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Agriculture : le bonheur est dans le bio pour Laurent et Nathalie Paul

Publié le 6 février 2025
Temps de lecture : 2 min
© Valentine Chapuis / CD31
Laurent et Nathalie Paul produisent des céréales et des farines bio dans le Lauragais.

Dans le Lauragais, Laurent et Nathalie Paul cultivent depuis 2009 une grande variété de céréales bio transformées en farine et de légumineuses. Un pari relevé grâce au passage réussi d’un modèle agricole traditionnel au bio. 

Installé sur la ferme familiale depuis 1997 au lieu-dit Le Pesquié sur la commune de Montclar-Lauragais, Laurent Paul, 51 ans, a fait évoluer son exploitation. Des 97 hectares de grandes cultures conventionnelles à l’aube des années 2000, il est passé quelques temps plus tard à 132 hectares de terres converties en bio. Aujourd’hui il cultive selon un système d’assolement bien défini entre 8 et 10 cultures différentes : essentiellement des céréales (blés, sarrasin), des légumineuses (lentilles, pois chiche, pois, soja, luzerne) et des oléagineux (tournesol, lin). « En 2007, il y a eu une prise de conscience avec la chute du prix des céréales et l’augmentation des tarifs des produits phytosanitaires. Notre volonté était également de préserver la santé de mes concitoyens et de ma famille », explique l’agriculteur en désignant ses terres qui entourent le petit village du Lauragais. 

« Redonner de la valeur ajoutée à mon travail »

Pendant trois ans il entame la conversion en bio qui l’amène à être officiellement certifié en 2009. « L’objectif était de redonner de la valeur ajoutée à mon travail », ajoute Laurent Paul. C’est chose faite avec la nouvelle configuration de la ferme et la naissance de la marque Au petit grain bio. Il se dote de deux moulins qui lui permettent de fabriquer des farines et développe à partir de 2010 la vente directe de ses produits à la ferme avec l’ouverture d’un magasin. En 2015, il créé la GAEC (Groupement agricole d’exploitation en commun) avec sa femme Nathalie. Cette dernière met sa carrière de professeur d’espagnol en parenthèses pour rejoindre son mari dans l’aventure du bio. « On a multiplié les débouchés, on vend aux particuliers, aux magasins bio, aux boulangers, aux restaurants ou aux magasins bio. On approvisionne les collèges du département dans le cadre du dispositif Agrilocal ainsi que les écoles », détaille Nathalie Paul.