Vous êtes ici

Transition écologique

Tous mobilisés face à l'urgence

Face aux enjeux climatiques et environnementaux, le Conseil départemental a adopté en janvier 2017 un plan d’engagements pour la transition écologique du territoire et l’amélioration de la qualité de vie des citoyens. À l’occasion de la Semaine européenne du développement durable qui se tient jusqu’au 5 juin, le point sur la nouvelle feuille de route du Département.

La question du développement durable est un sujet central pour le Département depuis plusieurs années, mais l’adoption d’un plan d’actions environnement, intervenue en janvier 2017, marque incontestable- ment un tournant. Dans un contexte d’urgence climatique, le Département s’est doté d’un programme ambitieux – 41 mesures phares, 150 millions d’euros sur quatre ans –  de nature à décliner et renforcer sa politique Climat-Air-Énergie-Environnement sur l’ensemble du territoire. L’objectif : accompagner la mutation de notre société vers de nouveaux modes de consommation, de production, de « vivre-ensemble » économes en ressources et respectueux de notre unique biosphère.

Le plan en question s’article autour de six priorités, parmi lesquelles : être une collectivité exemplaire et éducatrice (via des actions comme le « zéro phyto » aux abords de nos routes, ou l’instauration du covoiturage chez les agents du Département), préserver la biodiversité et les espaces naturels sensibles (avec un objectif de 1 000 hectares protégés d’ici cinq ans), favoriser les modes de déplacements doux (via le développement des voies vertes cyclables et les transports publics), promouvoir une gestion durable de l’eau (un enjeu central qui s’illustre notamment par le lancement du projet de territoire « Garonne amont », qui traitera dans la concertation de l’évolution des besoins et des ressources en eau ) et s’engager dans la transition énergétique (en multipliant notamment les points info énergie sur le territoire et en finançant la rénovation thermique de plus de 500 logements).

Les agriculteurs en première ligne

Dernière priorité, et non des moindres : soutenir la transition vers une agri- culture agro-écologique. « Les agriculteurs sont des acteurs essentiels de la transition écologique dans le sens où ils sont au cœur de notre environnement, souligne Patrice Rival, vice-président chargé de l’agriculture.

Les accompagner dans l’évolution de leurs pratiques est une façon de faire face aux nouveaux défis (raréfaction des ressources, dégrada- tion des sols, réchauffement climatique) mais aussi de répondre aux attentes sociétales (manger sain et local, respecter la biodiversité, etc.) » Une volonté politique « de solidarité » qui s’illustre de différentes manières. Financière d’abord. « Deux millions d'euros d’aides directes sont apportées chaque année aux agriculteurs, dont 1,2 million d'euros aux éleveurs », remarque Patrice Rival. Mais aussi par un appui technique prodigué par 26 conseillers agroenvironnement qui accompagnent les agriculteurs à titre gratuit et indépendant, sur différents sujets : la réduction des intrants, la conversion au bio ou la mise en œuvre de pratiques innovantes en agro-écologie (voir interview dans le magazine Haute-Garonne n°149). Sans compter la mobilisation du Département pour promouvoir les produits locaux de qualité et une action en faveur des circuits courts avec la mise en place de la plateforme numé- rique Agrilocal 31 qui permet de mettre en relation des agriculteurs locaux avec les structures de la restauration collective.
 

« Au moment de la COP21 en 2015, nous avons organisé un colloque sur le changement climatique, durant lequel nous avons réfléchi à la mise en œuvre des orientations choisies. Nous avons alors axé notre travail sur une mobilisation générale de tous les acteurs locaux, et notamment les collectivités locales. C’est pourquoi nous avons décidé d’accompagner très concrètement chaque action qui s’inscrit dans cette bataille pour la préservation de nos ressources. Autrement dit, nous sommes dans une démarche de soutien et de mise en cohérence de toutes les initiatives susceptibles d’accélérer cette nécessaire transition vers un modèle de développement plus durable. Ceci doit se faire au bénécie de tous en termes de santé, de cadre de vie, mais aussi pour contribuer à la préservation de notre planète. »

JEAN-MICHEL FABRE

Vice-président chargé du développement durable et du plan climat

Page publiée le 04 juin 2018 - vérifiée le 04 juin 2018