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Un nouveau lieu culturel : l'Écluse Saint-Pierre

Date de publication
Publié le 21 mars 2022
Temps de lecture : 3 min
Miniature
Ré-ouverture Ecluse Saint-Pierre
© Alis Mirebeau
Légende

Ré-ouverture Ecluse Saint-Pierre

Chapeau

Huit ans qu’ils attendaient ce jour. Au terme de travaux colossaux et de diverses batailles, les fondateurs de l'Écluse Saint-Pierre, à Toulouse, ont enfin fêté l'inauguration avec quatre soirs de concerts qui laissent présager de très belles années à venir, sous le signe de la culture et de la convivialité.

Corps v2

Mercredi soir, les allées de Brienne, au croisement du quai Saint-Pierre, étaient inhabituellement animées. Tous les acteurs de la vie culturelle et en particulier musicale (artistes, programmateurs, et bien entendu, le public) étaient présents pour célébrer l'ouverture officielle de L'Écluse Saint-Pierre, en passe de devenir un incontournable du centre-ville toulousain. À l'intérieur, dans la salle de spectacle éclairée par l’immense boule à facettes, les porteurs du projet sont revenus sur cette aventure de huit ans, et ont présenté leurs ambitions à un parterre de journalistes. « On veut recevoir les formes artistiques les plus variées, il risque d’y avoir pas mal de musique, puisque nous venons de ce milieu, mais l'Écluse sera aussi ouvert à la danse, au théâtre, à la lecture… », énumère Joël Saurin aux côtés de Rémi Sanchez (tous deux ex-Zebda) et Laurent Nassiet.

L’Écluse Saint-Pierre, qui se veut également bar, restaurant, lieu de vie et de « bouillonnement culturel », est l’aboutissement d’un travail de longue haleine de cette équipe que le Conseil départemental soutient depuis le début. Mercredi soir, Anne Boyer, vice-présidente en charge de la Culture, a témoigné de l’enthousiasme du Département à l’égard de ce projet. « Parce qu’il a une portée patrimoniale, avec la réhabilitation de ce lieu chargé d’histoire, puisqu'ici ont cheminé des tracts de la résistance durant la guerre. Mais aussi pour les valeurs de mixité sociale et d'intergénérationnalité qu’il défend, et qui manquent dans notre société. » La vice-présidente a également signalé les partenariats futurs avec des événements portés par le Conseil départemental : « 31 notes d’été, Jazz sur son 31, mais aussi des actions avec le musée de la Résistance. »

Tous à vos agendas

L'agenda de l’Écluse est déjà bien rempli pour ce printemps, et, conformément aux promesses, parfaitement éclectique. On passera ainsi de la chanson française (Chouf, le 1er avril) au flamenco (Bernardo Sandoval, 15 et 16 avril), puis au théâtre d'improvisation (la Bulle carrée, 26 avril). Le mois suivant, on y écoutera du classique (François Moschetta et Guilhem Fabre le 13 mai) tout autant que du métal (Wiegedood le 24 mai) puis de l’électro (Sophonic le 24 juin). Les après-midi, des spectacles gratuits sont proposés deux fois par semaine : tango, danse, bossa, clown... Pour le tout premier concert de l’Écluse, mercredi dernier, Joël, Rémi et Laurent avaient invité leurs compagnons de route et amis, les frères Mouss et Hakim. Le collectif mythique 100% collègues s’est même reformé pour l'occasion. Parce qu’à projet exceptionnel, célébration exceptionnelle, la fête s’est poursuivie jusqu’au vendredi avec des concerts gratuits chaque soir.