Concertation avec les Haut-Garonnais·es sur la société d’après

Consommer et produire local

Dépôt des propositions terminé
du 13/05/2020 au 14/07/2020

Réduction et restriction de la publicité promotionnelle

Par Hapax
Le 21/05/2020

Proposition initiale 21 mai 2020

Réduire la publicité commerciale à son sens littéral : Rendre public des informations utiles concernant un acteur économique, un bien ou un service :
- coordonnées
- activités
- horaires d’ouverture
- tarifs

Pour les activités commerciales :
S’ils existent, n’autoriser la publicité que pour les éléments locaux.
N’autoriser l’affichage publicitaire qu'au sein des lieux de production de biens, de délivrance de services, de distribution de biens et uniquement pour les biens et services produits et/ou fournit sur ces lieux.
Interdire les prospectus publicitaires.
Les informations seront accessibles en ligne sur des sites dédiés (pages jaunes …) ou par téléphone auprès d’opérateurs publics accédant à ces mêmes informations en ligne.

L'information sera toujours existante, qui la cherchera selon ses propres besoins, formulés de façon autonome; pourra la trouver facilement.

Ceci afin d'orienter la demande de biens et services, vers des comportements de consommation tendant à réduire les externalités négatives (délocalisation des productions permettant de baisser les coûts et donc les prix mais multiplication des transports faisant porter à la collectivité les externalités en découlant) et ainsi favoriser la re localisation de l’activité économique pour des territoires plus autonomes (en cas de déstabilisation des chaînes logistiques : météo, contraintes énergétiques, conflits ...) et résilients.

Les acteurs, privés comme publics, de l'industrie du tourisme et du loisir devront être accompagnés vers de nouveaux modèles d'activité à des échelles plus locales donc parfois pour un volume d'activité plus restreint.

Les acteurs de la publicité communication à fins promotionnelles, devront être accompagnés vers un recyclage de leurs activités.

2 Commentaires

Par balexandre
Le 22/05/2020
L'idée de réduire l'emprise de la publicité me paraît intéressante tant elle fait partie du cœur du problème : la sur et la mal-consommation, pour autant la proposition en elle même me semble complexe.
Par taudrey
Le 29/05/2020
La publicité alimentaire cible essentiellement les produits dont on sait qu'ils sont délétères pour la santé, et couteux à la sécurité sociale (certains diabètes, maladies cardio-vasculaires, malnutrition). La publicité pour les cigarettes a bien été interdite il y a 50 ans, pourquoi pas celle qui concerne des aliments dont ils est reconnu qu'ils sont problématiques ?
La publicité non alimentaire quant à elle invite à la surconsommation, à l'abandon de produits en très bon état de fonctionnement, en l'accumulation d'objets "non-essentiels".
Mon expérience du métro parisien était d'avoir l'impression d'une agression constante. Où que se pose mon regard, on m'enjoignait d'acheter. Je ne pouvais poser mes yeux que sur mes pieds pour ne pas avoir à subir des couleurs fortes, des messages offensifs, là où j'aurai adoré contempler des oeuvres d'art, lire des morceaux de texte d'auteurs, ou encore entendre de la musique.
L'idée me semble fondamental pour retrouver une sérénité de promenade et de déplacement dans les villes. Nous ne sommes pas des appareils à consommer.