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Les jeunesses haut-garonnaises ont la parole

Forte de ses 345 139 jeunes entre 11 et 29 ans, la Haute-Garonne est un territoire particulièrement dynamique. Leurs rêves, leurs exigences et leurs ambitions nourrissent le présent et dessinent l’avenir. Aujourd’hui le Conseil départemental souhaite leur donner une nouvelle place en s’appuyant sur la participation citoyenne et place les jeunes au centre du débat, afin de co-construire, avec eux, la politique « jeunesses » de demain.

De l’éducation, à la solidarité en passant par la culture, le sport, la santé ou l’insertion, le Conseil départemental accompagne depuis toujours les jeunesses haut-garonnaises dans leur quotidien. Mais au-delà du soutien apporté jusqu’alors, le Conseil départemental a l’ambition de bouleverser les codes et de moderniser en profondeur son action en direction des jeunes.

Un an à la rencontre des jeunes

En octobre 2017, un dialogue a été amorcé avec les 11-29 ans  du département afin d’élaborer avec eux une nouvelle politique départementale. Durant un an, avec l’accompagnement scientifique et l’expertise de l’université Toulouse Jean Jaurès, onze élus départementaux, plus de 80 professionnels du Conseil départemental et 120 acteurs jeunesses ont sillonné le territoire à la rencontre des jeunesses, afin d’échanger sur les sujets qui leurs tiennent le plus à cœur. Au total, 31 rencontres ont été organisées et 2000 jeunes ont participé à la démarche. 1000 ont répondu à un questionnaire sur leurs ambitions. Le bien-être en famille, la réussite du projet professionnel, la mobilité ou encore l’accessibilité aux pratiques sportives et culturelle sont autant de thèmes qui les animent. L’objectif de ces rencontres? Reconnaitre les capacités des jeunes à créer, s’engager et innover et considérer leurs réponses comme autant de ressources pour faire évoluer les politiques départementales qui les concernent.

Vers une ambition jeunesses 2018-2021 innovante

Le 19 janvier, le Forum des jeunesses haut-garonnaises organisé à l’hôtel du Département sera le point d’orgue de ce grand dialogue de proximité en invitant tous les jeunes qui le souhaitent à venir concrétiser le travail fait lors des différentes rencontres territoriales. Avec leurs mots, les 11-29 pourront commencer à co-construire les actions innovantes à intégrer dans les politiques départementales de demain. L’Assemblée départementale votera alors officiellement un plan d’actions issues de ce forum, signant ainsi un « pacte jeunesses ».

INFOS : Le 19 janvier 15h à 20h au Pavillon République à l’Hôtel du département. Plusieurs ateliers seront organisés autour de quatre grandes thématiques : Reconnaitre les capacités des jeunes, l’accès à l’autonomie, la projection sur l’avenir et le bien-être au quotidien. Un apéro-concert clôturera cette grande journée d’échanges.

 

Arnaud Simion, vice-président en charge de l’action sociale, enfance et jeunesse

«L’un des partis pris de la stratégie jeunesses du Conseil départemental est de considérer les jeunes comme des citoyens capables d’agir, de proposer, d’innover, de porter des projets… Le deuxième enjeu qui apparait tout aussi important est de prendre en compte toutes les jeunesses avec autant d’histoires différentes qu’il faut considérer dans leurs singularités. Les jeunes constituent une formidable opportunité pour nos territoires, notre ambition est de co-construire avec eux le présent et l’avenir, inventer -ensemble- les possibles pour notre territoire. Bref, d’écrire avec eux cette page de la politique « jeunesses » que nous voulons pour demain».

 

Interview croisée

Thomas Alliot, 19 ans, étudiant en soins infirmiers et Président-Fondateur de l'Unité Nationale de Secouristes Citoyens 

Elodie Tesson, déléguée territoriale AFEV (association de la fondation étudiante pour la ville)

 

- Quel est -à votre sens- l’intérêt d’impliquer les jeunes dans la politique départementale ? 

TA : Les jeunes sont plein de ressources positives ! Ils agissent de manière désintéressée et avec une volonté à toutes épreuves. Il faut qu’ils aient toute leur place en tant que citoyens acteurs au sein du département.

ET : Les impliquer c’est modifier leur mode de participation en les prenant comme partie intégrante de la démarche. C’est construire, réfléchir avec eux et récolter des feedbacks directs. Les jeunes sont une ressource clé. 

- Qu’attendez/qu’espérez-vous de ce pacte jeunesses ?

TA : Ce pacte Jeunesses doit permettre à chaque Jeune engagé d’être accompagné, écouté et responsabilisé. Même sans être engagé il doit avoir accès à toutes les aides qui lui permettront de s’épanouir naturellement : culture, sport, mobilité etc.

ET : Il sera l’occasion de réaffirmer l’importance des jeunes dans notre société, d’en percevoir sa diversité et ses réalités. Ce pacte résultera de  la co-construction pour faire émerger de nouvelles propositions et de nouveaux projets.

- Quelles sont les préoccupations principales des jeunes ?

TA : Il y a un aspect important de valorisation, de considération et une confiance à acter envers eux, nous. Il est urgent de concrétiser cela.

ET : Leur avenir. L’orientation et l’insertion professionnelle des jeunes sont, à mon avis, leurs préoccupations majeures, au même titre que la question de l’autonomie financière et du logement.  

- Comment les jeunes impliqués accueillent-ils la démarche ?

TA : J’accueille cette démarche à bras ouverts, car elle va dans le sens de mes propres engagements au niveau national. Il faut s’appuyer sur les dispositifs et structures déjà existants et surtout réussir à travailler ensemble sur les formes que l’on peut donner à l’accompagnement des Jeunesses.

ET : Ils sont heureux de pouvoir contribuer dans la durée, au fil des différents groupes de travail qui ont eu lieu.  L’articulation entre les moments de réflexions, d’échanges, de construction, de consultation, leur a permis d’appréhender les différentes modalités de participation de la construction d’une politique publique. 

- La jeunesse a-t-elle envie de s’engager ?

TA : Oui elle a envie et elle le fait ! Il faut cependant lui en donner les moyens pour assurer la pérennité de cette envie. C’est tout le sens que l’on a souhaité donner à la démarche du Conseil Départemental.

ET :Le paradoxe réside dans le regard que porte notre société sur les jeunes de France, qui seraient individualistes, égoïstes, happés par une révolution numérique, mais la réalité est tout autre. Les jeunes arrivent en deuxième position en terme de taux d’engagement au service de l’intérêt général dans la grande Zone Europe, après les jeunes Islandais (Cf OJE Afev - Source Djepva/Injep 2016). Les moins de 30 ans sont ceux qui donnent le plus en pourcentage : 2,4% de leur revenu en 2016 contre 2,3% pour les plus de 70 ans (Chiffre : recherche et solidarité 2017). Les jeunes sont donc prêts à s’engager et ils s’engagent, mais ils veulent le faire différemment des anciens modèles (président, trésorier d’association…)  avec de nouvelles modalités plus flexibles, et plus adaptés. Il nous parait essentiel de participer à renvoyer une autre image des jeunes. 

Page publiée le 12 novembre 2018 - vérifiée le 12 novembre 2018