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Soutien des stations de montagne haut-garonnaises

Le Conseil départemental s'engage

En altitude, les professionnels gardent inlassablement les yeux rivés sur la couleur du ciel. La neige se faisant parfois attendre, les stations doivent faire face à des difficultés économiques tout en proposant de nouvelles activités aux touristes.

Parce qu’il y a des années où la neige tombe peu sur les stations haut-garonnaises, le Conseil départemental a pris la décision d’arriver en renfort de ces installations. Durant le premier semestre 2018, un syndicat mixte sera créé, qui devrait offrir un second souffle aux stations de Luchon Superbagnères, Bourg-d’Oueil et Le Mourtis dont l’équilibre économique est fragilisé. L’idée ? Regrouper les stations sous une même gouvernance, pour être plus solide face aux dépenses à engager et développer une offre touristique renouvelée et coordonnée.

Les statuts d'un syndicat mixte départemental regroupant le Conseil départemental de la Haute-Garonne (80 %) et la Communauté de communes Pyrénées haut-garonnaises (20 %) ont été déposés en préfecture. Ce dernier aura pour mission la gestion des trois stations de ski situées dans le département de la Haute-Garonne : Luchon-Superbagnères, Bourg-d’Oueil et Le Mourtis.

Tout schuss vers une offre quatre saisons

La Haute-Garonne a prévu un plan d’investissement de plus de vingt millions d'euros d'ici à 2021. Soutenu par l’État, la région Occitanie et l’Europe, l’objectif est de moderniser les équipements de ces trois domaines. Quinze millions sont d’ores et déjà dédiés au remplacement de la télécabine de Luchon. En mutualisant l’effort d’investissement relatif à la modernisation et à la gestion des stations, un équilibre des comptes est espéré d’ici trois à cinq ans.

La prochaine étape ? Un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) sera créé en juin afin d’assurer l’exploitation d’une offre touristique commune à ces stations tout au long de l’année. Car la montagne est loin de se résumer au ski et autres réjouissances hivernales : la randonnée ou le thermalisme par exemple sont autant de richesses à développer et mettre en avant pour équilibrer la pérennité de ces sites en dépassant le « tout ski ».

Côté Peyragudes, la situation est un peu différente car la station est située à cheval sur deux départements : la Haute-Garonne et les Hautes-Pyrénées. Une société publique locale sera créée à la fin de l’année, qui regroupera le département de la Haute-Garonne et les territoires des Hautes-Pyrénées.

Cet article est issu du Haute-Garonne Magazine n'°148.

 

 

Page publiée le 09 mai 2018 - vérifiée le 09 mai 2018