Concertation avec les Haut-Garonnais·es sur la société d’après

Consommer et produire local

Dépôt des propositions terminé
du 13/05/2020 au 14/07/2020

Soutenir les agriculteurs

Par Dialogue.Citoyen - HauteGaronne Demain
Le 13/05/2020

Proposition initiale 13 mai 2020

• Soutenir la reconversion des agriculteurs (passage d’une agriculture intensive à une agriculture raisonnée ?)
• Accompagner les paysans en anticipant les catastrophes climatiques
• Organiser des rencontres paysans-citoyens

(Proposition issue des ateliers citoyens lors de la démarche Haute-Garonne Demain en 2019)

10 Commentaires

Par fchristiane
Le 16/05/2020
Je pense qu'il est important de soutenir les agriculteurs souhaitant abandonner l'agriculture intensive. Aider en priorité ceux qui font une agriculture bio respectueuse de l'environnement, de notre santé et du bien-être animal.
Par alaurence
Le 22/05/2020
Il est important que l'enseignement dans les écoles d'agriculture changent pour que les pratiques changent et qu'on puisse enfin aller vers une transition écologique.
Qu'attend l'Etat pour prendre des mesures ?
Par balexandre
Le 22/05/2020
"(passage d’une agriculture intensive à une agriculture raisonnée ?)" au point où l'on en est, je crois qu'il ets temps de sortir de la timidité et d'aller vers des systèmes réellement durables, nourriciers et respectueux de l'ensemble du vivant comme l'agriculture biologique et l'agroécologie.
J'ose quand même espérer qu'à notre époque, l'agriculture bio n'est plus un gros mot ou un tabou.
Par fbernard
Le 29/05/2020
Aucun organisme ne certifie l' agriculture raisonnée, elle sera donc toujours liée à la bonne volonté individuelle des exploitants. Il reste trés probable que la majorité des producteurs favorise leur profit et leur condition de travail avant l' intéret de la communauté. L' agriculture raisonné n' est ni vérifiable, ni quantifiable puiqu'elle dépend de critéres qui varie selon le terrain de culture( ses ressources agronomiques, l' emprise des adventices, sa biodiversité).
Elle n'est donc pas soutenable par la collectivité. A mon avis, nous devons soutenir la reconversion des agriculteurs du chimique vers le bio. Dans le meme temps nous devons favoriser la recherche de nouvelles techniques culturales Bio, l' innovation et la mutualisation des outils de production pour proposer des solutions viables
Par Terraposse
Le 09/06/2020
Ceci est un commentaire juste. Demandez-vous ce qu'est une agriculture déraisonnable et vous voyez immédiatement le problème. "Je voulais semer du maïs alors j'ai loué un hélicoptère et je l'ai jeté par la fenêtre!"
Par fbernard
Le 29/05/2020
Dans un premier temps il faut proposer la diversification à nos producteurs. Dans toute entreprise elle permet aux différentes activités de se soutenir entre elles et favorise donc la prise de risque et l'innovation
Par fbernard
Le 29/05/2020
Les Sociétés Coopératives d'Interet Collectif, intégrant les producteurs, les consommateurs, les milieux associatif et les pouvoirs public sont, à mes yeux, le statut social le mieux adapté pour soutenir et accompagner les agriculteurs mais également pour établir un dialogue entre les différents acteurs
Par bjean-michel
Le 01/06/2020
D'EXPÉRIENCE (nous avons créé il y a deux ans un commerce en statut SCIC) il est très difficile de faire sortir les agriculteurs (trices) de leur organisationactuelle. Beaucoup de poids de la part des syndicats, des coopératives et des banques qui les maintiennent dans un système productiviste. et faire du circuit court, c'est en premier lieu la difficulté de trouver des agriculteurs qui souhaitent changer leurs pratiques et leurs modes de commercialisations. Et ce n'est pas leur métier. La chaine logistique est donc à bâtir pour faire un pont entre le monde agricole et les consommateurs. Produit sur son 31 est une début de réponse mais pas que il faut l'étoffer avec des initiatives d'entreprises locales (Drive fermiers, distribution de paniers, fournitures des restaurants,...) . Et d'accord avec un post précédent changeons la formation des jeunes agriculteurs.
Par lolotte
Le 08/06/2020
Je suis assez d'accord avec bjean-michel. Les agriculteurs sont bien seuls ou trop entourés. Bien seuls pour oser sortir de l'agriculture à grande échelle sans être ostracisés, j'en connais. Bien seuls pour se lancer à tâtons dans de nouvelles manières de cultiver. Bien seuls parce que tout le monde semble leur donner des leçons ou leur faire des reproches. Trop entourés parce que la FNSEA pour ne pas la nommer est installée dans un fonctionnement immuable et délétère. La région et le département font des propositions mais il faut aller bien plus loin, rendre la terre plus productive en polluant moins c'est possible en permaculture, à quand l'enseignement de la permaculture dans les lycées agricoles?
Par Terraposse
Le 09/06/2020
Il faut développer des unités d'innovation hautement techniques et mobiles. Grand et bien financé (plusieurs unités), composé d'agriculteurs et d'autres qui peuvent démontrer de nouvelles techniques et pratiques. Il peut être nécessaire de développer une branche d'ingénierie pour de nouveaux outils. Les agriculteurs ont besoin d'un réel soutien financier pour contrer les risques de changement. Il doit y avoir un changement de culture loin des syndicats et associations d'agriculteurs qui renforcent le statu quo et maintiennent une culture de «eux et nous». Il doit y avoir des groupes d'agriculteurs locaux réunis où les innovations sont testées sur le terrain et les paiements pour le temps et les pertes de production le cas échéant. Chaque commune doit avoir ces initiatives paysannes sans exception. Les agriculteurs ont trop peu de temps pour essayer de nouvelles pratiques et il faut des paiements pour l'emploi de travailleurs agricoles afin d'alléger certaines des tâches quotidiennes pour permettre la formation, les réunions et le développement. Le recrutement est la clé de ces nouvelles unités afin qu'elles soient à l'abri de la main morte de la bureaucratie. Ils doivent être basés dans les zones rurales. Ils doivent être construits à partir de la base par des agriculteurs et des spécialistes du développement. Ils doivent être financés pour un minimum de 5 à 10 ans.