PORTRAIT

Dimitri Pavadé : un athlète d'exception

Date de publication
Publié le 17 septembre 2022
Temps de lecture : 2 min
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Dimitri Pavadé, spécialiste du sprint et de la longueur.
© Aurélien Ferreira / CD31
Légende

Dimitri Pavadé, spécialiste du sprint et de la longueur.

Chapeau

Athlète paralympique d'origine réunionnaise, Dimitri Pavadé est aujourd'hui installé à Toulouse et ambassadeur sportif de Haute-Garonne. Médaillé d'argent en saut en longueur au championnat du monde de 2019 et aux jeux paralympiques de 2020, il concourt également en sprint (100m et 200m) et coache les jeunes handisport. Portrait d'un sportif engagé. 

Corps v2

Privé de son tibia droit depuis 2007 suite à un accident de travail, sur la piste comme dans la vie, Dimitri Pavadé n’y va pas par quatre chemins : « je ne regrette pas cet accident, il a changé ma vie en positif » explique le sportif, ambassadeur de la Haute-Garonne. Après deux ans de rééducation, il enchaine les boulots mais se décide rapidement « à quitter mon caillou, je ne voulais pas rester à la Réunion". En 2013, il postule en métropole et enchaine sur un CAP. Aujourd’hui, à 33 ans, l’ancien docker réunionnais a posé ses valises à Toulouse, où il continue à s'entraîner tout en coachant les jeunes handisport. Il fait d'ores et déjà l'admiration des "petits" qu'il "prend en charge", comme l'explique Neal qui s'entraîne avec lui aujourd'hui: « il donne de bons conseils, j'aimerais bien arriver à faire comme lui, c'est vraiment super ». 

Des rencontres décisives

Modèle parfait de résilience, il le clame haut et fort, son handicap lui a ouvert des portes. Des opportunités de rencontres notamment, dès janvier 2016. « Lors d’un stage, j’ai rencontré mon actuel PDG qui m’a proposé de tester des lames de course à pied ». Désormais agent technique prothésiste, il monte et façonne des prothèses le jour. Le soir, il laisse sa prothèse sur le bord de la piste pour enfiler une lame de course : « les sensations sont incroyables ». 

En juin 2016, il récolte une première moisson de médailles. En 2017, l’équipe de France le suit de près pour finalement le sélectionner l’année suivante. Ses spécialités ? 100 mètres, 200 mètres et saut en longueur. Il dit prendre la vie "comme elle vient", certain que cet accident de parcours n'en est pas réellement un. Les opportunités s'enchaînent, avec des propositions venant de plusieurs marques, comme le Coq Sportif par exemple.

En 2019, il obtient une médaille d'argent aux championnats du monde de Dubaï en saut en longueur avec une performance à 7,25 m réalisé à sa première tentative. En 2021, il est vice-champion d'Europe. Aux Jeux olympiques d'été de Tokyo, il devient vice-champion paralympique de la longueur (T64) avec un saut à 7,39 m. Un palmarès qui lui permet d'espérer briller encore aux prochaines olympiades à Paris en 2024.