PORTRAIT

Grégory Porter : "je suis un éternel optimiste !" Publié le
Date de publication
22 octobre 2016

Grégory Porter
Rencontre avec Grégory Porter, auteur-compositeur-interprète de jazz, venu tout droit des Etats-Unis pour le 30e anniversaire de Jazz sur son 31. (Crédits : Aurélien Ferreira)
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Rencontre avec Grégory Porter, auteur-compositeur-interprète de jazz, est l'un des invités phares du 30e anniversaire du festival Jazz sur son 31. Né en Californie, sa musique est influencée par la musique soul de Marvin Gaye et par le jazz de Nat King Cole.

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Nous aurions pu ne jamais vous entendre chanter si vous aviez continué votre carrière de footballeur américain… Que s’est-il passé ?

En effet, j’ai dû arrêter de jouer car je me suis disloqué l’épaule droite lorsque j’avais 20 ans. Mais en y réfléchissant bien, je rêvais autant de devenir joueur professionnel que de devenir chanteur de jazz…

 

Justement, comment la musique est-elle venue à vous ?

La musique, c’était mon premier amour quand j’étais enfant. J’ai toujours beaucoup chanté, notamment dans des chorales de gospel. 

 

On vous compare souvent à des grands noms comme Nat King Cole, Marvin Gaye ou Franck Sinatra. Qu’est-ce que cela vous inspire…

C’est vraiment extraordinaire ! Mais je dois avouer que je n’écoute pas beaucoup ces comparaisons. L’important pour moi est de comprendre qui je suis, et de donner le meilleur de moi-même. La musique n’est pas une compétition, je ne pense pas vraiment pouvoir me hisser à la grandeur de Nat King Cole, Sammy Davis Jr, Donny Hathaway ou Marvin Gaye… Je crois qu’on peut toujours faire mieux.  

 

Dans votre dernier album, Take me to the alley, vous n’hésitez pas à vous dévoiler davantage, en parlant de votre famille…

C’est vrai. Pour moi, la musique est comme une thérapie. Je l’utilise comme un moyen d’évacuer mes sentiments, mes peurs, mes pensées ; un peu comme si ça me permettait de prendre du recul par rapport à ma propre vie. 

 

Certaines de vos chansons sont par ailleurs engagées, notamment contre le racisme et l’injustice. Vous semblez vouloir transmettre un message humaniste et optimiste…

Je suis un éternel optimiste. Je crois sincèrement que tout ira bien. Si nous traversons actuellement une période tourmentée, je suis persuadée que d’ici quelques années, nous allons découvrir qui nous sommes vraiment. Et j’espère que nous montrerons que nous sommes des gens généreux, ouverts d’esprit… C’est le message que j’ai envie de délivrer en tous cas. J’aime bien écrire sur la beauté des fleurs et de la nature, mais je crois qu’un artiste a aussi un rôle à jouer dans la réflexion du monde qui nous entoure. 

 

 

Il paraît que vous aimez le fromage et le vin… Qu’est-ce que vous aimez en France ?

J’adore la culture française ! Bien sûr, je n’en aperçois qu’une partie un peu tronquée, lors de festivals où je suis invitée. Mais je vois bien que la culture - à travers le monde artistique, les petits théâtres ou encore la bonne chair – se retrouve un peu partout en France. Le public français est très ouvert aux autres, et ça se ressent dans la musique puisque je suis ici !