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L’Espagne sur son 31 au Conseil départemental !

Date de publication
Publié le 13 juillet 2022
Temps de lecture : 3 min
Farruquito, un danseur de flamenco flamboyant au Conseil départemental
© Lorenzo Carnero
Légende
Farruquito, un danseur de flamenco flamboyant au Conseil départemental
Chapeau

Flamboyante et vibrante, la 3e édition de l’Espagne sur son 31 s'est tenue le 8 juillet 2022 dans la cour de l’Hôtel du Département. Depuis sa création, c’est LE rendez-vous estival de tous les aficionados de culture espagnole à Toulouse.

 

Corps v2

Une nouvelle fois cette année, les musiques et les danses de l’Espagne sur son 31 ont raisonné dans la cour de l’Hôtel du Département. La soirée, orchestrée par l’artiste Vicente Pradal, a revêtit les costumes flamboyants de la culture flamenca, en conviant sur scène deux artistes majeurs de la scène andalouse :

  • l’incontournable Farruquito, danseur flamenco de génie, issu d’une grande famille de danseurs sévillans
  • et le non moins talentueux Jesús Méndez héritier de la dynastie gitane de la famille de la Paquera de Jerez

En prélude du spectacle de ces artistes majeurs, un bal sévillan ouvert à tous, amené par le groupe d’artistes toulousains Careos, a emporté le public dans son élan, aux côtés des élèves des écoles sévillanes de la ville.

En mettant l’Espagne sur son 31, le Conseil départemental place cette nuit andalouse sous le signe de la fraternité et de la mémoire. Cette soirée est comme une évidence au regard de l’histoire commune qui unit la Haute-Garonne à l’exil espagnol.

Georges Méric,

Président du Conseil départemental de la Haute-Garonne

Édition précédente

En 2021, le Département proposait des expositions thématiques sur l’histoire tragique de la guerre d’Espagne et des républicains espagnols, pour évoquer le destin de ces hommes et de ces femmes, qui ont traversé une des pires tourmentes du XXe siècle et pour beaucoup d’entre eux ont été marqués par l’exil.

« BOLÉRO PAPRIKA » : exposition documentée de Tomas Jimenez et Marc Ménager autour du court-métrage « Boléro Paprika » de Marc Ménager, retraçant l’opération Boléro Paprika du 7 septembre 1950. Un voyage dans le temps mêlant images, dessins, textes et QR codes.

PHOTOGRAPHIES DE GERMAINE CHAUMEL : la photographe toulousaine a suivi l’exil des républicains espagnols à Luchon en mars 1938. PHOTOGRAPHIES D’ENRIQUE TAPIA JIMENEZ : série de clichés sur le quotidien et la vie des réfugiés espagnols qui prennent le chemin de l’exode à Toulouse et dans le Midi toulousain, avant d’être internés dans les camps du sud de la France.

« OÙ ES TU TIMOTEO ? » : un émouvant récit dessiné sur la quête des descendants des républicains espgnols qui recherchent un proche exécuté durant la guerre d’Espagne, publié sur le magazine Gibraltar. Dessins de Marc N’Guessan, textes de Santiago Mendieta.

Ainsi que trois temps forts :

EL COMUNERO

Chants de lutte de la République espagnole / Rock Enraciné dans la verve anti-franquiste des chants républicains de la guerre d’Espagne, le groupe toulousain ouvre son répertoire rebelle aux hymnes protestataires mexicains et aux chants de lutte sud-américains : un son frondeur et rageur à la Mano Negra, avec guitare flamenca, bouzouki et clarinette punk.

JOSÉ DEL TOMATE QUINTET

Guitare Flamenca José Fernández "José del Tomate" est né à Almería dans une famille d'artistes. Son père, Tomatito, son arrière-grand-père, Miguel Fernández Cortés « El Tomate » ainsi que son Oncle "El Niño Miguel" ont été pour lui une source d’inspiration. A tout juste 13 ans il suit le sillage familial. Il a sorti son premier album « Plaza Vieja » et parcouru d'innombrables scènes avec son groupe : Flamenco on Fire.

EVA YERBABUENA /Danse Flamenca

Considérée comme l’une des principales interprètes du flamenco, Eva Maria Garrido Garcia, connue professionnellement sous le nom d’Eva Yerbabuena, a été formée à Grenade auprès de maîtres comme Enrique « El Canastero » et Angustias « La Mona ». Elle crée sa propre compagnie de danse en 1998 et remporte plusieurs récompenses dont le Prix national de la danse espagnole en 2001 et, plus récemment, la Médaille d’or du mérite des Beaux-Arts en 2017.