PORTRAIT

Dimitri Pavadé : un athlète d'exception Publié le
Date de publication
17 janvier 2020

Dimitri Pavadé, spécialiste du spirnt et de la longueur.
Dimitri Pavadé, spécialiste du spirnt et de la longueur. (Crédits : Aurélien Ferreira / CD31)
Chapeau

Ils sont champions d’athlétisme, de handirugby, de BMX, de natation ou de rugby et sont ambassadeurs sportifs de Haute-Garonne. Retrouvez ces sportives et sportifs qui vont défendre également les couleurs de la Haute-Garonne aux Jeux paralympiques de Tokyo du 24 août au 5 septembre. Cette semaine, rencontre avec le sauteur en longueur Dimitri Pavadé.  

Corps

Privé de son tibia droit depuis 2007 suite à un accident de travail, sur la piste comme dans la vie, Dimitri Pavadé n’y va pas par quatre chemins : « je ne regrette pas cet accident, il a changé ma vie en positif » explique le sportif, ambassadeur de la Haute-Garonne. Après deux ans de rééducation, il enchaine les boulots mais se décide rapidement « à quitter mon caillou, je ne voulais pas rester à la Réunion". En 2013, il postule en métropole et enchaine sur un CAP. Aujourd’hui, à 31 ans, l’ancien docker réunionnais qui a posé ses valises à Toulouse et est devenu un athlète handisport avec un seul objectif : briller aux Jeux paralympiques de Tokyo.

Des rencontres décisives

Modèle parfait de résilience, il le clame haut et fort, son handicap lui a apporté de belles choses. Des rencontres notamment, qui lui ont mis le pied à l’étrier dès janvier 2016. « Lors d’un stage j’ai rencontré mon actuel PDG qui m’a proposé de tester des lames de course à pied ». Désormais agent technique prothésiste, il monte et façonne des prothèses le jour. Le soir, il laisse sa prothèse sur le bord de la piste pour enfiler une lame de course : « les sensations sont incroyables ». 

En juin 2016, il récolte une première moisson de médailles. En 2017, l’équipe de France le suit de près pour finalement le sélectionner l’année suivante. Ses spécialités ? 100 mètres, 200 mètres et saut en longueur. Il dit prendre la vie "comme elle vient", certain que cet accident de parcours n'en est pas réellement un. Les opportunités s'enchaînent, avec des propositions venant de plusieurs marques, comme le Coq Sportif par exemple.

Faire un résultat à Tokyo

Cette année en plus d'entraîner deux jeunes handisport, il enchaîne les entraînements, coaché à distance pour les repas et les séances de sport. Régulièrement des stages de préparations complètent également le quotidien. Il fait d'ores et déjà l'admiration des "petits" qu'il "prend en charge", comme l'explique Neal qui s'entraîne avec lui aujourd'hui: « il donne de bons conseils, j'aimerais bien arriver à faire comme lui c'est vraiment super ». En attendant, Dimitri a déjà un tour d’avance et au bout de la piste c’est bien les jeux paralympiques de Tokyo qu’il voit.