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Mon département plus proche de moi dans le canton de Toulouse 8

Compte-rendu de la réunion publique du 6 février 2017

Cette réunion publique d’information et d’échanges s'est tenue à Toulouse, dans le quartier de Croix-Daurade, le 6 février 2017 de 20:30 à 22:30. Voici le compte-rendu.

Marie-Claude Farcy et Vincent Gibert, conseillers départementaux du canton Toulouse 8, ont accueilli les participants et introduit la rencontre territoriale qui a réuni une cinquantaine de participants de 20h30 à 22h30.

Intervenants :

  • Aurélien Turc, Directeur général adjoint aux Culture et Sport
  • Jean-Baptiste Lécole, Directeur adjoint d’un groupement de Maisons des Solidarité
  • Gaelle Barbe, animatrice, Assistance à Maitrise d’Ouvrage Dialogue citoyen (Ecologie urbaine et CRP Consulting).

La réunion a permis de présenter les compétences et les actions du Conseil départemental (voir diaporama de présentation joint) et d’échanger avec les Haut-Garonnais.
Les Conseillers départementaux, Marie-Claude Farcy et Vincent Gibert ont apporté lors des différentes interventions un éclairage sur les dynamiques en cours dans le canton.

Le présent compte-rendu restitue le contenu des échanges avec les participants.

Aménagement du canton, équipements socio-éducatifs

Deux participants associatifs signalent que si à Borderouge, le développement démographique et urbain est important, force est de constater la faible présence d’équipements à destination des associations. L’activité associative est peu lisible et au final peu reconnue. Par ailleurs, les quartiers de Paléficat et de Grand Selve qui connaissent pourtant un fort développement urbain sont souvent les « oubliés territoriaux du canton ».Réponse de Marie-Claude Farcy et Vincent Gibert : En matière de politiques publiques, il convient d’admettre un défaut d’anticipation du développement du nord de l’agglomération toulousaine. Entre 2011 et 2015, la moitié des logements neufs construits sur Toulouse l’ont été à Borderouge, Grand Selve et Paléficat. Le déficit d’investissements pour la création d’équipements et pour l’animation du territoire est un constat qui mérite d’être partagé. L’enjeu est de convaincre l’ensemble des partenaires notamment la Ville avec qui le Département travaille de manière constructive au quotidien. La Ville doit porter des projets d’équipement en parallèle des investissements privés.

Concernant plus spécifiquement les moyens relatifs à l’animation associative, le Département a émis le vœu de la création d’une maison des associations à Borderouge. La création de ce type d’équipement relève de la commune et il a été reproché ? au Département de se positionner comme le porte voie de ce besoin.

Aujourd’hui, le contexte a évolué puisqu’au regard du besoin social à Borderouge, le Département est à l’initiative de la création d’une nouvelle Maison de Solidarités (MDS) de 1200 m2. Ce projet prend également en compte le besoin associatif puisqu’un espace est prévu pour les accueillir. Concernant Paléficat et Grand Selve, ils ne sont pas des « oubliés » et s’inscrivent dans une logique de bassin de vie.

Selon une participante associative du quartier de Borderouge, la maire du quartier de Borderouge a annoncé la création prochaine d’une Maison des Associations à Croix Daurade. La participante met en avant un possible doublon entre le projet de la ville et la fonction associative de la future MDS à Borderouge
Réponse de Marie-Claude Farcy et Vincent Gibert : la fonction essentielle de la MDS est bien sociale, la vocation associative relevant d’un simple espace partagé. Il n’y a donc pas de risque de doublon. L’annonce de la ville souligne le vrai besoin d’animation sur le quartier.

Pour un participant associatif du quartier de Croix-Daurade, la densification est également à l’œuvre au niveau de Croix-Daurade. Depuis plus de 10 ans, tout le monde s’accorde sur le fait que la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC) qui présente pourtant une forte activité, est vétuste et mériterait d’être agrandie.
Réponse de Marie-Claude Farcy et Vincent Gibert : le Département soutient la Fédération Départementale des MJC qui elle-même redistribue aux MJC. Concernant les MJC, la Maîtrise d’Ouvrage relève de la commune de Toulouse qui est la seule à pouvoir initier la modernisation de cet équipement. Le Département ne peut qu’intervenir ensuite en complément.

Les routes, les transports et les déplacements

Un habitant du quartier de Lalande souhaiterait savoir sur quel périmètre géographique s’établit le transfert de la compétence « voirie » du Département à la Métropole. Par ailleurs, il souhaiterait connaître les perspectives de prolongement du projet de Boulevard Urbain Nord (BUN) après l’ouverture de l’échangeur à Borderouge. A ce jour dans la continuité de l’échangeur, les infrastructures routières n’ont pas encore été mises à niveau.
Réponse de Marie-Claude Farcy et Vincent Gibert : le transfert de la compétence voirie à la Métropole concerne la totalité du périmètre de celle-ci, à savoir les 37 communes de Toulouse Métropole. Sur le reste du territoire départemental, le Conseil Départemental reste compétent en matière de voirie. Ainsi, le BUN relève de la responsabilité de la Métropole. Il est effectivement regrettable que la prolongation de l’échangeur ne fasse pas l’objet, et ce pour plusieurs années, d’un redimensionnement du réseau et du développement de l’offre de transports en commun initialement prévus. Ce ralentissement dans la mise en œuvre du projet est lié aux choix et aux priorités budgétaires de la Métropole en matière de voirie et de transports en commun. Il est rappelé que le BUN doit irriguer le nord de l’agglomération notamment les communes de l’Union, de Launaguet et de Bruguières. La situation actuelle pourrait générer de réelles perturbations pour ces communes d’autant plus que la mise en service de l’échangeur constitue un « appel d’air » pour les véhicules. La réalisation du BUN est un enjeu important pour l’aménagement et le fonctionnement territorial du nord de l’agglomération toulousaine.

Une habitante de Croix-Daurade s’interroge sur l’absence d’un ticket de bus à usage unique à Toulouse.
Réponse de Marie-Claude Farcy et Vincent Gibert : le Département ne prend part qu’aux investissements en matière de transport en commun métropolitains, mais ne participe plus au fonctionnement de Tisséo. Il ne peut donc pas agir sur la tarification des transports. Il est précisé que de nouveaux tarifs vont prochainement être mis en place.

Une élue municipale de l’Union précise que les nouvelles tarifications ont été votées à l’unanimité par les élus relevant de l’ensemble des courants politiques.

Les collèges

Un habitant met en avant la forte urbanisation et l’arrivée importante de jeunes dans le quartier des Izards. De ce fait, il s’interroge sur l’opportunité d’accueillir, dans le Collège Rosa Parks, des élèves provenant des collèges Raymond Badiou (Reynerie) et de Bellefontaine.
Réponse de M-C. Farcy et V. Gibert : si Rosa Parks entre dans le cadre de la politique de mixité sociale du Département, il n’est pas prévu en son sein l’arrivée de collégiens provenant des collèges de la Reynerie et de Bellefontaine. Le Département entend en revanche moderniser cet équipement qui date des années 1970. Cette réhabilitation est inscrite dans le budget du Département.

En outre, le canton compte 4 collèges et la présence d’un binôme de Conseillers départementaux permet un meilleur suivi notamment au sein des conseils d’administration des différents établissements.

Service Départemental d’Incendie et de Secours

Un participant signale que la caserne de pompiers de Rouffiac Tolosan a aujourd’hui en charge la couverture du quartier de Borderouge. Un terrain était pourtant prévu en vue de l’implantation d’un centre du SDIS à Borderouge. Il demande un point de situation en la matière.
Réponse de M-C. Farcy et V. Gibert : l’implantation d’un centre du SDIS à Borderouge n’est pas un projet abandonné, il est toujours porté par les Conseillers départementaux. Toutefois cela dans une réorganisation géographique des secteurs d’intervention. La programmation prévoit le déplacement du centre de Lounion au niveau du boulevard Atlanta ce qui permettra de diminuer l’activité des casernes de Rouffiac-Tolosan et d’Aucamville. Dans la continuité à moyen terme du déploiement des Services Départementaux d’Incendie et de Secours et pour accompagner le développement urbain du secteur Nord, un projet à Borderouge verrait le jour à horizon 2022.

L’animation culturelle, éducative et citoyenne

Le représentant du Théâtre des Violettes souhaiterait connaître les critères pour participer aux événements culturels du Département.
Réponse de M-C. Farcy et V. Gibert : le Département est intéressé par un partenariat d’autant plus que le « Théâtre des violettes » d’initiative privée, est implanté à Borderouge et constitue une des seules offres culturelles présentes dans le quartier. Il est proposé de prendre contact avec la direction de la Culture du Conseil départemental.

Une représentante de l’association « devoir de mémoire » souhaiterait connaître les conditions de participation des associations au dispositif départemental « Parcours Laïque et Citoyen ». Elle regrette de ne pas avoir été informée alors que son association intervient en la matière.
Réponse de M-C. Farcy et V. Gibert : le Parcours Laïque et Citoyen est construit à partir d’un appel à projet auprès des associations. Le 2ème a été lancé le 8 décembre 2016 et les dossiers de candidature doivent être transmis avant le 8 février 2017 (ils seront examinés entre le 8 février et le 30 mars 2017 pour être mis en œuvre à la rentrée 2017).

Un représentant de l’association « Cri » souligne l’enjeu de sensibilisation et d’éducation à l’égalité Femmes/Hommes, notamment au regard de la réalité des violences exercées auprès des femmes (prostitution, violence conjugale ...).
Réponse de M-C. Farcy et V. Gibert : le Département est forcément impliqué sur la question de l’égalité femme/homme et de la lutte contre les violences à l’encontre des femmes. Il soutient logiquement l’action de l’association. Globalement, le Département s’applique à lui-même le principe d’égalité entre les deux sexes, les cantons étant représentés par un binôme femme et homme de Conseillers départementaux. Ce principe permet de croiser des visions et des sensibilités bien souvent complémentaires.
La question sensible de la prostitution ne renvoie pas à la seule responsabilité des élus mais concerne tous les citoyens, les associations et les partenaires (l’Etat, le Département et la Ville). En ce sens, une concertation intégrant tous les acteurs est nécessaire. Monsieur Gibert souligne une divergence avec la ville de Toulouse, au demeurant partenaire indispensable du Département. Il regrette la politique de la ville en la matière qui ne constitue pas, selon lui, une réponse adaptée à la situation fragile de ces femmes.

Une représentante de l’association « lire et faire lire » regrette que certaines écoles et collèges ne fassent pas appel au service de son association qui œuvre également à une communication respectueuse entre les femmes et les hommes.
Réponse d’Aurélien Turc, Directeur Général Adjoint à la Culture et au Sport : le projet pédagogique des écoles et des collèges relève de l’Education Nationale. Ceci étant, il est fréquent que le Département interpelle l’Education Nationale pour que celle-ci intègre un certain nombre d’enjeux ou d’axes forts du Département comme par exemple le Parcours Laïque et Citoyens ou encore le Schéma de Lecture Publique.

Par ailleurs, Jean-Baptiste Lécole, Directeur Adjoint d’un groupement de Maison des Solidarités, signale que le Département sollicite des associations pour organiser des animations dans les salles d’attentes des sites de consultation de la PMI. Dans ce cadre, l’action de l’association « lire et faire lire » serait envisageable.

Environnement et agriculture

Le Président du Comité de Quartier de Croix Daurade souhaite que soit prise plus fortement en compte la « dimension nature » du canton au regard notamment de son ancienne vocation maraîchère qui a laissé place au développement urbain. Il souligne l’enjeu de développer les jardins d’enfants mais aussi de valoriser la vallée de l’Hers qui constitue un linéaire naturel intéressant pour le territoire et sur lequel pourrait se développer une offre nature et de loisirs. Il précise que la vallée de l’Hers, n’étant plus classée en zone inondable, fait l’objet de l’intérêt des promoteurs immobiliers.

Réponse de M-C. Farcy et V. Gibert : une étude sur les zones humides a été menée dans les communes concernées, dont les conclusions ne sont pas encore connues des conseillers départementaux. Cette intervention montre l’intérêt du dialogue citoyen pour faire remonter des enjeux et des attentes pas toujours perçus par les élus. En effet, l’enjeu environnemental autour de la Vallée de l’Hers semble important et pourrait faire l’objet d’un dialogue citoyen spécifique. Il est précisé que Jean-Michel Fabre, conseiller départemental, est en charge de la thématique environnementale :

L’action sociale du Département et le projet social de territoire

Le représentant du Théâtre des Violettes organisateur du festival fée Risette destiné à l’enfance et notamment aux enfants porteurs de handicap, souhaiterait connaître les principes d’intervention du Département par rapport aux personnes porteurs de handicap.
Réponse de Jean-Baptiste Lécole : le Département est davantage dans l’action que dans la prestation. Il fait ainsi valoir une logique de projet plus que de guichet. Il invite ainsi l’association à participer au projet social de territoire qui constitue le nouveau cadre de l’action sociale du Département et qui privilégie la mise en dynamique des acteurs. L’enjeu est de positionner l’usager au cœur des pratiques.

Un participant demande quelles sont les raisons qui ont conduit à la fermeture du Centre Médico Social de Croix Daurade alors que le quartier se densifie.
Réponse de M-C. Farcy et V. Gibert : le niveau de fréquentation n’était pas suffisant pour justifier le maintien de cet équipement. Ainsi, sur l’année 2015 on comptait 43 séances de consultation PMI et 22 séances de consultation enfance famille. Depuis cette fermeture, la MDS de Bonnefoy prend en charge les usagers. La nouvelle MDS de Borderouge devrait également offrir ses services quand elle sera ouverte. Néanmoins, si un besoin se faisait sentir à Croix Daurade, il n’est pas exclu de trouver une solution de proximité.

Un participant constate une grande solidarité dans le quartier des Izards pour soutenir les migrants qui connaissent d’importantes difficultés pour accéder à des services de base : logement, santé, scolarisation des enfants, formalités administratives et souhaite savoir quel est le rôle du Département en la matière.
Réponse de M-C. Farcy et V. Gibert : le Département porte une attention objective sur ce qui se passe aux Izards. Si l’Etat est pilote en matière d’accueil des migrants, la MDS des Minimes et le milieu associatif sont mobilisés au regard des services qu’ils peuvent fournir. Il est souhaitable de développer des rencontres plus fréquentes entre les partenaires pour mieux anticiper les besoins.

Une participante témoigne de son expérience malheureuse et de son sentiment de mépris ressenti au sein du Centre Départemental de l'Enfance et de la Famille.
Réponse de Jean-Baptiste Lécole : je propose de rencontrer la participante dans un cadre individuel plus propice. Il est précisé que ce service départemental assure l'accueil d'enfants confiés à l'aide Sociale à l'Enfance sur une décision prise par la justice ou par la famille.

Une participante alerte que la cité jardins, en partie inhabitée, est occupée illégalement. Les permanences des Conseillers départementaux

Un participant souhaiterait savoir où se trouvent les permanences des Conseillers départementaux. Réponse de M-C. Farcy et V. Gibert : Les Conseillers départementaux peuvent être rencontrés à l’Hôtel du Département, à la mairie de Launaguet, prochainement au CMS des Izards où les permanences auront lieu en dehors des heures de travail des agents pour ne pas interférer dans leur organisation et mission de service public et enfin à la MDS de Borderouge.

En conclusion, il est précisé que l’Assemblée départementale a souhaité que les citoyens soient associés à l’élaboration des politiques publiques départementales. Plusieurs chantiers ont été engagés dans ce sens dont la Charte du dialogue citoyen qui sera prochainement transmise à l’ensemble des habitants de la Haute-Garonne. Les participants sont invités à s’inscrire aux Deuxièmes rencontres du Dialogue Citoyen qui auront 25 Février, à l’hôtel du Département.

Les Conseillers départementaux du canton remercient les participants et les félicitent pour la qualité de leurs interventions. Ils expriment la nécessité de poursuivre ce dialogue et d’échanger avec les associations, les citoyens et les différents partenaires notamment la Ville. Les participants sont ensuite invités à partager un pot de l’amitié. 

Page publiée le 06 février 2017 - vérifiée le 06 février 2017

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