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Circulation routière : le Département prêt à affronter l’hiver Publié le
Date de publication
17 décembre 2020

Stock de sel au secteur routier de Muret (2018)
Stock de sel au secteur routier de Muret (2018) (Crédits : Romain Saada)
Chapeau

Chaque année, les services chargés de la voirie départementale sont sur le pont à l’approche de l’hiver, dans le but de réagir le plus efficacement possible en cas d’intempéries et d’en limiter ainsi les conséquences sur le réseau routier !

Corps

Durant douze semaines en plaine (cette année, du 7 décembre 2020 au 1 mars 2021) et dix-huit semaines en montagne (du 16 novembre 2020 au 22 mars 2021), des moyens humains et matériels sont ainsi mobilisables partout sur le territoire. Au total, 150 agents sont en astreinte hebdomadaire pour intervenir dans les meilleurs délais tandis qu’une cinquantaine d’engins (camions porteurs avec saleuse et lame de déneigement, engins spécialisés, fraises à neige) demeurent à leur disposition le cas échéant. Une capacité d’action susceptible d’augmenter en cas de situation exceptionnelle (par exemple un épisode neigeux qui dure dans le temps) : un total de 400 agents et plus de 90 engins peuvent alors être dépêchés pour dégager le réseau routier.

Des moyens adaptés à la géographie

Ces moyens humains et matériels sont répartis auprès de huit secteurs routiers (Bagnères-de-Luchon, Saint-Gaudens, Boulogne-sur-Gesse, Cazères, Villefranche-de-Lauragais, Muret, Auterive et Villemur-sur-Tarn) et couvrent l’ensemble du territoire. Toutefois, la typologie géographique du département est tellement contrastée – le réseau routier départemental se développe entre 100 et 1 800 mètres d’altitude – que les besoins diffèrent en fonction des territoires. Ainsi, lorsque la Direction des routes établit le dossier d’organisation de la viabilité hivernale (DOVH), elle prend en compte différents critères. Parmi eux : la situation géographique (selon que l’on se trouve en zones de plaine, de coteaux, de piémont et de montagne), les influences que subit le climat (océaniques, méditerranéennes et continentales) à tel ou tel endroit et donc la fréquence des phénomènes qui y sont constatés…

1200 km de voies prioritaires

Une fois ces moyens affectés, chaque secteur routier établit ensuite son propre Plan d’intervention de la viabilité hivernale (PIVH) qui décrit l’ensemble des moyens et des procédures, et définit notamment les circuits d’intervention et les routes « prioritaires ». Ainsi, sur l’ensemble du réseau routier départemental (environ 6149 km), 1200 km entrent dans la catégorie « réseau structurant » (supportant un trafic particulièrement dense) et seront traités dans les 3h en cas d’intempérie avérée. Les 800 km de liaisons inter-cantonales seront, elles, traitées dans les 9h, tandis que les 1250 km de réseau dit « de désenclavement », essentiellement en milieu rural, feront l’objet d’une intervention dans les 15h. Le reste du réseau sera traité dans les 48 heures. De quoi rétablir dans les meilleurs délais possibles, au regard des moyens mis en œuvre, des conditions de circulation acceptables sur l’ensemble du territoire.