PORTRAIT

Interview : Bernard Cadène, artiste peintre Publié le
Date de publication
15 mai 2019

Bernard Cadène dans son atelier.
Bernard Cadène, ici dans son atelier au milieu de ses tableaux. (Crédits : Aurélien Ferreira)
Chapeau

Du 1er juin au 29 septembre, le château de Laréole accueillait une rétrospective de l’œuvre de Bernard Cadène, un artiste multiforme basé à Cugnaux. Rencontre.

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Comment avez-vous envisagé cette exposition ?

J’ai commencé à dessiner à l’âge de 14 ans, et j’en ai aujourd’hui 76 : cela représente 60 ans de création ! Cette exposition retrace mon parcours, depuis mes premiers dessins jusqu’à mes dernières peintures, en passant par ma période aux Beaux-Arts, puis dans la pub.

Quel lien faites-vous entre la pub et la peinture ?

La création ! Je me suis lancé dans la pub pour raisons alimentaires car au départ, je me destinais à être prof de dessin. Mais je n’ai exercé qu’un seul jour : j’ai tout de suite compris que ce n’était pas un métier pour moi ! J’ai créé plusieurs agences de publicité, et ça a très bien marché. J’ai baigné toute ma vie dans la création, à travers des affiches publicitaires, mais aussi des films comme la saga « Lapeyre, y’en a pas deux » ou « Quand c’est trop, c’est Tropico ». Et puis j’en ai eu marre, et depuis vingt ans, je me concentre sur la peinture.

 

« J’ai baigné toute ma vie dans la création. »

On reconnaît votre « patte » à travers la couleur. Vous dites d’ailleurs que c’est votre anxiolytique…

Oui c’est sûr que j’en mets partout de la couleur ! Mais je ne saurai vraiment pas vous dire pourquoi. C’est comme ça, c’est tout.

Quels sont vos inspirations ?

Absolument tout ! D’ailleurs je peins tous les jours. Je coupe ma journée en allant au parc de la Ramée ou au bord du canal Saint-Martory pour me défouler. Sinon, je ne vois plus les couleurs !

Et vos artistes fétiches ?

J’ai deux grands exemples : Miles Davis et Picasso. Parce que tous les deux ont un parcours incroyable, et n’ont jamais fait pareil de leurs vies ! Ce sont de grands créatifs. Parmi les peintres qui m’inspirent, il y a aussi Toulouse-Lautrec. J’ai grandi à Albi, et petit, je visitais le musée qui lui ai dédié : ça a été un déclic pour moi. Pour son dessin, sa technique extraordinaire. Quand je vais au musée du Prado, à Madrid, je pourrais aussi passer des heures dans la salle du Greco : quel modernisme ! On fait tout un plat de la Joconde, mais bon, sans vouloir critiquer, elle a une tête de femme de ménage. Vous allez dire que je suis un peu fou!