’initiative territoriale » portés par des collectivités et un propriétaire privé : le domaine de Fonbeauzard, le mont Calem, l’îlot boisé de la forêt de Bouconne et les gravières de la Valette. Quatre autres sites sont à l'étude pour un classement en 2019 : le lac et bois de Goudal, le lac de Bordeneuve, le lac de Birazel et la gravière de Terrefort. Les Espaces naturels sensibles concernent aujourd’hui 674 hectares dans le département, soit dix fois le lac de Saint-Ferréol ! À terme, la collectivité s’est donnée comme objectif de classer 1 000 hectares de zones sensibles en Haute-Garonne.

Page publiée le 01 juillet 2019 - vérifiée le 01 juillet 2019