Le Conseil scientifique réunit 23 enseignants-chercheurs et chercheuses issus de disciplines variées avec un équilibre entre les sciences « dures » et les sciences humaines et sociales pour couvrir l'ensemble des enjeux liés à la bifurcation écologique en Haute-Garonne : climatologie, hydrologie, génie civil, médecine mais aussi sociologie, psychologie, géographie ou encore économie.
Praticien hospitalier au CHU de Toulouse et membre de l’Atécopol depuis trois ans, Alexandre Duparc explique : « Pour nous chercheurs et chercheuses, c'est une opportunité de pouvoir être en confrontation avec les décisions publiques, de “construire ensemble” y compris avec les citoyens et de ne pas travailler en vase clos »
Le conseil scientifique agira à travers trois missions majeures. Il apportera son expertise pour éclairer les politiques départementales par des avis, appuiera le suivi et l’évaluation de la feuille de route et participera à la diffusion de la culture scientifique auprès des citoyens, notamment au sein d’instances comme l’assemblée citoyenne.
Le conseil scientifique et les élus départementaux vont travailler sur deux premières saisines. L’une s’attache à un public cher au Conseil départemental qui est particulièrement concerné par la crise environnementale et le monde de demain : les jeunes. Le Conseil scientifique planchera sur « la réponse aux enjeux de désinformation, de lutte contre l’éco-anxiété et d’engagement environnemental des jeunes ». La deuxième saisine concerne l’aménagement du territoire et l’habitabilité de la Haute-Garonne, un concept notamment inspiré par les auteurs Baptiste Morizot et Laurent Neyret. Cette saisine s’inscrit en lien avec les travaux de l’Assemblée citoyenne sur les services de proximité. De quoi nourrir la réflexion sur la nouvelle stratégie d’aménagement du territoire votée en avril 2026.