Jazz sur son 31 : les femmes en vedette

Date de publication
Publié le 8 septembre 2022
Temps de lecture : 3 min
Miniature
Zoe's Shanghai dans le cadre de Jazz sur son 31, 36e édition
© Joaquim Bayle
Légende

Zoe's Shanghai dans le cadre de Jazz sur son 31, 36e édition

Chapeau

Pourquoi faire un focus sur les musiciennes du festival Jazz sur son 31 ? Parce que d’après la spécialiste Marie Buscatto, elles sont moins de 10 % dans le Jazz, et même moins de 5 % chez les instrumentistes. Les rendre visibles, c’est leur rendre hommage, mais aussi donner des modèles aux jeunes générations... 

Corps v2

Dans le monde du jazz, les femmes doivent combattre les vieux clichés qui associent certains instruments aux hommes comme la trompette, la batterie, la contrebasse ou le saxo. Et surtout faire leur chemin dans un réseau globalement très masculin à tous les échelons de la profession (compositeurs, arrangeurs, chefs d’orchestre, producteurs, etc). Ce qui rend d'autant plus admirable le parcours des artistes présentes à cette 36e édition de Jazz sur son 31, qui, il faut l'espérer, feront des émules parmi les jeunes musiciennes.

Zoe’s Shanghai, jeudi 6 octobre, à l’Escale à Tournefeuille

Franco-anglo-jamaïcaine, Zoé Renié Harris est la révélation jazz/soul du moment (chant et guitare). Sa marque : des teintes mélodiques, des percussions chatoyantes et des rythmiques du monde entier.

Barbara Bouamara Trio, Péniche Maison Nougaro, le 7 octobre

Tarif unique : 5 € - assis // Billets disponibles uniquement sur place le soir du concert

Barbara Bouamra livre en majesté sur scène la somme de tous les enseignements reçus lors de ses années de formation en chant, danse et théâtre et de ses périples qui l’ont menée de New York à Paris, du Maroc à Budapest. 

Altess Ego, Espace Bordeneuve, à Saint-Hilaire, le 8 octobre

(gratuit dans la limite des places disponibles).

Les voix de Gaëlle et Natacha emportent cette formation prometteuse, à la croisée de l’électrique, de l’électronique et de la culture hip-hop et néo-soul.

Johnny Makam, Salle du Temps libre, Lasserre-Pradère, le 9 octobre

(gratuit dans la limite des places disponibles).

Les membres du groupe constitué à Toulouse, venus d’ailleurs, ont trouvé ici inspiration et volonté pour donner corps à un répertoire bluesy et tranchant. 

Elder Ones, théâtre du Pavé, le 11 octobre

Amirtha Kidambi est la chanteuse et harmoniste des Elder Ones, une formation qui dénonce avec énergie l’inégalité raciale, le capitalisme du désastre et la montée de la haine raciale contre les immigrants aux États-Unis.

SYNESTET, le Taquin, Toulouse, le 13 octobre

Tarifs : 8 € / 6 € - debout

Inspiré par les facultés des personnes dites synesthètes qui sont capables d’associer des lettres à des couleurs, de goûter des images ou de voir de la musique, ce quintet jazz emmené par la clarinettiste Hélène Duret, s’est fixé pour mission d’explorer les mondes sensoriels, primaires et sensibles. 

Samara Joy, Pavillon république, le 14 octobre

Native du Bronx, Samara mélange les influences gospel familiales au R&B façon Stevie Wonder, George Duke ou Kim Burrell.

Estelle Perrault, Pavillon République, le 14 octobre

Connectée aux inspirations vocales et musicales du passé telles Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Bud Powell ou Bobby Timmons, Estelle Perrault s’accomplit aujourd’hui pleinement dans l’exercice de son art. De sa voix singulière, elle use du même souffle, des mêmes facultés à emporter son auditoire.

Ana Carla Maza Quartet, Théâtre des Mazades, 15 octobre

À 27 ans, Ana Carla Maza peint de son violoncelle la luxuriance folle de sa Havane natale, les accents samba du Brésil, les tragédies du tango argentin. Un deuxième disque comme une tornade.