PRÈS DE CHEZ VOUS

Des ateliers pour répondre à la précarité alimentaire

Publié le 6 mai 2024
Temps de lecture : 2 min
Image rapprochée d'un ramassage de tomates
© Aurélien Ferreira/CD31

Le 19 avril dernier, la Maison des solidarités (MDS) de Basso-Cambo a convié un groupe d’habitants des quartiers Basso-Cambo, Reynerie et Bellefontaine à visiter le jardin maraîcher Badiou avant de participer à des jeux autour de l’alimentation.

Le potager solidaire s’étend sur deux hectares, au pied des tours de la Reynerie, à l’emplacement de l’ancien collège Badiou. Un groupe d’adultes et d’enfants s’avance vers les rangées, guidé par Chloé Rigal, chargée de mission auprès de la régie de quartier Reynerie Services. « Certains légumes viennent d’être plantés, comme les oignons, les tomates ou les épinards, explique-t-elle. Mais d’autres sont prêts à être cueillis ; c’est le cas des fèves que je vous invite à ramasser et à emporter pour 2 euros le kilo. » Naima, 35 ans et son fils J., bientôt 3 ans, démarrent la cueillette, tout comme Leïla, 53 ans, habitante de Bellefontaine, venue avec ses petites-filles A., 3 ans et L., 4 ans. « Ça fait plaisir de découvrir tous ces fruits et légumes, s’exclame-t-elle. Je ne connaissais pas cet endroit, j’y reviendrai à coup sûr ! »

Apprendre à cuisiner équilibré et pas cher

Leïla est une fidèle des ateliers proposés par l’équipe de la MDS Basso-Cambo autour de l’alimentation. Elle a déjà participé aux deux premiers rendez-vous autour de la confection de goûters pour les enfants, animés par Cécile Maury, diététicienne du laboratoire départemental. « Moi je suis diabétique, je suis donc preneuse de recettes faibles en sucre mais appétissantes, explique-t-elle. Je veux cuisiner équilibré, pas cher, et que ça reste bon ! » La démarche baptisée Aliment’action a d’ailleurs été co-construite avec les usagers de la MDS par Clémence Labbé, conseillère en économie sociale et familiale, les assistantes sociales Pauline Cadars et Chloé Dacosta. « Notre souhait était de répondre à leurs besoins, explique Clémence Labbé. Or, lorsqu’on les a réunis pour essayer de comprendre quels étaient leurs priorités, l’alimentation est le premier sujet qui est sorti. C’est une question cruciale pour la vie quotidienne : les gens veulent savoir comment faire face à la hausse des prix alimentaires tout en préservant une alimentation équilibrée et de qualité. »