PORTRAIT

Le Département rend hommage à Lionel Jospin

Publié le 23 mars 2021
Temps de lecture : 2 min
© Aurélien Ferreira/CD31
Lionel Jospin lors de l'inauguration du collège de Cintegabelle qui porte son nom

Lionel Jospin, figure majeure de la vie politique française, ancien Premier ministre,a été conseiller général du canton de Cintegabelle jusqu’en 2002. Retour sur le parcours d’un homme de dossiers et de terrain qui a su conjuguer destin national et ancrage haut-garonnais.

Si Lionel Jospin est né en région parisienne, c’est en Haute-Garonne qu’il a choisi d’établir son fief politique. Dès les années 1980, il s’établit à Cintegabelle. D’abord député de la septième circonscription de la Haute-Garonne de 1986 à 1988, il est élu conseiller général de ce canton en 1988. Il siège près de 14 ans au sein de l’assemblée départementale, y apportant sa rigueur et sa vision exigeante des politiques publiques. Il fut aussi conseiller régional de 1992 à 1997. En 1997, il se représente dans sa circonscription et la remporte, avant de rejoindre Matignon. 

En Haute-Garonne, l’homme politique y cultive un lien direct avec les élus locaux et les citoyens, loin des ors de la République, s'attachant à défendre les dossiers ruraux autant que le développement de l'agglomération toulousaine.

« Homme d’État, Premier Secrétaire du Parti Socialiste, Lionel Jospin a placé l’intérêt général au cœur de son engagement, avec une exigence de probité et de fidélité à la parole donnée qui force encore aujourd’hui le respect. Il voulait une France fidèle à l'idéal républicain, une France qui devait s’inscrire dans le progrès, concilier les aspirations individuelles, l'intérêt général et l'harmonie sociale.»


Sébastien Vincini, président du Conseil départemental de la Haute-Garonne

Tout au long de sa carrière ministérielle et lors de son passage à Matignon (1997-2002), Lionel Jospin est resté un interlocuteur privilégié pour le département. Son influence a été déterminante dans plusieurs dossiers structurants. Soutien indéfectible de la filière aéronautique, il a accompagné l'essor industriel de Toulouse, consolidant sa place de capitale européenne de l'aviation.  En matière d’infrastructures, il a veillé au désenclavement du Sud-Ouest et au renforcement des axes de communication essentiels à l'économie locale. En qualité d’ancien ministre de l'Éducation nationale, il a toujours porté une attention particulière au rayonnement universitaire toulousain. Et en matière d’avancées sociales, c’est à lui que l’on doit la création de l’APA, l’allocation personnalisée d’autonomie et c’est également, durant son passage à Matignon, qu’est votée la réduction du temps de travail à 35 heures.  

Au Conseil départemental de la Haute-Garonne, on se souvient d'un homme de conviction, attaché à la « morale en politique ». Son passage dans l’hémicycle départemental a laissé l’image d’un élu à l’écoute, respectueux des institutions et soucieux d'un équilibre solidaire entre les territoires urbains et ruraux.