À Lacroix-Falgarde, un après-midi pour apprendre à utiliser l’IA

Publié le 11 mai 2021
Temps de lecture : 3 min
© Valentine Chapuis/CD31

La Médiathèque Départementale de la Haute-Garonne propose régulièrement des ateliers d’inclusion numérique gratuits et accessibles à tous les publics dans les 180 médiathèques du territoire. Exemple à Lacroix-Falgarde où des habitantes ont pu échanger autour de l’intelligence artificielle.  

Apprendre à utiliser un smartphone ou une tablette, maitriser les bases de l’informatique, découvrir les réseaux sociaux, ou les logiciels d’intelligence artificielle…  Ce sont quelques-uns des thèmes balayés par Delphine Chenebault et Déborah Der, conseillères numériques à la médiathèque départementale de la Haute-Garonne. « En 2025, 116 ateliers d’inclusion numérique ont été organisés à destination de 116 usagers, afin de ne laisser personne au bord du chemin », avance Déborah. « Et les publics sont variés, ils s’adressent à des enfants, des adolescents ou des seniors», ajoute Delphine. 

Cette démarche pour rendre les citoyens plus autonomes en matière d’usages numériques du quotidien participe à l’objectif de réduction de la fracture numérique dans le cadre du programme de l’État France Relance. Elle s’appuie sur les bibliothèques du réseau de la médiathèque départementale de la Haute-Garonne.

Cet après-midi à la médiathèque de Lacroix-Falgarde l’atelier est consacré à l’IA sur le thème « L’art de prompter ». Cet atelier fait suite à un premier rendez-vous sur la découverte de l’IA. Pendant une heure trente, Delphine et Déborah expliquent comment s’adresser à une IA, quel peut être son impact sur nos données personnelles, et les réponses que l’IA peut apporter aux questions des usagers et l’impact de l’IA sur l’environnement. 

Le public du jour ? Muguette, Françoise, Jeanne, Brigitte, Simone, Michelle et Marie, de jeunes retraitées déjà connectées et prêtes à en découdre avec l’IA. « À la maison, mes enfants et petits-enfants parlent d’IA toute la journée, je ne pouvais pas rester analphabète par rapport à ça », s’amuse Jeanne. Même interêt pour Muguette : « L’IA prend de l’ampleur dans nos vies, je voulais donc savoir si c’est dangereux ou pas, et ce que je peux en faire à mon niveau. »  

Vraie découverte

Delphine distribue de petits papiers avec les sites internet de trois IA qui seront testés aujourd’hui : ChatGPT, Mistral, Perplexity, ainsi que celle d’un comparateur d’IA : Comparia. La consigne est simple, lancer une recherche (un prompt) sur un sujet qui vous intéresse, d’abord sous forme d’une question très large, puis ensuite selon les règles du prompt, avec des verbes d’actions, des contraintes, des phrases courtes, et enfin comparer les résultats. 

Une heure trente plus tard, le verdict de Simone et Michelle tombe. Elles ont interrogé les IA sur des historiens français spécialistes des chemins de Saint-Jacques. « Je connaissais la réponse et je voulais voir si l’IA me la donnait, glisse Michele. Et bien seule l’IA française me cite une historienne française. C’est vrai les IA s’appuient sur des sources plus ou moins fiables, reconnait Simone mais la vitesse de réponse est magique et c’est assez addictif. » Après une recherche sur les aquarelles, sujet que Jeanne connait bien, elle a un avis plus mitigé. « L’IA est un outil formidable pour les chercheurs, moins pour le grand public, notamment en raison de la forte pollution qu’elle génère. Je l’ignorais, ça a été pour moi, une vraie découverte. »