À l’automne, le processus créatif a débuté par une phase de préparation en classe. De son côté, Danièle Boucon a fait des recherches de photographes et d’œuvres pouvant être reliées aux symboles de la République telles que « La Liberté guidant le peuple » de Delacroix, mais aussi des créations contemporaines des photographes tels que Mohamed Bourouissa ou Carla van de Puttelaar, pour le portrait de Marianne par exemple. Ces références ont servi d’inspiration pour leurs propres mises en scène, certaines créées de toutes pièces, d’autres des réinterprétations d’œuvres existantes.
Le passage à la pratique, devant et derrière l’objectif, a permis aux élèves, aiguillés par Danièle Boucon, de s'approprier les techniques de la photographie professionnelle, du cadrage à la gestion de la lumière, etc. Inès, qui a prêté ses traits à une Marianne moderne, se souvient du travail sur le fond noir destiné à faire ressortir le sujet, un hommage direct aux clairs-obscurs des peintres flamands. De son côté, Acil a travaillé sur une scène d'entraide entre ses camarades Gabriel et Lucas inspirée d'un double hommage à Bourouissa et Vermeer. Elle explique que son groupe voulait mettre en valeur la cohésion entre citoyens français et personnes d'origine étrangère, intégrant même par montage numérique un drapeau tunisien pour souligner cette fraternité universelle sur un autre cliché. Anaëlle montre son travail autour des mains, chacune peinte dans une des couleurs du drapeau français : bleu, blanc et rouge.