Co-animé par Déborah Savio, chargée de mission Jeunesses au Département, l’atelier débute par un rappel historique nécessaire allant de la loi de 1970 sur l'autorité parentale – avant cette date les femmes, « éternelles mineures », n’avaient pas les mêmes droits dans l’éducation des enfants – à l’accès des femmes à tous les sports olympiques en 2012. Pourtant les chiffres rappellent que le chemin reste long puisque, par exemple, seules 19 % des filles se rendent à leurs activités seules à pied contre plus de 30,5 % des garçons. « Cela signifie qu’elles sont plus contrôlées et ont moins d’espace de liberté, d’expérimentation et d’autonomie que les garçons », indique Catherine Monnot-Berranger aux collégiens et collégiennes.
L’atelier a permis de mettre des mots sur des mécanismes invisibles qui concourent à ces inégalités, comme, entre autres, la socialisation de genre et la romantisation de la violence, ou bien encore le syndrome méditerranéen : ce stéréotype sexiste et raciste qui prétend à tort que les personnes (et surtout les femmes) d’origine nord-africaine, mais aussi les personnes noires ou Roms exagéreraient leurs symptômes et leurs douleurs. Chaque terme, une fois expliqué, montre l’impact sur la vie des personnes, et les inégalités, voire les discriminations qui s’en suivent. La séance s’achève sur une note d'espoir avec des propositions concrètes des élèves pour atteindre l’égalité réelle, et l’évocation de contre-modèles comme l’astronaute Sophie Adenot ou le danseur étoile Guillaume Diop, pour prouver que toutes les barrières peuvent tomber.