À Toulouse, un exemple réussi de "vivre-ensemble" avec l'habitat inclusif

Publié le 10 mars 2026
Temps de lecture : 2 min
© Aurélien Ferreira/CD31

À deux pas du métro Jolimont, un immeuble pas comme les autres illustre une nouvelle façon d’habiter et de faire société. Soutenue par le Département, cette résidence intergénérationnelle et inclusive réunit seniors, personnes en situation de handicap et habitants fragilisés autour d’un même projet de vie. Rencontre

À deux pas du métro Jolimont, un immeuble pas comme les autres. Il s’agit de l’habitat intergénérationnel et inclusif l’Envol/Envol'toit. Aînés, personnes en situation de handicap et victimes de la précarité partagent bien plus qu’une adresse. Ils construisent ensemble une vie de quartier. Autour de la table de l’espace de vie partagée, Thomas, Anastassia, Maxime, Romain, Beland et Lucile prennent le goûter, sous l’œil bienveillant de Camille. Cette dernière a été formée au rôle de facilitatrice. Autrement dit, elle est chargée de veiller à la participation de toutes et de tous. Tous sont en situation de handicap, qu’il s’agisse d’une déficience motrice ou d’un trouble neurodéveloppemental. Deux seniors, Régine et Simone, les rejoignent. On discute, on joue aux jeux de société, et surtout, on rit beaucoup. Ouvert en 2023, ce lieu d’un genre nouveau, soutenu par le Conseil départemental, est né de l’alliance entre deux associations : L’Esperluette (pour le handicap) et Habitat et Humanisme (pour les seniors). « Ici, je me déplace seul sans problème ou avec mes auxiliaires. Mais ce qui me plaît par-dessus tout, ce sont les activités que l’on fait ensemble », confie Maxime, en couple avec Anastassia. 

Une belle mixité entre nous

Pour Lucile et son compagnon Romain, l’arrivée dans l’habitat inclusif a été une renaissance : « Notre appartement est accessible et bien pensé, notamment le plan de travail qui se baisse et se relève. J’aime être ici car j’aime les gens, ça a un côté rassurant, il y a une belle mixité entre nous tous. » D’ailleurs, le lien qui les unit dépasse les murs de la résidence. Beaucoup s’investissent bénévolement au Café & Co, le tiers-lieu inclusif voisin. « Thomas et moi, on va bientôt se marier, mais pas d’enfants, hein, on est trop occupés ! », lance Camille, la plus volubile du groupe, sous les rires complices de l’assemblée. Bientôt, tous partiront à la montagne, à Peyragudes. Preuve que le handicap ne freine ni les déplacements, ni les projets.