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Mon département plus proche de moi à Toulouse Métropole

Compte-rendu des échanges du 18 novembre 2016

L'ensemble des conseillers départementaux de Toulouse Métropole était présent à cette rencontre territoriale qui s'est déroulée à l'hôtel du Département en présence d'une centaine de personnes. Ce compte-rendu restitue l'intégralité des échanges. 

La réunion était présidée par M. Georges Méric, Président du Conseil départemental. Il était accompagné de sept Vice-Présidents du Conseil départemental :

  • Alain Gabrieli, Vice-Président chargé de l’action sociale : Handicap ;
  • Patrick Pignard, Vice-Président chargé de l’action sociale : Insertion, Economie sociale et
  • solidaire ;
  • Line Malric, Vice-Présidente chargée des Transports ;
  • Jean-Jacques Mirassou, Vice-Président du Conseil départemental chargé des sports, de l’éducation populaire et des anciens combattants ;
  • Sandrine Floureusses, Vice-Présidente chargée de l’emploi et de la diversification économique ;
  • Anne Boyer, Vice-Présidente chargée de la culture ;
  • Jean-Michel Fabre, Vice-Président chargé du logement, du développement durable et du plan
  • climat ;
  • Jean-Louis Llorca, Vice-Président chargé de la politique de la ville.
  • Plusieurs autres Conseillers départementaux des cantons de la métropole toulousaine étaient également présents ainsi que Mme Paulette Salles, Conseillère départementale en charge du dialogue citoyen.

Intervenants :

Bertrand Looses, Directeur général des services du Conseil départemental ;

Bruno Ollier, Directeur général adjoint aux Ressources financières et numériques, Commande

publique, Pilotage et Méthode ;

Aurélien Turc, Directeur général adjoint Culture et Sport ;

Mehdi Hazgui, animateur, AMO (Assistance à Maîtrise d’Ouvrage) Dialogue citoyen, Ecologie urbaine et citoyenne.
Une centaine de participants étaient présents dans la salle.

La réunion a permis de présenter les compétences et les actions du Conseil départemental (voir diaporama de présentation joint) et d’échanger avec les Haut-Garonnais.

Le présent compte-rendu restitue le contenu des échanges avec les participants, par thématiques.

Education

Question d’une participante, parent d’élève, de Pibrac : « Alors qu’il y a des spécialistes qui considèrent que le numérique à l’école est dangereux, comment se fait-il que le Conseil départemental investisse de l’argent public dans des tablettes dans les écoles ? »

Réponse du Conseil Départemental (Georges Méric) :

Je ne suis pas compétent sur les tablettes. C’est une consigne de l’Etat. La position du Département est « moyenne ». On réalise un investissement lourd sur quatre collèges avant de répondre à la demande du Ministère de l’Education Nationale qui est de généraliser le dispositif. Cette expérience est menée sur trois ans. Nous verrons seulement ensuite si nous généraliserons ou non la démarche en fonction de ses aspects pédagogiques ou d’éventuels impacts sur la santé.

Question d’un participant, représentant de l’association TO7 du quartier de la Reynerie à Toulouse : « J’ai entendu des « bruits » sur le collège Badiou qui serait menacé de destruction : est-ce la réalité ? »

Réponse du Conseil départemental (Georges Méric) :

Concernant le collège Badiou : c’est un « bruit ». Nous avons des phénomènes d’échec scolaire avec les problèmes existants dans ces quartiers. Nous entendons améliorer la mixité sociale dans les collèges toulousains et, pour plusieurs raisons, cela n’est pas acquis dans ce quartier :

Des raisons liées à l’urbanisme, qui entrainent une certaine « ethnicisation » de ce quartier sensible.

Des raisons liées à la part des collèges privés sur Toulouse, au nombre de douze, soit largement au-dessus de la moyenne départementale. Ainsi, les collèges privés aspirent les familles aisées et déséquilibrent encore la moyenne.

Des raisons liées à l’évitement de la carte scolaire: les collèges deviennent « ethnicisés » alors que le quartier ne l’est pas. Les gens fuient et 30 % des collégiens ne sont pas dans le collège où ils devraient être, ce qui accentue le problème.

Le collège Badiou est donc un « cas d’école ». Notre responsabilité, c’est la création et l’entretien des collèges. Nous avons donc décidé de détruire le collège Badiou, mais nous allons le reconstruire. Nous cherchons un terrain pour avoir un collège neuf. Il n’est pas question qu’il n’y ait pas de collège dans ce quartier.

Question d’une participante, citoyenne et mère de trois jeunes adultes : « Je souhaiterais en savoir plus sur le Parcours laïque et citoyen ».

Réponse du Conseil départemental (Georges Méric) :

Le parcours citoyen est une volonté du Département. Cela n’existe pas ailleurs. La démocratie et la République, ce n’est pas la même chose. Il faut expliciter les choses. La laïcité ce n’est pas une neutralité, mais un combat. Il y a deux espaces, privé et public. Ce dernier doit être pacifié. Il faut expliciter que la République, c’est d’abord penser par soi-même. Avoir un rapport à l’autre sur la base d’un respect mutuel. Nous nous sommes associés avec les associations et les mouvements d’éducation populaire avec un budget de 600 000 € pour mener cet engagement fort. Je remercie M. Vincent Gibert qui a géré ce dossier.

Précisions de Vincent Gibert, Conseiller départemental en charge du Parcours laïque et citoyen :

L’objectif, c’est de faire vivre les valeurs de la République et notamment la laïcité car les religions ont une place trop centrale dans notre société. On a essayé une démarche innovante en allant parler aux jeunes collégiens avec leurs mots, pas les nôtres. Cela s’est concrétisé par un partenariat avec 150 associations. 1100 classes ont été concernées cette année. Uniquement de 4ème et 3ème pour le moment, mais le dispositif sera élargi à toutes les classes de collège à partir de l’an prochain. Par exemple, une association met en résidence des services civiques pour aller discuter avec les collégiens. D’autres font une pièce de théâtre qui sert de support à l’échange. A ce jour, 1300 interventions sont prévues et à la fin de cette année, 33 000 collégiens auront les outils pour devenir citoyen. Vous trouverez toutes les informations ​sur le site internet du Conseil départemental et je suis disponible après la réunion pour en discuter.

Solidarité

Question d’un participant, représentant de l’association TO7 du quartier de la Reynerie à Toulouse : « Le Conseil départemental a-t-il décidé de ne plus accorder de protection aux femmes avec enfant sans domicile? Plusieurs cas ont été remontés récemment, faisant état que la Maison Des Solidarités ne les prendrait plus en charge »

Réponse du Conseil départemental (Georges Méric) :

Concernant les mères isolées : nous avons fait d’énormes efforts et nous sommes beaucoup plus actifs que de nombreux Départements. Nous avons augmenté le nombre de places : quarante de plus depuis cet été et nous avons réorganisé le service. Pour nous, la protection, c’est l’Aide Sociale à l’Enfance. Pas l’hôtel. Nous avons géré les problèmes et cela de façon humaine.

Précisions de Bertrand Looses, Directeur Général des Services :

Pour la situation des mères isolées avec enfants de moins de 3 ans, les dispositifs étaient saturés. Ils étaient placés à l’hôtel en attendant les 3 ans de l’enfant. Cela est très complexe en raison du partage des compétences avec l’Etat, lié au cumul des difficultés (violence, etc.). Nous avons essayé de renforcer les créations de places et d’éviter que les mères soient mises à l’hôtel sans solution. Personne n’est sorti sans solutions, notamment des aides financières. Donc ce dispositif n’a pas permis de faire des économies. Il ne s’agit pas pour nous de répondre à un enjeu financier, mais à un enjeu éthique.

 

Question d’un participant, citoyen de Toulouse : « Devant le Flunch sont présents de nombreux jeunes mineurs isolés. Le Conseil départemental leur paie des nuits d’hôtel et des tickets Flunch. Mais pourquoi ne sont-ils pas scolarisés ?

Réponse du Conseil départemental (Bertrand Looses, Directeur Général des Services) :

Sur la question des mineurs isolés, nous étions sur une situation de concentration des flux de mineurs ou jeunes majeurs étrangers trop importante pour le nombre de place d’accueils. Donc les jeunes étaient placés à l’hôtel en attendant leur majorité. Les services sont allés les voir tous les jours, mais ont rencontré des difficultés pour les accompagner dans leur parcours, notamment scolaire. L’Etat a essayé de mettre en place un dispositif qui a été cassé juridiquement. Nous avons décidé que l’hébergement à l’hôtel n’était pas une solution viable. Nous avons ainsi lancé un nouveau dispositif pour vérifier s’ils sont majeurs ou mineurs (au plan national 80 % sont majeurs), puis développé les places d’accueils dans des établissements spécialisés et des résidences sociales, pour les accueillir dans de bonnes conditions et travailler avec eux sur la disposition de leur parcours. Nous avons décidé de garder les jeunes hébergés à l’hôtel et de les faire sortir seulement quand une solution a été trouvée. Aucun jeune n’a été mis à la rue. Nous avons la gestion de plus de 700 mineurs et jeunes majeurs.

Démocratie participative

Question d’un participant, citoyen du quartier des Arènes à Toulouse et Président du comité de quartier des Arènes : « Il y a un an, vous avez organisé des rencontres du dialogue citoyen, une démarche de participation très intéressante. Je n’ai pas eu d’information sur la suite du processus. Qu’envisagez-vous de faire en termes de participation citoyenne ? La mise en place d’un Conseil de développement est-elle prévue ?»

Réponse du Conseil Départemental (Georges Méric) :

Il y aura une quinzaine de réunions sur la Métropole début janvier et février 2017. Les ateliers ont permis d’envisager au moins six grands chantiers que l’on est en train de développer.

Précisions de Mme Paulette Salles, Conseillère départementale en charge du dialogue citoyen :

L’an dernier, nous avons organisé des rencontres du dialogue citoyen suite à un questionnaire. Suite à ces rencontres de février 2016, six chantiers sont nés :

  • Un sur la commande publique, qui sera bientôt terminé.
  • Un sur la lecture publique : les réunions publiques sont en cours auprès des utilisateurs, ce qui va permettre d’élaborer un schéma, sous la houlette d’Anne Boyer.
  • Un sur les transports avec un questionnaire pour identifier les besoins des citoyens, sous la houlette de Line Malric.
  • Un sur la construction d’une Charte du dialogue citoyen, visant à définir
  • nos engagements et ce que peuvent en attendre les citoyens. Le prochain atelier aura lieu le 3 décembre : inscrivez-vous. Un premier texte est en cours de discussion sur Internet, vous pouvez réagir.
  • Un chantier sur les schémas des personnes handicapées et des personnes âgées va être lancé prochainement, respectivement sous la houlette d’Alain Gabrieli et de Véronique Volto.
  • Et les rencontres territoriales du dialogue citoyen, qui sont en cours, permettent de faire le point et d’échanger sur la suite.

Précisions d'Anne Boyer, Vice-Présidente chargée de la Culture :

Les rencontres sur le schéma de lecture publique questionnent les Haut- Garonnais sur ce qu’ils attendent d’une bibliothèque-médiathèque en 2021. Sept réunions publiques sont prévues avec les associations, les citoyens, les bibliothèques. Un questionnaire a été distribué. Plus de 1000 réponses ont déjà été recensées. Cela donne un aperçu. Il y a notamment beaucoup d’attentes sur les nouveaux médias. Nous nous déplaçons sur tout le territoire départemental. Nous procédons par tables avec des thèmes proposés et une table libre où les participants choisissent les thèmes à aborder. Nous distribuons des post-it, chacun met ses idées, puis les gens discutent. Des idées vraiment intéressantes sont déjà ressorties, notamment certaines que nous n’avions pas envisagées. Nous allons étudier tout cela, puis mettre tous les résultats en ligne vers avril et proposer une restitution générale au printemps.

 

Aménagement du territoire

Question d’un participant, de Tournefeuille, militant « Non à Val Tolosa » :
« Je suis hors sujet, mais les occasions de rencontre avec M. Méric sont rares. Je profite donc de ce rendez-vous. Vous aviez pris une position ferme contre Val Tolosa. Puis vous l’avez soumise à arbitrage ministériel. Vous invoquez le barreau routier R124 comme d’intérêt général alors qu’il est d’intérêt privé. Il y a eu un manque de participation des citoyens sur ce dossier qui a été géré de manière pitoyable ! ».

Réponse du Conseil départemental (Georges Méric) :

J’ai découvert ce dossier en avril 2015. Le Conseil départemental avait donné une autorisation de déclassement d’une route départementale. Ce dossier avait déjà reçu toutes les autorisations nécessaires suite à une enquête publique. Le dossier était très avancé, avec un engagement ferme de la part du Conseil départemental. L’étude des risques a été faite du point de vue juridique avec un risque de 200 millions d’euros, soit l’équivalent de dix collèges pour le Conseil départemental, si nous nous dédisions. Effectivement, la conception de ce dossier ne répond plus aux habitudes de vie et aux besoins commerciaux d’aujourd’hui. Mais nous n’avons jamais été interrogés sur ce projet. Le dilemme, si on ne déclasse pas, était de risquer de payer 150 millions d’euros en moyenne. On a essayé de faire une médiation à Paris. La multinationale a reculé avec 8000 m2 de culture in situ qui n’y étaient pas. 2000 m2 de surface pour des commerces bio et les circuits courts sont prévus ainsi que des engagements environnementaux. Suite à cela, nous avons déclassé la route. Je combats le populisme. Vous avez traité les élus avec mépris. Vous n’êtes pas responsable en traitant les élus comme cela. Moi je préfère construire dix collèges que de payer 200 millions d’euros de dommages et intérêts à une multinationale.

Culture

Question d’un participant, citoyen du quartier des Arènes à Toulouse et Président du comité de quartier des Arènes :
« J’ai un regret à exprimer sur le Musée de la Résistance et de la Déportation, qui est fermé le week-end. Pour les écoles, cela ne pose pas de problèmes, mais pour les familles, c’est compliqué ».

Réponse du Conseil départemental (Georges Méric) :

Le Musée de la Résistance et de la Déportation devrait ouvrir le samedi sous peu. Nous sommes en train de le négocier.

Transports

Question d’un participant, citoyen du quartier de Purpan Arènes Romaines : « Dans le domaine des transports, dans la Métropole, quelle est la contribution du Département dans le Syndicat Mixte des Transports Collectifs (SMTC)- Tisséo ? »

Réponse du Conseil départemental (Georges Méric) :

Le Département n’a plus aucune compétence sur Tisséo, un amendement législatif l’ayant chassé de cette compétence en 2006. Donc, le Département n’a pas de responsabilité dans le fonctionnement. Mais les toulousains sont des Haut-Garonnais, donc nous finançons des investissements, dont 200 millions d’euros sur le nouveau Plan de Déplacements Urbains, notamment sur le nouveau métro. Nous finançons également 100 000 euros pour améliorer le réseau Linéo vers le Muretain, en déficit de service. Nous réalisons également des investissements pour développer les connexions entre la nouvelle ligne de métro et la ligne B.

 

Conclusion de Georges Méric

Il est bon d’échanger et de mieux se comprendre. Merci pour la tenue des débats. Je vous invite à poursuivre le dialogue autour d’un verre de l’amitié. 

 

Page publiée le 18 novembre 2016 - vérifiée le 18 novembre 2016

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