Un réseau de 26 conseillers en agroenvironnement

Conseillers agroenvironnement
Le Département met à disposition 26 conseillers agroenvironnement sur tout le territoire.
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Pour favoriser le développement de l’activité agricole et accompagner les exploitants, le Conseil départemental a mis en place un réseau de 26 conseillers agroenvironnement sur l’ensemble de la Haute-Garonne. Ils assurent des permanences hebdomadaires sur 33 communes, réparties sur quatre secteurs : Lauragais, Nord Toulousain, Volvestre-Vallées et Comminges. Leur rôle ? Ils sont à l’écoute et au service des agriculteurs, lors des permanences ou au cours de visites sur le terrain. Ils les conseillent, répondent à leurs demandes ou les orientent vers les interlocuteurs concernés.

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Avec leur expertise, leurs compétences techniques, règlementaires et économiques, les conseillers agroenvironnement accompagnent au plus près les exploitants dans leur conduite de projet et informent sur les dispositifs d’aide à l’installation des agriculteurs. Ils apportent des conseil sur les aides PAC (Politique agricole commune). Le versement des aides est conditionné à des exigences européennes telles que la prise en compte de l’environnement, la biodiversité, la santé et protection des animaux et des végétaux. Ils participent également, avec les partenaires locaux, à des actions de développement rural (manifestations agricoles, projets collectifs portés par les agriculteurs...).

Le Conseil départemental de la Haute-Garonne est agréé par l'Etat pour son activité de conseil indépendant à l'utilisation de produits phytopharmaceutiques (agrément MP01858).

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Danielle Estrade est conseillère agroenvironnement sur la zone de Montesquieu et Cazères

« L’agro-écologie, c’est faire de la nature un allié ! »

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Qu’est-ce que l’agro-écologie ?

C’est une nouvelle manière d’être agriculteur en s’appuyant sur le « génie de la nature », c’est-à-dire toutes les fonctionnalités offertes naturellement par les écosystèmes, de manière à limiter les pressions sur l’environnement (émissions de gaz à effet de serre, utilisation de produits phytosanitaires etc.) et à préserver ses capacités de renouvellement. Aujourd’hui, par exemple, nous sommes confrontés à un grave problème de dégradation des sols avec une diminution de la matière organique doublé d’un problème d’érosion. Il est donc urgent de faire advenir une nouvelle façon de produire qui prend en compte la vie du sol – les insectes, les bactéries, les champignons – et la préserve.

Danielle Estrade
Danielle Estrade, conseillère agroenvironnement
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Comment aidez-vous les agriculteurs à préserver leur sol ?

On écoute leurs préoccupations et on découle un certain nombre de propositions. La couverture du sol, par exemple, consiste à semer des couverts végétaux entre deux cultures de production, qui ont pour effet de protéger, d’enrichir ou de nourrir la vie du sol. Autre technique : l’agroforesterie – l’association d’arbres et de cultures sur une même parcelle – la plantation de haies, d’arbres ou de bandes enherbées, attirent les auxiliaires de culture qui luttent contre les ravageurs et s’avèrent très favorable à la biodiversité.

Les agriculteurs sont-ils réceptifs ?

Oui, les agriculteurs adhèrent à notre démarche et sont conscients des enjeux. Le seul frein au changement est la crainte de la nouveauté et l’incidence sur le revenu, d’où notre présence pour les épauler dans la découverte de ces techniques innovantes. Il en va de la protection de la nature bien sûr, mais aussi de la survie de l‘agriculture et de la santé des agriculteurs. Quand les sols se dégradent, c’est « le capital » même de l’exploitant qui est touché.