David, Paul et Elie, qui travaillent à la pépinière, guident les élèves. Après avoir rebouché les gigantesques trous qui ont été creusés par les équipes du Conseil départemental, on mélange bien la terre, le fumier, le terreau, puis on procède à la taille des végétaux. Les élèves, très à l’aise, ne se font pas prier pour remuer le sol ou empoigner le sécateur. Toutes et tous accueillent avec enthousiasme le projet et plus particulièrement Thomas, élève de 3e, féru de biodiversité. Il a participé au choix des essences d’arbres « auto fertiles ». À ses côtés, Emma, en classe de 5e, éco-déléguée depuis deux ans, est aussi très satisfaite : « je suis très impliquée dans ce projet qui me tient beaucoup à cœur. Planter des arbres, ça va nous amener de l’ombre. », se félicite-elle.
L’action est suivie attentivement par les équipes du Département comme le rappelle David Mabru, chef de projets à la Direction de l’éducation : « Nous accompagnons tous les collèges afin de les aider dans la réalisation de projets relatifs à la transition écologique autant sur l’aspect technique que sur la faisabilité ».
Ce projet de jardin s’inscrit plus globalement dans la dynamique en faveur de la bifurcation écologique, portée par la collectivité et qui s’illustre notamment par la végétalisation des cours de récréation. En 2025, six d’entre elles ont été réaménagées dans les collèges haut-garonnais. À Léonard de Vinci notamment, des tables de pique-nique et des grands bancs ont été installés, près de 100 mètres carrés décroûtés (c'est à dire enlever le béton pour retrouver le sol à nu) et des végétaux, tels que des érables, des arbres de Judée, des merisiers, des zelkova et des copalmes d’Amérique plantés. Cette année, en Haute-Garonne, les élèves de trois nouveaux collèges participeront à des ateliers pour imaginer leur cour de demain avec l’appui des équipes du Conseil départemental.