PORTRAIT

Maxime Valet vise l'or à Tokyo ... et rien d'autre !   Publié le
Date de publication
9 août 2021

Maxime Valet, escrimeur handisport.
Maxime Valet, escrimeur handisport. (Crédits : Hélène Ressayres / CD31)
Chapeau

Ils sont champions d’athlétisme, de handirugby, de BMX, de natation ou de rugby et sont ambassadeurs sportifs de Haute-Garonne. Retrouvez ces sportives et sportifs qui vont défendre également les couleurs de la Haute-Garonne aux Jeux paralympiques de Tokyo du 24 août au 5 septembre. Cette semaine, rencontre avec Maxime Valet, champion paralympique d’escrime.

Corps

Après deux médailles de bronze en fleuret à Rio en 2016, en individuel et par équipe, Maxime Valet, 34 ans, escrimeur paralympique licencié au TUC et au Stade Toulousain veut revenir des Jeux de Tokyo avec de nouvelles médailles. Mais cette fois ci les médailles, Maxime Valet les veut en or ! “La préparation a été plutôt bonne, la seule difficulté est de s’évaluer par rapport aux adversaires car il n’y a pas eu de compétition pendant deux ans”, note Maxime Valet. Paraplégique depuis 2009 après avoir chuté dans un trou aux abords d’un chantier à Toulouse, Maxime Valet alors âgé de 22 ans, reprend l’escrime quelques mois après son accident. Un sport qu’il pratiquait depuis son enfance et qui lui avait permis de participer à des Coupes du monde en junior et en cadet. 

Engagé en fleuret et en sabre 

Champion d’Europe en 2011, multiple champion de France, le spécialiste du fleuret se met au sabre en 2014 sous les ordres de Damien Touya, champion olympique par équipe à Athènes en 2004. Alors que les touches au fleuret s’effectuent avec la pointe de l’arme sur le buste, en sabre l’escrimeur doit utiliser le tranchant de la lame sur les parties du corps au-dessus de la ceinture. Engagé dans les deux disciplines, l’escrimeur toulousain qui a aménagé son emploi du temps de médecin au CREPS de Toulouse pour peaufiner sa préparation, se présente à Tokyo dans de meilleures dispositions qu’il y a 4 ans. “J’ai identifié ce qui m’avait manqué au Brésil, j’ai fait quelques ajustements techniques et davantage travaillé l’aspect physique. Aujourd’hui je suis plus mobile et gainé !”. Numéro 1 français dans sa catégorie, Maxime Valet est ambassadeur sportif du Département :  « C’est une fierté de représenter la Haute-Garonne, où je suis né, et de pouvoir rendre tout ce que j’ai moi-même reçu. ». A Tokyo, il aura un seul regret : ne pas bénéficier de l’appui de sa femme Delphine Bernard, elle avait terminé 5ème au fleuret aux Jeux paralympiques de Londres, et de sa petite fille qui resteront en Europe en raison du contexte sanitaire. Elles se consoleront avec la ou les médaille(s) que Maxime ne manquera pas de leur ramèner à la maison !    

Maxime Valet, escrimeur handisport.
Maxime Valet, escrimeur handisport. (Crédits : Hélène Ressayres / CD31)