Le 27 mars 2026, plusieurs experts ou responsables de terrain se sont donc succédé en tribune à l’instar de Nathalie Escaravage, enseignante- chercheuse au Centre de recherche sur la biodiversité et l’environnement à l’Université de Toulouse. Elle est notamment venue expliquer comment améliorer l’accueil des pollinisateurs en milieu urbain. « Pour enrayer leur déclin et favoriser leur diversité des espèces, il faut bien sûr interdire les pesticides, mais aussi favoriser la diversité florale, limiter les plantes ornementales, proscrire les espèces exotiques envahissantes, privilégier les haies issues d’essences locales et arrêter la « tontomania », plaide-t-elle.
Et d’évoquer aussi l'efficacité relative des hôtels à insectes, qui ne constituent pas toujours une solution adaptée contrairement à des solutions plus naturelles comme les cavités, les friches, les zones refuges avec morceaux de bois, des cailloux, des ronces, des plantes à tige creuse, etc. Cette première intervention a été ensuite illustrée par l’exemple de terrain de Dominique Dupouy, co présidente de l’Association des Jardiniers de Tournefeuille. Ces jardiniers ont, par exemple, imaginé Butinopolis, un espace dédié à la découverte de la biodiversité avec une mare, une spirale aromatique, un jardin tinctorial et un arboretum. Ce jardin collectif, devenu un tiers-lieu de la ville, reçoit 1000 enfants chaque année. « À l’échelle locale, nous faisons beaucoup de sensibilisation et depuis plus de 20 ans et organisons une semaine pour favoriser les alternatives aux pesticides, l’une des causes de la disparition des pollinisateurs. », explique-elle.