Santé : que faire contre l’offensive estivale du moustique tigre ?

Des gestes simples au quotidien pour prévenir sa prolifération, des conseils du Laboratoire départemental 31

Le moustique tigre, est présent en Haute-Garonne depuis 2013. Cette espèce très agressive peut transmettre des maladies telles que la dengue, le chikungunya ou le zika. Le Département a mis en place avec le Laboratoire Départemental 31 un réseau de surveillance et préconise pour s'en prémunir, quelques gestes simples.

La prolifération du moustique tigre (Aedes albopictus) peut s’accroitre dès l’arrivée des beaux jours, en général à partir de Mai : il aime les villes et vit au plus près de l’homme, sur les balcons, dans les jardins et pond ses œufs dans de petites réserves d’eau. Ce moustique, d’une espèce particulièrement agressive et nuisante peut, dans certaines conditions, transmettre des maladies telles que la dengue, le chikungunya ou le zika.  Bien que ces maladies ne soient pas endémiques en métropole, un plan national anti-dissémination est en œuvre pour limiter les risques d’importation et d’implantation. 

Depuis 2013, le Conseil départemental a mis en place, via le Laboratoire Départemental 31 – Eau – Vétérinaire- Air (LD31EVA), un réseau de surveillance de la progression de cette espèce : 54 pièges pondoirs répartis sur 27 communes de la Haute Garonne permettent ainsi d’évaluer chaque mois la migration et la prolifération du moustique. Fin 2016, on comptait 28 communes colonisées, toutes en périphérie de Toulouse.

Sur signalement de l’ARS, le Laboratoire Départemental 31 mène également des enquêtes entomologiques pour identifier la présence du moustique tigre dans l’environnement de personnes ayant contracté les virus de la dengue, du chikungunya ou du zika au retour de séjour en zones infectées, et ainsi éviter la transmission locale de ces maladies. En 2016, 52 enquêtes ont ainsi été menées. Huit cas de moustiques détectés ont nécessité des traitements par pulvérisation d’insecticide, via l’Entente Interdépartementale de Démoustication Méditerranée (EID Méditerranée).

Prévention : faire la guerre à l'eau stagnante 

Des mesures simples de vigilance au quotidien permettent de lutter contre sa prolifération :

  • éliminer les endroits où l’eau peut stagner à l’intérieur comme à l’extérieur,
  • supprimer les petites réserves d’eaux stagnantes dans tout réceptacle : seaux, coupelles des pots de fleurs, pneus usagés, encombrants…
  • vérifier le bon écoulement des eaux de pluie et des eaux usées des gouttières, les nettoyer régulièrement,
  • bien curer les rigoles d’évacuation,
  • penser à entretenir les sépultures dans les cimetières, lieux propices au développement des moustiques,
  • introduire des poissons rouges, friands des larves des moustiques, dans les bassins d’agréments,
  • couvrir les réservoirs d’eau (bidons d’eau, les récupérateurs d’eau, citernes, bassins) avec une moustiquaire, un voile ou un simple tissu ainsi que les piscines hors d’usage.

Plus d’infos  moustiquetigre.org

 

Liens utiles

En vidéo

Mieux se prémunir contre le moustique tigre. Des conseils simples de l'EID Méditerranée, opérateur public compétent en matière de protection et valorisation du littoral et des zones humides, partenaire du Laboratoire départemental eau vétérinaire air.

Page publiée le 24 juillet 2017 - vérifiée le 24 juillet 2017

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