un Département + juste, pas juste un département

Un Département + juste, pas juste un département

5 ans d'actions du Département

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Retrouvez toutes les actions du Conseil départemental et les réponses à la crise dans le document ci-dessous.

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“Il faut investir dans l’intelligence collective pour sortir de la crise.”

Quels enseignements tirez-vous de ces derniers mois de crise ?

Après avoir eu pour effet de confiner plus de la moitié de l’humanité, cette crise historique jette une lumière très crue sur les inégalités sociales et territoriales qui frappent notre pays avec leurs répercussions évidentes sur la santé publique. Elle a aussi mis en évidence toute la différence qu’il y a entre le discours national et la réalité du terrain. Nous avons été souvent obligés de prendre des décisions face à des situations qui ne bougeaient pas. C’est le cas pour l’achat et la distribution des masques. Il est tout aussi regrettable d’avoir dû attendre de la mi- mars à la mi-mai pour recevoir l’autorisation ministérielle permettant à notre laboratoire départemental d’effectuer les tests. Malgré ce contexte, le service public départemental s’est totalement mobilisé pour répondre à toutes les situations d’urgence, mais aussi pour être prêt à agir dès la fin du confinement.

Dans quelles dispositions abordez-vous cette nouvelle phase ?

La crise nous montre qu’en dépit d’une vision parisienne, les services publics sont précieux pour le pays et que l’échelon local y joue un rôle clé. Les défis qui sont devant nous appellent une action publique massive et différenciée au plus près des territoires pour aider au redémarrage sanitaire, mais aussi économique, social, éducatif.

En Haute-Garonne, le redémarrage au 11 mai des chantiers dont nous avons la maîtrise d’ouvrage ainsi que ceux du déploiement de la fibre optique ont marqué la reprise d’activité et de nos investissements. Nous avons également assumé nos responsabilités pour réussir le défi majeur d’une rentrée au collège en sécurité. Mais il faut tracer de nouveaux chemins, montrer des directions à prendre. Pour le Conseil départemental, le temps de la mobilisation et de la solidarité continue donc. C’est le sens des décisions que nous avons prises dès le 26 mai pour faire suite aux nombreuses mesures d’urgence prises au plus fort de la crise.

“Les services publics sont précieux pour le pays et l’échelon local y joue un rôle clé.”

Quels en sont les axes principaux ?

L’urgence de la relance économique ne doit pas mettre en danger les impératifs de solidarité et de transition écologique. Au regard de l’ampleur des bouleversements déjà en cours, nous avons décidé de soutenir et d’encourager fortement les emplois non délocalisables et les circuits courts d’approvisionnement, de favoriser les transitions environnementales, énergétiques, numériques et sociales. Nous nous sommes donnés les moyens d’être encore plus dans la proximité, plus innovant, plus solidaire. C’est dans cette perspective que, dès le déconfinement, nous avons voté en particulier l’acte 2 du Plan de transition écologique initiée dès le début de notre mandat. Pour y parvenir, nous nous appuierons sur une approche partenariale avec tous les acteurs institutionnels, économiques et associatifs. C’est une condition indispensable pour construire une société plus juste, plus solidaire et plus respectueuse des Haut-garonnais·e·s, de leur territoire et de leur environnement.

Quelle forme prendra cette coopération avec les Haut- Garonnais·e·s ?

Le Conseil départemental n’oublie pas que, des gilets jaunes à la grève contre la réforme des retraites, il y avait en France, avant la pandémie, beaucoup de colère et un grand besoin d’être écouté. À juste titre, nos concitoyens exigent plus de dialogue, des services publics solides et une protection sociale renforcée. Et la condition pour réussir, c’est d’investir sur l’intelligence collective. Le Conseil départemental relève donc le défi et associe l’ensemble des Haut-Garonnais·e·s dans un grand dialogue citoyen, comme celui que nous avions déjà engagé dès 2018 à travers la démarche “Haute-Garonne Demain”. Soutien à la production et consommation de denrées locales, préservation de l’environnement, accompagnement des plus démunis, évolution des moyens de transports : dans les semaines et les mois qui viennent, nous aurons à prendre des décisions importantes pour bâtir ce monde d’après dans lequel nous souhaitons vivre et travailler.

La fin du confinement ne signifie pas la possibilité pour tous nos concitoyens de retrouver leur activité... Qu’en est-il du revenu de base pour lequel vous militez ?

Tout montre que les aides départementales ne seront pas de court terme, qu’il nous faudra les maintenir pour accompagner les plus fragiles, pour atténuer les effets de la récession économique et empêcher l’effondrement du tissu local associatif. Nous allons devoir donc faire face à l’explosion annoncée du RSA. La situation de nos hôpitaux nous a suffisamment montré qu’avec une vision strictement budgétaire, on n’arrive qu’à des catastrophes.

C’est la raison pour laquelle, avec 18 présidents de Conseil départementaux, je plaide une nouvelle fois pour que le gouvernement nous donne son feu vert pour l’expérimentation du revenu de base que nous réclamons depuis plus de deux ans. Pour nous, ce revenu de base est une innovation sociale, une réponse pertinente et viable pour le monde d’après qu’il nous appartient à présent de construire.

“Nous nous sommes donnés les moyens d’être encore plus dans la proximité, plus innovant, plus solidaire.”

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