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À Martres Tolosane, La Bulle en vrac, une épicerie qui sort du lot

Date de publication
Publié le 20 décembre 2022
Temps de lecture : 3 min
Miniature
La bulle en vrac à Martres
© Lilian Cabazet
Légende

La bulle en vrac à Martres

Chapeau

Le Conseil Départemental a récemment accueilli les lauréats 2020-2022 de CréADE 31. Direction Martres Tolosane, où le dispositif a permis la création d’une épicerie fine. Récit d’une jolie réussite.

Corps v2

Derrière la belle devanture aux volets métalliques rouges, des senteurs d’épices et de café accueillent le visiteur. Des casiers en bois récupérés chez un producteur de pommes servent de présentoirs. Dans les bocaux : des soupes, des plats mijotés, et autres compotes, tous confectionnés avec les risques d’invendus. « Ici, on essaye de ne rien gâcher », précise Gaëlle Roucher. La pétillante entrepreneure a ouvert en 2021 La Bulle en vrac, une épicerie fine aux critères bien précis : zéro gaspi, zéro déchet grâce au vrac et aux produits transformés, et la vente des produits de base locaux. Elle sert aussi des plateaux dégustation sur la vaste terrasse couverte. « L’idée est que les gens puissent goûter les produits que nous vendons. Par exemple le vinaigre de sapin bio dans une salade. C’est de la convivialité. »

Un commerce au cœur d’un territoire

Et ça marche. La Bulle en vrac fait désormais partie du paysage commerçant de Martres Tolosane. « Nous avons une clientèle plutôt touristique l’été et depuis quelques mois les Martrais commencent eux aussi à venir ». Implantée au centre bourg, la Bulle en vrac a précédemment été un bar, une boutique, un kebab, un restaurant. Le lieu a même servi de décor pour le tournage de l’Été en pente douce en 1987. Gaëlle Roucher venait y manger lorsqu’elle travaillait au camping voisin. Elle a toujours apprécié le lieu. À la vente du camping, elle décide de se lancer dans ce projet qu’elle murît depuis longtemps. Grâce à un accompagnement à l'entreprenariat, elle découvre le dispositif CréADE 31, un prêt d’honneur à destination des porteurs de projets en milieu rural. « Je ne voulais surtout pas être noyée par des traites trop importantes à rembourser. Le dispositif de prêt à taux zéro permet de rembourser uniquement ce que vous empruntez, sans frais d’assurance ni taux d’intérêt. C’est un énorme avantage. Je me suis lancée plus sereine » explique-t-elle.

Du vrac, du bon, et de la pédagogie

Si Gaëlle Roucher a de l’énergie à revendre – elle fut monitrice d’équitation avant de travailler dans l’urbanisme - elle a tout à apprendre du commerce. « J’essaye et je fais des erreurs. Mais finalement c’est beaucoup de bon sens. Quelqu’un du Conseil Départemental est venu pour m’aider dans l’établissement des prix de vente. Je comprends mieux pour la partie épicerie, il y a encore du travail sur les prix de consommation en terrasse ». Pédagogue, Gaëlle Roucher l’est avec les clients. « Par exemple pour le riz, les pâtes ou encore les lentilles j’ai mis une affichette qui indique combien il en faut par personne pour que les gens aient une idée de la quantité dont ils ont besoin. Et ne pas rester sur des quantités standards ».

Après un démarrage très prometteur, Gaëlle Roucher espère embaucher un ¾ temps pour la transformation et la stérilisation l’an prochain, et se rémunérer elle-même à mi-temps. « Je fais les choses progressivement. »