Voeux 2022
Le Département agit plus que jamais pour les Haut-Garonnais et Haut-Garonnaises dans ce contexte fragile. 2022 : pour un monde plus humain.

2022 : pour un monde plus humain

L'année 2022 s'ouvre sur de grandes incertitudes. Le Département agit plus que jamais dans le quotidien des Haut-Garonnais et Haut-Garonnaises pour leur offrir un monde plus humain. Solidarité, justice sociale, émancipation, transition écologique et valeurs républicaines sont au coeur du projet.

Plus de justice sociale

Plus de justice sociale en 2022
Plus de justice sociale en 2022, pour un monde plus humain.

→ Poursuivre la création de centres d’accueil pour mettre à l’abri les mères vulnérables avec enfant de - de 3 ans.
→ Amplifier la prévention des violences envers les femmes, et améliorer le parcours de sortie grâce à l’Observatoire départemental des violences faites aux femmes de la Haute-Garonne.
→ Accompagner les familles via le service de la Protection maternelle infantile (PMI) gratuit et au plus près des habitants.
→ Protéger les jeunes isolés ou en rupture familiale via un soutien matériel, éducatif et psychologique de l’Aide sociale à l’enfance (ASE).

 

→ Expérimentation d’un revenu de base pendant 18 mois, pour 1 000 jeunes âgés de 18 à 24 ans qui percevront un montant maximum de 500€ par mois.
→ Développer le mentorat étudiant pour accompagner les collégiens en difficultés scolaires.
→ Encourager les jeunes porteurs de projets en les accompagnant et les soutenant à travers le dispositif Initi’Active Jeunesses.

 

 

→ Poursuivre l’attribution des bons solidaires de 150 à 300€ qui permettent d’acheter des produits alimentaires et d’hygiène dans 5 000 enseignes.
→ Distribution de 5 millions de masques et mobilisation pour la vaccination des Haut-Garonnais·es avec les 42 agents départementaux mobilisés dans les 2 centres de vaccination (Montastruc-la-Conseillère et Villefranche-de-Lauragais).

 

Plus d'émancipation

Plus d'émancipation en 2022
Plus d'émancipation en 2022, pour un monde plus humain.

 

→ Création d’une assemblée citoyenne composée de 162 citoyens (6 par canton) qui symbolise un pacte d’engagement concret entre les citoyens et la collectivité.
→ Lutter contre toutes les discriminations en organisant les Rencontres pour l’égalité, autour de la Journée internationale des droites des femmes le 8 mars, pour débattre, comprendre et échanger sur le thème.
→ Renforcer le dialogue citoyen à travers les 16 concertations citoyennes mises en place sur tout le territoire.

 

Plus de valeurs républicaines

Plus de valeurs républicaines en 2022
Plus de valeurs républicaines en 2022, pour un monde plus humain.

 

→ Défendre la laïcité via le Parcours laïque et citoyen dans les collèges haut-garonnais, qui a permis de déployer 271 actions.
→ Former les citoyens de demain en garantissant la mixité sociale dans les collèges, afin que tous les élèves aient les mêmes chances de réussite.
→ Poursuivre les ateliers du midi pour améliorer le climat scolaire et le vivre-ensemble dans les collèges.

 

Plus de transition écologique

Plus de transition écologique en 2022
Plus de transition écologique en 2022, pour un monde plus humain.

"Favoriser une société solidaire, plus inclusive, fondée sur le dialogue et le partage, sur l’égalité des chances et des droits."

Georges Méric, président du Conseil départemental de la Haute-Garonne

Interview Georges Méric
Interview de Georges Méric, président du Département de Haute-Garonne.

L’année 2022 s’ouvre sur de grandes incertitudes. Quel regard portez-vous sur la  situation au niveau national et en Haute-Garonne ? 

Georges Méric : Nous vivons depuis bientôt deux ans sous la menace épidémique. Cette situation d’une exceptionnelle gravité perturbe notre capacité à nous projeter dans l’avenir. L’incertitude domine. La crise sanitaire a de graves conséquences économiques et sociales et cela, malgré les aides financières. Même si la Haute-Garonne reste dynamique et  attractive, les dangers sont d’ores et déjà présents : précarité des publics fragiles, perte d’emploi pour les uns, petits jobs précaires pour les autres, les jeunesses en grande  détresse, des dégâts psychologiques inquiétants… À cela s’ajoute la hausse du prix des énergies : gaz, carburants, électricité, mais aussi de l’alimentaire. L’inflation grimpe, les salaires stagnent, les loyers sont à la hausse.

Autant de signaux qui virent au rouge. Dans ce contexte fragile, quelles sont les priorités du Conseil départemental ?

GM : C’est faire des choix et prendre des mesures concrètes pour réduire les inégalités  sociales, territoriales, environnementales, au profit des habitants, au bénéfice des  communes et des intercommunalités de nos territoires métropolitains, urbains, périurbains, ruraux ou de montagne. Depuis 2015, et plus encore depuis le début de la crise en mars 2020, toutes nos actions s’inscrivent dans une stratégie de proximité pour favoriser une société solidaire, plus inclusive, fondée sur le dialogue et le partage, sur l’égalité des chances et des droits. Avec la majorité départementale que je préside, nous sommes convaincus que réduire les inégalités c’est réduire les fractures sociales et territoriales, et c’est garantir la cohésion sociale.

Sur quels leviers agissez-vous pour la préservation du pouvoir d’achat ?

GM : La défense du pouvoir d’achat des Haut-Garonnais·es est une de nos priorités alors que nous subissons la flambée des prix des céréales, des matières premières, une augmentation des coûts dans l’industrie, les services et les transports. Nos politiques de proximité et de  solidarité apportent des réponses fortes pour contrer l’inflation qui est une véritable bombe à retardement. Quelques réponses, parmi d’autres : pas d’augmentation d’impôts  départementaux ; soutien à l’emploi local et à l’activité de nos entreprises par la commande publique ; 250 millions d'euros par an d’investissement et 20 millions d'euros par an pour les projets des communes ; soutien au logement social et à la rénovation énergétique, ce qui est bon pour le pouvoir d'achat des familles, pour le carnet de commandes de nos entreprises et de nos artisans.

Dans le cadre de vos compétences territoriales, où placez-vous le curseur de la transition écologique ? 

GM : Toutes ces crises s’inscrivent sur fond d’urgence  climatique. Rester passif serait suicidaire. C’est pourquoi nous allons continuer d’amplifier nos actions pour produire, se nourrir, se déplacer différemment, pour un environnement et une qualité de vie préservés. Pour exemples, ce sont nos actions sur les  mobilités douces au travers des Réseaux express vélo, la  création de 2 000 places supplémentaires de covoiturage ou encore le projet Garonne Amont pour la préservation et la gestion de la ressource en eau qui deviendra vitale dans les prochaines décennies. Nous voulons bâtir les fondations d’une société  écoresponsable pour produire et manger sain en favorisant les circuits courts et la vente directe de nos producteurs locaux, pour gagner en qualité dans l’assiette de nos collégiens. Nos 6 000 agriculteurs et éleveurs le savent : nous sommes à leur côté pour les accompagner dans la transition écologique et l’agroécologie. Entendons-nous bien, la transition écologique que nous voulons, c’est celle de la justice climatique qui réduit les émissions de gaz à effet de serre, crée des emplois et rend du pouvoir d’achat.

Face à l’individualisme et au repli sur soi, comment recréer une société participative et citoyenne ? 

GM : Le monde change, la société de la communication directe est omniprésente. Le citoyen est en demande d’être informé,  questionné, de participer au débat. Nous avons déjà mis en œuvre le Dialogue citoyen. Écouter et “parler vrai”, voilà notre démarche depuis 2015 pour la création des collèges, la sectorisation et la mixité, les transports, la culture, la jeunesse, l’insertion...  En 2022, nous irons plus loin avec la création d’une assemblée citoyenne, et la mise en œuvre d’un droit d’interpellation. Nous  expérimenterons aussi un revenu de base pour les 18-24 ans.

En ce qui concerne les valeurs républicaines, y a-t-il urgence face à la montée des intolérances, du complotisme, de  l’idéologie identitaire et séparatiste ?  

GM : Oui, l’urgence citoyenne est très prégnante pour la défense des valeurs républicaines, et pour la défense du principe de laïcité. Nous allons créer dès cette année, un Conseil départemental de la laïcité. Dans cette période où le futur est incertain et le pacte  républicain menacé, nous continuerons nos actions face aux dangers pour notre République qui ne doit pas devenir un archipel de communautés qui ne feront que renforcer les discriminations, les communautarismes, les fondamentalismes. Face aux mirages du populisme et aux funestes sirènes de l’extrême-droite, la  résignation n’est pas de mise. Le bonheur individuel ne se construit que dans le bien-être collectif. Vous pouvez compter sur moi et sur la majorité départementale pour construire une  démocratie ouverte, partagée, conjuguant justice sociale et  exigence écologique.