Je fais attention de ne pas les sursolliciter pour ne pas les dégoûter. C’est un savant équilibre à trouver. Lorsqu’on organise des événements, comme des championnats de France ou des coupes d’Europe sur deux-trois jours, on trouve des bénévoles sans trop de problème du fait du collectif de l’engagement court et de l’ambiance de la compétition. Nous avons plus de difficultés pour des tâches plus ingrates comme du secrétariat, de l’administratif, de la gestion de dossiers de subventions, etc. À savoir que dans des structures comme la nôtre, nous sommes élus pour 4 ans, soit le temps d’une olympiade. Ça fait peur à beaucoup et c’est difficile de monter une équipe. Cela demande du temps et de l’énergie pour convaincre, sur le terrain, dans les clubs, à la recherche de personnes motivées, ayant des idées ou simplement l’envie de s’investir.
Parfois j’ai plus de monde que nécessaire (22 personnes au lieu de 20), alors je les implique quand même dans les équipes pour qu’ils fassent progressivement leurs armes, car tout le monde n’est pas comptable pour gérer la trésorerie dans un club, tout le monde n’est pas secrétaire général pour le faire également dans un club, tout le monde n’est pas manager, etc. Donc le bénévolat s’apprend. Je veille à ce qu’ils changent de sujet pour sortir de la routine. Ce qui est fondamental, c’est la camaraderie, la convivialité entre nous, partager un bon repas par exemple, c’est ce qui permet de faire du lien, sachant qu’il y a quand même du turn-over. Je veille aussi à aller au plus près du terrain. Si nous organisons généralement notre comité directeur à Balma, où se situe notre siège, je délocalise régulièrement des réunions dans les clubs qui peuvent nous recevoir et je convie les élus du club, et toujours à la fin un temps d’échanges suivi d’une auberge espagnole. Cela me permet de faire de la détection et de rapprocher le comité départemental du terrain, cela introduit de la transparence et de la confiance entre nous.