Les deuxièmes rencontres du Dialogue citoyen

Retour sur les 4 ateliers organisés samedi 25 février

Engagé dans une démarche de démocratie participative, la concertation de proximité est au cœur de l'action du Département. Les deuxièmes Rencontres du Dialogue citoyen le samedi 25 février 2017, marquent un premier bilan d'une démarche engagée il y a dix-huit mois. 

 

Ouvertes à un large public d'habitants, de citoyens, de représentants associatifs, d'universitaires, d'élus locaux, de techniciens, ces rencontres ont réuni 300 personnes qui ont participé à l'un des quatre ateliers thématiques proposés :

  1. projets concertés dans les territoires ruraux et périurbains,
  2. les enfants et les jeunes acteurs de la démocratie participative,
  3. outils numériques au service de la démocratie participative,
  4. bilan d'un an de démocratie participative.

L’un des enjeux majeurs de cet évènement était d’offrir un espace d’échanges et de rencontres aux acteurs de la démocratie participative en Haute-Garonne. L'essai est transformé puisqu'à 84 %, les participants ont déclaré avoir effectivement rencontré de nouveaux acteurs lors de cette journée.

Une enquête de satisfaction a par ailleurs était réalisée. Un tiers des participants a répondu :

  • 71 % des répondants ont déjà participé à des démarches de Démocratie participative
  • 81 % ont déclaré ces rencontres propices à l'échange
  • 74 % ont estimé qu'elles ont été propices à la rencontre
  • 21 % ont estimé que la durée a été trop courte

Quatre ateliers thématiques - synthèses

Projets concertés dans les territoires ruraux périurbains

La démocratie participative est aujourd’hui de plus en plus convoquée aussi bien dans la théorie que dans les faits. D’une part, les textes imposent toujours plus de concertation citoyenne (urbanisme, environnement…) et de l’autre, les habitants-citoyens s’autosaisissent plus  facilement. Les territoires ruraux et périurbains n’échappent pas à ce double constat avec certainement des pratiques, des contextes et des enjeux particuliers.
100 participants ont assisté à cet atelier dont environ 8% d’élu.e.s locaux.ales, 11% de technicien.ne.s de collectivités locales, 24 % d’acteur.trice.s assocaitif.ve.s, 53 % d’habitants et 13 % dont le statut est non connu. 
Laurence Barthe, géographe, maître de conférences en géographie et aménagement à l’Université Toulouse Jean-Jaurès et membre de l’équipe de recherche LISST- Dynamiques rurales (CNRS), a joué le rôle d'expert dans une conférence inversée à retrouver en vidéo.

Répartis en groupes de travail, les participants ont été invités à réfléchir individuellement à trois questions posées avant de confronter et synthétiser leurs réponses, restituées publiquement à l’ensemble des participants. 

Sur quels sujets les citoyens participent dans les territoires ?

Aménagement du territoire et urbanisme, culture et animation socio-culturelle, éducation, enfance et périscolaire, transports et déplacements, vie de quartier et quotidienne, social santé, environnement, économie, lien social, sport, énergie, budget, laïcité, tourisme, mixité, sécurité, logements.

Sous quelles formes les citoyens participent dans les territoires ?

Associations, réunions publiques, conseil de citoyens, de quartier ou de développement, contestation et manifestation, pétitions, collectif informel, contacts directs avec les élus et les acteurs de terrain, MDS31, COPIL, consultations en ligne, engagement politique, vie professionnelle, boîte à idées, vote, enquête publique, réseaux sociaux, école.

Quelles ont été les principales difficultés (moyens, sujets, forme) ?

Communication pas adaptée, manque de diversité et de renouvellement des participants, mode d’animation peu propice à l’échange, à la prise de parole sans monopolisation, peu de volonté politique - participation de façade, concrétisation et mobilisation difficile, manque de participation citoyenne avant la décision, moyens logistiques et financiers, manque de transparence, manque de réactivité, lassitude, freins administratifs et règlementaires, complexité de l’empilement des collectivités territoriales, éparpillement rural, défiance vis-à-vis des politiques, forme d’animation, manque de restitution.

Après une synthèse des propositions individuelles et une mise en commun de l'ensemble des échanges, treize propositions d'amélioration ont été retenues

  • favoriser les démarches ascendantes,
  • rétablir la confiance dans la durée,
  • trouver des formats adaptés et donner du temps à la participation,
  • restituer la démarche,
  • améliorer l’écoute et la transparence des élus,
  • développer des rendez-vous réguliers,
  • reconnaître les compétences et positions de chaque partie prenante,
  • éduquer et former,
  • placer la participation le plus en amont possible,
  • s’inscrire dans la durée,
  • aller à la rencontre des citoyens,
  • dépasser les plans de communication traditionnels,
  • utiliser les outils numériques et autres supports.

 

Les enfants et les jeunes, acteurs de la démocratie participative

De nombreuses collectivités du département ont mis en place des instances dédiées, composées d’enfants ou d’adolescents. Il s’agit par exemple de conseil de jeunes ou d’enfants, ou encore du Conseil départemental des collégiens... Ces initiatives répondent en partie à un constat démographique puisque les mineurs représentent environ 21 % de la population haut-garonnaise et les 11-30 ans environ 27 %. 
Ces catégories de population sont l’objet de nombreuses politiques publiques spécifiques et elle sont également concernées par des politiques plus générales Pour autant, les enfants et les jeunes ne prennent que rarement part aux différents processus de participation citoyenne. 
75 participants ont choixi cet atelier dont environ 14 % d élu.e.s loc.aux.ales, 13 % de technicien.ne.s de collectivités locales, 31 % d’acteur.trice.s assocaitif.ve.s, 28 % d’habitants, 14 % dont le statut est non connu.

À travers des partages de savoirs et d’expériences, cet atelier a été l’occasion de s’interroger sur les raisons et les conditions d’un dialogue nécessaire avec les jeunesses, que ce soit dans des instances dédiées ou au-delà. Véronique Bordes, maître de conférences en sciences de l’éducation à l’Université Toulouse Jean-Jaurès, responsable du Master 2 Politiques enfance-jeunesse, a tenu à lever des idées reçues sur l'engagement des jeunes, dans sa conférence inversée, à retrouver en vidéo.

Trois thématiques majeures ressortent des contributions individuelles et des réflexions collectives issues de l'atelier.

Les freins à la participation des enfants et des jeunes

L'intérêt pour les sujets poltiques varient selon les âges : entre 12-15 ans, les parents et les éducateurs doivent intéresser les jeunes via l’éducation et le dialogue. Entre 15-21 ans, la plupart sont désintéressés, alors qu'entre 21et 30 ans l'intérêt s'accroit. D'un jeune à l'autre, les écarts sociaux économiques impliquent aussi des problématiques différentes (manque d’intégration sociale, difficulté d’insertion).
Par ailleurs, le dialogue avec les adultes transforme les revendications des jeunes, leur parole est donc faussée et ces derniers perdent la confiance envers leurs ainés. 

D'autres freins ont été repretoriés : le langage institutionnel ou poltique difficile d'accès, la mauvaise image des politiques véhiculée dans les médias, la confusion entre politique et "politique citoyenne", le sentiment que toute action est vaine car tout serait joué d'avance.
D'autres freins sont également identifiés : la volatilité de l'engagement citoyen des jeunes ou encore le décalage entre leurs attentes et les offres de participation ou encore entre leurs représentations et la réalité. Autre type de frein plus structurel : le défaut d'éducation à la citoyenneté, ou la méconnaissance des institutions notamment au niveau local à associer avec l'accès difficile à certaines instances réservées aux jeunes issus d'une certaine"élite" sociale.

Ce qui existe déjà : utilité de faire participer les jeunes

Certains jeunes s’impliquent déjà. C’est notamment le cas des délégués de classe, mais également des instances citoyennes déjà mises en place visant à faire participer les jeunes à la vie publique : conseils municipaux jeunes, conseil d’administration des établissements scolaires, Conseil départemental des collégiens, participation à la vie associative. D'autres formes d'engagement existent au travers des bureaux d’association, des réunions publiques sur des sujets qui les préoccupent. Certains enfin sont volontaires ou bénévoles pour diverses causes. Enfin dans certains quartiers les 16-25 ans organisent des assemblées avec les habitants et les élus.

Valoriser la dynamique de la jeunesse est nécessaire : c'est une source d'innovation et d'énergie, d'enthousiasme, voire d'idéaux sociétaux, sur des sujets d'avenir qui les concernent au premier titre. Les 16- 25 ans ont également des compétences utiles et mobilisables : utilisation des réseaux sociaux, du numérique, d’internet...

Comment mieux associer les jeunes au processus décisionnel ?

Il faut réellement prendre en compte leur parole, ne pas se contenter d’interpréter, mais écouter réellement. Il faut intégrer les jeunes aux processus de choix et de construction des actions : tout d'abord réformer le langage, pour qu'il soit simple, clair, accessible à tous, et instaurer lieux qui leur soient dédiés, impliquant une meilleure organisation avec davantage de publicité. Une proposition : une invitation par exemple à un espace dédié aux jeunes dans le cadre de futures rencontres citoyennes ?
Leur parole doit être écoutée et prise en compte. Il faut mettre en place des outils pour inciter les jeunes à participer, multiplier les échanges entre les générations (projets intregénérationnels).
Le parcours mis en place récemment « laïcité et citoyenneté » est une idée positive pour éduquer à la citoyenneté. Il serait aussi opportun d’insister sur la notion d’égalité femme/homme dès le plus jeune âge.
Il faudrait d'autre part cibler les champs stratégiques lors des conseils de jeunes et prendre en compte leur avis, notamment autour de sujets tels que l’animation de la ville, tant sur la partie ludique qu'écologique.
Enfin, il serait judicieux de s’appuyer sur des « passeurs », à savoir les personnes qui sont déjà en contact avec les jeunes : associations d’éducation populaire, établissements scolaires, clubs de sport…

Six idées-forces émergent de cet atelier, pour améliorer la place des enfants et des jeunes dans la démocratie participative :

  • repenser les lieux et les espaces dans lesquels les enfants et les jeunes peuvent s’exprimer. Envisager des espaces vides où tout se crée, s’invente par et pour les jeunes. Sortir des modèles classiques de participation,
  • respecter les initiatives des enfants et des jeunes et encourager leur engagement et leur capacité,
  • décloisonner et mettre en réseau,
  • considérer leur parole comme ressources sans réponses préconstruites. Limiter la place des experts de la démocratie participative et/ou de la jeunesse,
  • aborder des thématiques dont les enjeux intéressent les enfants et les jeunes,
  • considérer ces âges comme une période de possibles et de rébellion.

 

Les outils numériques au service de la démocratie participative

Dans quelle mesure les outils numériques sont-ils une chance pour la démocratie et pour la participation citoyenne ? De plus en plus d’institutions publiques et de collectivités territoriales comme le Conseil départemental de la Haute-Garonne, font appel aux solutions disponibles sur Internet, pour non seulement informer et communiquer, mais aussi pour associer les citoyen-ne-s aux projets de service public. Qu’il s’agisse des médias sociaux (Facebook notamment), des forums, des questionnaires en ligne ou des plateformes permettant de soutenir des projets par le vote et le débat, de plus en plus de solutions existent et se développent.
65 personnes ont participé à ce troisième atelier : 17 % d’élu-e-s locaux-ales, 14 % de technicien-ne-s de collectivités locales, 21.5 % d’acteurs-trices associatifs-ves, 35 % d’habitant-e-s, 12.5 % dont le statut est non connu.
 
Franck Bousquet, enseignant-chercheur à l’Université Paul Sabatier, au sein du Laboratoire d'Études et de Recherches Appliquées en Sciences Sociales (Lerass) a été l’expert de cet atelier, à l'issue duquel il a présenté une conférence inversée, à retrouver en vidéo.

Après une présentation du site haute-garonne.fr, ont été également évoqués les questionnaires en ligne et les espaces citoyen et acteur local. Ces outils numériques sont utilisés pour faciliter l’information des usagers mais également les démarches en ligne et la participation des citoyens.

Pour concrétiser les usages, l'administration d’une enquête en ligne a été réalisée au cours de l'atelier. Le questionnaire comprend cinq questions portant sur l’utilisation des outils numériques pour améliorer le Dialogue citoyen. Les participants ont été répartis en binômes et ont utilisé des tablettes ou des téléphones portables.

Deux temps d'échanges ont encadré l'atelier, au cours desquels plusieurs thématiques ont été abordées : la modération dans l'espace de dialogue du site haute-garonne.fr, la gestion des données personnelles, l'utilisation des données des enquêtes dans les poltiques publiques, la transparence des données publiques... La question des usages différenciés, de la fracture numérique et de la nécessité d'instaurer de la médiation numérique pour toucher de plus larges publics, a occupé une bonne part des échanges. 

Sept points de vigilance, propositions d'actions ou bonnes pratiques ressortent de cet atelier : 

Points de vigilance/ propositions d’actions 

  • garantir la sécurité des données personnelles,
  • assurer la transparence des informations, 
  • développer l’accès aux outils pour certaines catégories de population exclues,
  • mettre en place des médiations numériques sur le territoire,
  • le développement du numérique ne doit pas se faire au détriment de l’humain dans la relation à l’usager,

Bonnes pratiques

  • le numérique un moyen de cohérence pour les initiatives de démocratie citoyenne à l’échelle d’un bassin de vie,
  • ​l’outil numérique, un booster pour la démocratie participative (initiative de plateforme collaborative associative avec Toulouse Métropole).

 

Regards croisés sur un an de dialogue citoyen

Cet dernier atelier a été l'occasion d'un point d’avancement d’une année de dialogue citoyen. Habitants, acteurs associatifs, directions, conseillers départementaux, tous les participants ont échangé ensemble pour mesurer le chemin parcouru : comment améliorer le dispositif de démocratie participative ? Comment rendre le dialogue encore plus enrichissant pour chacune des parties prenantes ? Les participants ont pu s’interroger ensemble sur l’organisation et la mobilisation (horaires, lieux, durée, publics conviés, communication externe…), les formats et formes des prises de paroles et leur restitution, pour dégager des pistes d’amélioration.
Ce dernier atelier a rassemblé 65 participants dont environ 12 % d’élu.e.s locaux.ales, 12 % de technicien.ne.s de collectivités locales, 26 % d’acteur.rice.s associatif.ve.s et 34 % d’habitant.e.s et 16 % dont le statut est non connu.

Pierre-Yves Guihéneuf, membre de l’équipe de coordination de l’Institut de la concertation et de la participation citoyenne, est consultant au sein de la  SCOP DialTer dans le domaine de la concertation, de la médiation et de la participation citoyenne. Il a présenté en clôture d'atelier une conférence inversée, à retrouver en vidéo.

Les participants ont été invités à se répartir dans les groupes de travail consacrés à chacun des chantiers ouverts aux publics en 2016.

Après une présentation du processus de dialogue au sein de ces chantiers, ils devaient réfléchir individuellement à deux points forts et deux points à améliorer dans les processus de concertation. Ils devaient également déterminer 2 critères de réussite pour les prochaines démarches de participation. A l’issue de ce temps, un débat a permis de dégager les critères de réussite retenus collectivement.
 

« Mieux vous connaître pour mieux vous transporter »

Points forts : forte participation et nombreux commentaires, présence d’élu.e.s et d’utilisateurs et de non utilisateurs, retour des usagers avec des élu.e.s et technicien.ne.s.

Points à améliorer : information sur les arrêts (signalétique) et horaires, établir un dialogue permanent, canal de communication clair et simple pour faire remonter les problèmes et les idées d’amélioration de la part des usagers, prendre en compte les grands projets (participation en amont des usagers), communication vers les jeunes.

La mixité sociale dans les collèges 

Points forts : pertinence de la réflexion et du lancement de l’action politique et technique sur la mixité sociale, les moyens financiers et humains mis en place sont à augmenter et à diversifier avec une implication des acteurs socioculturels.

Points à améliorer : extension du dialogue à toute la population de l’agglomération et non seulement aux syndicats, accompagnement des autres services et instances (Education nationale, Mairie, centres de formation,…) dans la formation des enseignants… et aussi incitation à une meilleure politique de peuplement.

Les nouveaux collèges 

Points forts : concrétisation du Département de faire de la concertation citoyenne, permettre à la population de s’approprier les projets.

Points à améliorer : continuer la démarche très en aval (implantation et programme), élargir la réflexion à la  question de l’usage partagé des locaux.

Charte de la commande publique 

Points forts : engagement dans la durée, portage collectif, co-construction de la Charte.

Points à améliorer : mieux préparer la phase de concertation en préparant mieux les débats et en élargissant le panel d’acteurs, valoriser les enjeux sociaux, sociétaux et économiques de la démarche, définir des méthodes de communication en amont des directions.

Schéma départemental de lecture publique

Points forts : sept réunions de concertation décentralisées, consultation en ligne.

Points à améliorer  : intégrer une plus grande diversité sociale.

Charte du Dialogue citoyen 

Points forts : engagement politique donnant des balises au Dialogue citoyen, écriture à plusieurs mains.

Points à améliorer : pas d’échange direct entre élus-citoyens-techniciens, pas de communication suffisante, pas de valeur juridique et pas de droit d’interpellation.

 « Mon Département plus proche de moi » 

Points forts : présence des élus sur le terrain, rencontres, proximité, échanges, prise de conscience du terrain.

Points à améliorer : mieux utiliser les médias locaux (presse, radios), fonctionnement trop vertical, utiliser les mairies comme relais.

Après une mise en commun des réflexions issues des groupes de travail, ont émergé 13 propositions d’amélioration du Dialogue citoyen :

Communication

  • imaginer une communication permettant d’aller chercher les publics les plus éloignés pour plus de diversité,
  • communiquer avant pendant et après le processus de concertation,
  • médiatiser ce qui à été décidé.

Parties prenantes

  • veiller au nombre et à la diversité des participants dans toutes les étapes de la concertation (de la réflexion et à la réalisation),
  • entrainer les autres institutions et les parties prenantes concernées,
  • décloisonner les parties prenantes.

Méthode

  • intégrer plus en amont des usagers sur les futurs projets,
  • recueillir et publier des avis des premiers concernés, 
  • former les citoyens,
  • réunir les conditions du Dialogue : moments, lieux, méthodes d’échange,
  • installer des rencontres régulières,
  • mettre en place une animation du Dialogue citoyen plus horizontale pour plus de partage,
  • mettre de l’enjeu dans l’objet de la participation. 

En vidéo

Page publiée le 31 janvier 2017 - vérifiée le 25 février 2017

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