DOSSIER

La Trans-Garona pour remonter à vélo jusqu'à la source de la Garonne, dans le Val d'Aran Publié le
Date de publication
21 août 2020

logo européen Interreg POCTEFA
Chapeau

Près de 200 kilomètres. C’est la distance entre Toulouse et les environs de Vielha dans le Val d’Aran, où la Garonne prend source. D’ici 2021, il sera possible de rallier ce site, à vélo, via l’itinéraire Trans-Garona. Officiellement lancé depuis 2018, ce projet est un acte fort dans la coopération transfrontalière qui donne aux amateurs du tourisme vert, une nouvelle raison de venir en Haute-Garonne.

Corps

Le Département est un partenaire institutionnel du Programme INTERREG V-A Espagne France Andorre (POCTEFA) 2014-2020 qui vise à renforcer l’intégration économique et sociale de l’espace frontalier. A ce titre, il bénéficie du soutien financier de l’Union Européenne via le FEDER (Fonds européen de développement régional) au titre de l’assistance technique du programme.

Media document
Déclaration d’Intention de projet - Projet d’itinéraire cyclable entre Marquefave et Portet-sur-Garonne

Les étapes du chantier pour aller du Canal des 2 mers à Les, dans le Val d'Aran

Georges Méric, président du Conseil départemental et José Antonio Boya, l’élu en charge de l’aménagement au Conselh Generau d’Aran, ont officialisé début juillet 2018 le lancement du projet Trans-Garona, qui est né de la volonté commune de développer un parcours cyclable reliant la France et l’Espagne. Aujourd’hui une partie de l’itinéraire –de 107 kilomètres de long- existe déjà entre Marquefave et Fronsac. Reste à relier ce tronçon au nord jusqu’à Toulouse et au sud de part et d’autre de la frontière franco-espagnole.

Le Conseil départemental de la Haute- Garonne et le Conselh Generau d’Aran œuvrent ensemble à la réalisation de ce tronçon sud de Trans-garona, d’une longueur de 21 km, entre Fronsac et le Val d’Aran. Cette partie, dont la réalisation a débuté à l'été 2020, s’achève à l'été 2021 pour la partie française. Ce parcours cyclable comportera une signalisation spécifique et des aménagements de sécurité adaptés, notamment aux croisements des différentes voies publiques rencontrées.

La partie espagnole, terminée à l'été 2022 mettra un point final à la première phase de l’aménagement de Trans-Garona. Il est à noter que, dans le Val d'Aran, un réseau de pistes VTT existe jusqu’au nord de Bossòst.

Le Conseil départemental réalise les 18 kilomètres du tronçon haut-garonnais à partir du mois d'août 2020. Le Conselh Generau d’Aran réalisera les trois kilomètres du tronçon côté espagnol.

Deuxième et dernière phase de réalisation de l’itinéraire, le prolongement nord, long de 42 kilomètre, entre Marquefave et Portet-sur-Garonne, sera intégralement réalisé par le Conseil départemental de la Haute-Garonne à partir de 2020-2021.

Une fois ce circuit finalisé, la jonction avec le canal des deux mers, via Toulouse sera effective, créant ainsi un réseau cyclable reliant l’estuaire de la Gironde, la mer Méditerranée et les Pyrénées.

Chantier de la Trans-Garona, été 2020
Chantier de la Trans-Garona, été 2020
Chantier de la Trans-Garona le long de la Garonne, été 2020
Chantier de la Trans-Garona, été 2020

Un cofinancement européen

La portion de l’itinéraire prévue entre Fronsac et Vielha est cofinancée à hauteur de 65 % par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER). Cette aide européenne s’inscrit dans le cadre du Programme Opérationnel de Coopération Territoriale Espagne-France-Andorre 2014-2020 (POCTEFA), dont l’objectif est de renforcer l’intégration économique et sociale de l’espace frontalier. Le dossier de financement,  déposé conjointement par le Conseil départemental de la Haute-Garonne et le Conselh Generau d’Aran en réponse à un appel à projets du POCTEFA, a été sélectionné en novembre 2017.

Le coût global du tronçon Fronsac-Vielha est de 3,58 millions d’euros, financés par le FEDER à hauteur de 2,39 millions d’euros (dont 1,58 million d’euros accordés au Conseil départemental de la Haute-Garonne et 0,81 million d’euros au Conselh Generau d’Aran).

Un parcours cyclable en devenir qui réserve de nouvelles possibilités d’itinérance en Haute-Garonne, la promesse d’une rencontre avec la diversité des territoires, de la richesse du patrimoine et une invitation à la découverte du fleuve Garonne et de ses abords.